Le visage de Dieu

Le livre des frères Bogdanov s’intitule « Le visage de dieu« 

car quand George Smoot (Nobel de physique 2006) a contemplé l’image par téléscope spatial qu’il a pu capter de l’Univers âgé de 380 000 ans après le Big Bang, il s’est exclamé : « C’est comme voir le visage de Dieu ». ]

« Le Big Bang, l’évènement le plus cataclysmique que nous puissions imaginer, à y regarder de plus près, apparaît finement orchestré. »

George Smoot (prix Nobel de physique 2006), Keay Davidson, Les rides du temps Flammarion, 1994

« Sommes-nous au bout de nos surprises ? Non, car surgit aussitôt une nouvelle question : comment, par quel prodige, la constante [cosmologique] elle-même arrive-t-elle au chiffre tellement précis qui est le sien et pas à un autre ? C’est là que les choses deviennent franchement renversantes. En effet, les contributions positives venant des quatre forces de l’Univers et les contributions négatives venant de la matière s’annulent jusqu’à les 120e décimale ! Ce qui veut dire qu’en unités de Planck, la constante s’écrit 0 puis la virgule puis 119 zéros derrière, jusqu’à ce que l’on trouve enfin un chiffre non nul au 120e rang (1) ! Autre manière de voir ce prodigieux réglage : la constante en question a une chance sur un milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de tomber juste sur la « bonne valeur » (c’est à dire la sienne) par hasard ! […] Un tant soit peu plus grande et l’Univers se serait dilaté trop vite pour que les étoiles et les galaxies aient le temps de se former. Au contraire, à peine plus petite et le cosmos se serait effondré sur lui-même depuis bien longtemps.

(1) Au passage, précisons que les unités de Planck représentent un système d’unités uniquement défini à l’aide de certaines constantes fondamentales. Curieusement, les physiciens leurs donnent souvent le surnom d' »unités de Dieu ».

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Déjà publié le 2 September 2010

Le monde à l’envers ?

Je reprends le mail de Cricri avec quelques ajouts

Résumé : Deux citoyens algériens ont été interpellés puis inculpés pour atteinte à l’un des préceptes de l’Islam. Ouvriers d’un chantier en construction,ils ont été arrêtés le 12 août dernier ,en plein ramadan, par des policiers qui les ont surpris en train de boire de l’eau sur les lieux mêmes de leur travail, c’est-à-dire dans l’enceinte d’un immeuble privé en construction.

L’article dans l’express : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/deux-ouvriers-juges-pour-avoir-rompu-le-jeune-en-algerie_921177.html

L’article dans le journal algérien le Soir : http://lesoirdalgerie.com/articles/2010/09/21/article.php?sid=106256&cid=2

Encore une illustration de ce monde à deux vitesses.
L occident se doit d être tolérant envers les pratiquants de l islam alors même que l’Algérie ne respecte même pas ses propres citoyens chrétiens.
Il serait intéressant de savoir exactement ce que dit la loi.
En d’autres termes, avons nous à faire à un simple magistrat intégriste ou pire est ce le texte lui même qui pose problème.
Dans tous les cas on voit que la notion de tolérance est loin d être répandue.

Je n’évoque même pas l idée saugrenue de laïcité.

Déjà publié le 21 September 2010

Comment dégager des économies sur la fonction publique.

En ces temps de vaches maigres, il faut dégraisser la fonction publique et mettre au travail les fainéants congénitaux qui y travaillent. Comment y parvenir?

En utilisant le « lean management » bien sûr…

Le « lean manufacturing » est une méthode de management et d’organisation de production de biens et de services qui a fait ses « ‘preuves » dans diverses entreprises, en augmentant de manière faramineuse les performances et en limitant de manière drastique les gaspillages en temps et en matières premières, le tout avec la participation et le consentement (au moins dans un premier temps) des salariés.

On en voit un exemple dans cet extrait :

Lisez cet article de « l’usine nouvelle » et pleurez (ou souriez c’est selon)…

http://www.usinenouvelle.com/article/et-si-l-etat-se-mettait-au-lean.N162328

Gageons que les risques psychosociaux ont encore de beaux jours devant eux…

 

 

 

Déjà publié le 8 November 2011

Micro-trottoir vidéo : Facebook et vous

Spécialement pour Job, avant le long métrage, The Social Network, qui sortira dans l’Hexagone le 13 octobre prochain. 01net. est allé à la rencontre de plusieurs personnes pour leur poser quelques questions : utilisez-vous Facebook ? Avez-vous retrouvé des amis grâce au réseau ou envisagé de vous désinscrire ? Leurs réponses en images.

http://www.01net.com/editorial/519943/micro-trottoir-video-facebook-et-vous/

Déjà publié le 1 September 2010

La cyber-guerre: Mythe ou réalité ? (1 Partie)

Je suis tombé sur un reportage diffusé sur Arte sur la cyber-guerre dramatiquement intitulé.

« La Guerre invisible « 

Le cinéma américain nous a depuis une dizaine d’années « formé » sur ces sujets. Nous sommes familiers de la NSA , d’échelon et de tout ces satellites et autres bijoux technologiques qui permettent de traquer, au fin fond de sa cachette,  l’infâme terroriste ou le vertueux citoyen, suivant le scénario.

Ce reportage démontre que la cyber-guerre n’est pas que le produit de l’imagination des scénaristes d’Hollywood, elle a réellement commencé, en mai 2007, en Estonie.

