Un peu plus de réponse

19.23 Mais Jésus dit à ses disciples : En vérité, je vous le dis : Un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. 19.24 Et je vous le dis encore : Il est plus facile qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille, qu’il ne l’est qu’un riche entre dans le royaume de Dieu.

Matthieu chapitre 19

http://www.lueur.org/bible/bibleenligne.php
Cento anni!

Déjà publié le 8 May 2007

Choix retardé : quand la mécanique quantique « agit » sur le passé

Choix retardé : quand la mécanique quantique « agit » sur le passé

Par Laurent Sacco, Futura-Sciences

La magie de la mécanique quantique semble inépuisable si on la prend vraiment au sérieux. Une expérience récente, effectuée par Jean François Roch et ses collègues de l’ENS Cachan, a permis de réaliser, bien mieux qu’auparavant, l’expérience dite du choix retardé proposée il y a moins de 30 ans par le grand John Wheeler. Tout en vérifiant les prédictions de la mécanique quantique, elle montre que celle-ci est encore plus folle que ses créateurs avaient pu l’imaginer en 1927.

De gauche à droite Einstein, Yukawa et John Wheeler
De gauche à droite Einstein, Yukawa et John Wheeler

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Déjà publié le 17 January 2008

Cerveau 2.0 ou comment le net modèle notre esprit (1)

Nietzsche

Ca y est je suis en plein dans la lecture du bouquin découvert par cricri ([cref livre-what-the-internet-is-doing-to-our-brains-the-shallows]) Je suis à la page 47. Vous serez sans doute étonné que je commence à vous en parler après avoir lu aussi peu de pages, mais vous verrez plus loin pourquoi

C’est bien écrit et facile à lire.  De plus ça traite aussi d’un sujet qui me tient à cœur : le cerveau et sa plasticité. Mais avant d’aller plus loin, il est amusant de remarquer un paradoxe.

Dès l’introduction, l’auteur nous explique comment , né dans les années 50,il a vécu une enfance sans ordinateur et pleine de livres, pour finalement aujourd’hui être quasiment incapable d’en lire un. Son argumentation étant bien faite , je me suis peu à peu identifié à ce personnage. Est ce que moi aussi, je ne lis pas moins de livre qu’autrefois ?
C’est alors que le comique de la situation se révèle. Le média qui réuni cet auteur et moi est un LIVRE.
Nous voilà rentré au cœur du sujet. Je viens de lire près de 50 pages d’un livre sans images ni photos sans aucun effort, alors que si je scanne ce texte et que je le publie sur ce blog , je n’arriverai pas à dépasser les 10 premiers paragraphes.

L’outil utilisé conditionne le contenu transmis. Ce que dit un livre, un blog ne peut pas le dire et vice versa.

L’auteur raconte que Nietzsche, malade éprouvait de plus en plus de mal à voir et donc à écrire. Il s’équipa d’une machine à écrire qui lui permis de continuer son œuvre. Un ami très proche de lui Heinrich Köselitz nota que son style changea alors . Sa prose devint plus ramassée, plus télégraphique (voir la citation ci-jointe)

Nietzsche

Arrivé à ce point , je me suis interrogé sur la meilleur façon de vous rendre compte de ma lecture. Dans une démarche réflexive , j’ai pensé que je ne pouvais pas vous asséner des grandes longueurs de texte sans images, sans vidéo , sans hyperlien.

Sachant que vous avez déjà lu 328 mots, Je vous invite donc à faire une petite pause avec cette image à gauche et un petit hyperlien sur l’endroit ou je l’ai trouvée: The Nietzsche family circus

Bon la pause et finie, reprenons : notre cerveau

Aristote le décrivait comme une sorte de radiateur , servant à refroidir notre sang. Pour le cœur on peut sentir les battements, pour les poumons l’air qui y rentre, mais pour le cerveau … Rien. Je vous passe les différentes étapes de notre découverte du cerveau qui se stabilise il y a une trentaine d’années avec cette idée que j’ai moi même apprise à l’école que le cerveau se construisait pendant l’enfance et l’adolescence et qu’ ensuite il était figé jusqu’à la fin, et même pour être encore plus noir que nous perdions des neurones tous les jours. Il y avait un côté fatidique angoissant, mais bon si la science le disait c’est que ca devait être vrai.