A époque, un groupe soutenant Vladimir Poutine, attaque la république ex-soviétique d’Estonie. Ils lui reprochent d’avoir déboulonné une statue d’un soldat de  l’Armée rouge. Pour son malheur  l’Estonie est un des  pays les plus connectés du monde. Les estoniens font absolument tout par internet.
Les russes paralysent les sites officiels, bancaires, etc.
Pour ce faire, ils piratent des ordinateurs, partout dans le monde, dans plus d’une centaine de pays, se constituent un « réseau zombie ». C’est la technique du « botnet« .
Les grands pays sont surpris par l’efficacité de l’attaque et réalisent leur vulnérabilité.
Toutes les nations soucieuses de leur défense investissent massivement dans ce nouveau domaine comme on peut le voir dans cette courte vidéo sur l’ OTAN

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Déjà publié le 7 July 2011

Kinect déchaîne l’imagination des inventeurs de robots

L’interface Kinect avec son œil et sa capacité à reconnaître les visages et les mouvements est détournée de multiples manières par des informaticiens imaginatifs. Preuve que ce concept va bien plus loin que celui du jeu de salon…

Microsoft a inventé Kinect pour la greffer sur la console XBox et proposer de gentils jeux de salon réunissant toute la famille. Les possibilités étonnantes de ce petit boîtier inspirent cependant bien d’autres usages, jusqu’à de délirantes fusions de réel et de virtuel. Et de nombreux bricoleurs, artistes mais aussi scientifiques et ingénieurs détournent l’objet pour en faire autre chose.

L’initiative la plus médiatisée est celle de ThriXXX, une société spécialisée dans les jeux pornographiques, qui voulait profiter des possibilités de cette interface corporelle, qui détecte les mouvements des personnes dans la pièce. « Pas question ! » a immédiatement clamé Microsoft, sans pouvoir empêcher toute la planète d’en parler, offrant une promo d’enfer à l’entreprise à l’origine de l’idée.

La suite avec des vidéos : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/informatique/d/kinect-dechaine-limagination-des-inventeurs-de-robots_26838/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20101228-[ACTU-kinect_dechaine_l_imagination_des_inventeurs_de_robots]

Déjà publié le 28 December 2010

Comment définir le kilogramme ?

Article intéressant sur des notions que l’on utilise tous les jours, et qui font intervenir de la physique de pointe. Après le kilogramme ce sont les autres unités qui vont être redéfinies.

Comment redéfinir le kilogramme ?

De toutes les unités de mesure du Système international, l’unité de masse est la seule à être encore définie par un objet unique. Un cylindre de platine iridié sert toujours de référence à la communauté scientifique.

Ce cylindre – en photo ci-dessus – est conservé sous cloche au Bureau international des poids et mesure (BIPM, à Sèvres près de Paris). Pour éviter toute détérioration, la manipulation de ce prototype est régie par un protocole strict, comme le résume cette note du BIPM.

Malgré ces précautions, il maigrit, inexorablement. Depuis qu’il a été usiné en 1889, il a perdu quelques dizaines de microgrammes. Ce n’est pas grand chose, mais cela pourrait devenir gênant, estime Michael Stock, directeur du département électricité du BIPM :

“Ces faibles variations de masse n’ont pas, jusqu’à présent, posé problème. Mais à terme, il existe un risque. Les mesures sont de plus en plus précises, ce qui implique une meilleure définition de l’unité de la masse. Autre écueil : le prototype est en France. Quiconque a besoin, pour ses recherches, de connaître la définition précise d’un kilogramme doit venir jusqu’au BIPM.”

Sept unités de base. Toutes les unités de mesure sont définies, dans le Système international, à partir d’une “combinaison” de sept unités de base : le kilogramme, le mètre, la seconde, le kelvin (température), la mole (quantité de matière), l’ampère (intensité), le candela (lumière). Ce travail de définition et d’harmonisation du Système International d’unité a été entamé il y a deux siècles.

Prenons l’exemple du mètre. Sa définition a souvent changé au fil des siècles. Un mètre était jadis une portion du méridien terrestre. Puis, l’unité de longueur a été définie comme la distance entre deux points d’une barre d’un alliage de platine et d’iridium. Depuis 1983, le BIPM a choisi de le définir par rapport à une constante de la nature : la vitesse de la lumière.

La fable de la constante de Planck et du kilogramme. La question de la redéfinition du kilogramme a été soulevée, fin janvier, lors d’une conférence à la Royal Society de Londres. Mais la décision attendra sans doute 2015.

D’ici là, les scientifiques devront peaufiner un dispositif expérimental complexe pour mesurer le lien qui unit la masse avec une constante de la nature : la constante de Planck, du nom de l’un des pères de la physique quantique.

Relier cette constante à la masse exige une expérience complexe. Elle nécessite un dispositif appelé balance du Watt qui permet de convertir une puissance électrique en puissance mécanique. Entre trois et cinq balances sont ou seront à la disposition des équipes chargées de redéfinir le kilogramme.

[Lier la constante de Planck à une masse est chose complexe. Pour les courageux, voir les précisions à la fin de cet article.]

Au final, comme l’explique Michael Stock, la précision de cette nouvelle définition du kilogramme dépendra de la précision des mesures effectuées lors de l’expérience (tension, intensité, vitesse, etc. ) – la constante de Planck étant, elle, “fixée par la nature”. D’où l’intérêt d’avoir entre trois et cinq dispositifs expérimentaux pour comparer les résultats.

Pour le moment la communauté scientifique affûte ses instruments. Les conclusions de ce travail seront vraisemblablement soumises lors de la réunion des instances du Système International aux alentours de 2015.

Si une nouvelle définition du kilogramme est adoptée, il s’agirait d’un premier pas vers une refonte globale du Système international pour l’adapter à la science du XXIe siècle. Prochaines étapes, donc : la redéfinition de l’ampère, du kelvin et de la mole. Mais, d’après Michael Stock, “c’est une autre histoire…”

Photo : BIPM


L’article

Déjà publié le 10 March 2011