Et puis voilà que les technologies s’améliorant, scanner, IRM, tomographie, une vieille idée longtemps rejetée ,Freud l’avait évoquée un temps pour finalement l’abandonner, fit son apparition: La plasticité du cerveau. (j’ai mis de la couleur pour vous réveiller)

Notre matière grise se remodèle en permanence en fonction des expériences que nous vivons. Un français Léon Dumont a comparé les conséquences de nos habitudes sur le cerveau à celle de l’eau agissant sur un paysage. L’eau en coulant crée des canaux et plus elle passe au même endroit plus le canal se creuse pour devenir de plus en plus permanent. Si par contre on ajoute des obstacles nouveaux , l’eau invente d’autres chemins et trace de nouveaux canaux.

Dans des cas pathologiques de lésions de certaines parties du cerveau on voit d’autres parties encore saines se réorganiser pour accueillir les fonctions autrefois situées dans les parties endommagées. On voit aussi des personnes devenues aveugles « réutiliser » des parties des aires visuelles pour étendre les fonctions liées au toucher et à l’ouie. On a à faire à une re-programmation de  parties du cerveau.

Il n’est évidement pas nécessaire d’être malade pour profiter des ces processus. Ainsi une étude faites en 1990 sur des chauffeurs de taxi londoniens a pu démontrer qu’ils présentaient  tous un développement plus important que la normal (le groupe témoin) de la partie antérieure de l’hippocampus. Cette partie du cerveau jouant un rôle très important dans la manipulation spatiale de l’environnement d’une personne. Les chercheurs constatèrent aussi que ce développement de la partie antérieure correspondait à une atrophie du reste de l’organe , résultant dans des mauvaises performances dans des tâches de mémorisation autres.
En bref le cerveau se spécialise en permanence.
La conséquence de ce processus de recablage perpétuel est une prime donnée à la répétition.  On peut résumer avec la formule « survival of the busiest« .

Ceci nous amène au deuxième paradoxe de cet article : Les changements dans le cerveau sont du à sa plasticité. Celle ci se  construit sur la répétition et donc su l’immobilisme. Amusant non?

Bon nous voilà arrivé à 823 mots. Je sens que vous fatiguez, nous allons faire une longue pause. Je vous raconte la suite dans un prochain article. D’ici là travaillez la plasticité de votre matière grise 😉

Déjà publié le 3 August 2010

Sparte (encore) les textes

Les textes qui ont donnés la légende de Sparte:

http://www.noctes-gallicanae.org/Sparte/Lakedaimon_intro.htm

exemples :
Gorogous, femme de Léonidas

A la question d’une Athénienne : « Comment se fait-il que vous soyez les seules femmes, vous les Spartiates, à commander les hommes ? », elle répondit : « parce que nous sommes aussi les seules à donner naissance à des hommes ! »

Une réplique reprise dans le film :Une mère lacédémonienne armait son fils du bouclier : « Reviens avec ou dessus ! » lui dit-elle.

Sinon pour la politique c’etait assez simple !!!!:Lycurgue fonda sa constitution sur trois lois fondamentales qu’il appela des « rhètres ». La première interdisait les lois écrites, afin de faciliter l’évolution des lois et de ne pas se rendre esclave de leur lettre ;


La deuxième proscrivait le luxe et imposait de n’utiliser que la hache dans la construction des plafonds et la scie pour les portes : qui aurait l’envie de vivre luxueusement dans une maison aussi grossière ?

La troisième interdisait de faire la guerre plusieurs fois de suite aux mêmes ennemis de peur qu’ils ne s’aguerrissent

Le récit de la bataille des termophyles:

Ecrit par Herodote
http://remacle.org/bloodwolf/historiens/herodote/polymnie.htm

Déjà publié le 24 March 2007

L’hyperscience, enjeu pour l’Europe

Pourquoi ce terme et cette affirmation, qui feront d’emblée monter aux créneaux les tenants d’un principe de précaution cachant en fait la volonté de maintenir des avantages acquis menacés par les nouvelles formes de connaissances et de technologies?

L’hyperscience, dans la définition provisoire que nous vous proposons, comporterait les traits suivants, qui la distingueraient de la science traditionnelle

* Elle multiplierait les hypothèses, sans se laisser embarrasser par des considérations de convenance, vis-à-vis notamment des mandarins et des institutions. Ainsi serait remis à l’ordre du jour le concept d’anarchisme méthodologique lancé par le regretté et aujourd’hui oublié Paul Feyerabend (Contre la méthode, esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance 1975).

* Elle multiplierait parallèlement la mise en service d’équipements lourds ou légers destinés non seulement à tester les hypothèses déjà formulées mais à faire naître ce que l’astrophysicien Michel Cassé appelle des nuages d’incompréhension, indispensables à l’avancement de la recherche.

* Elle serait radicalement transdisciplinaire. Non seulement elle naviguerait hardiment d’une spécialisation à l’autre au sein d’une discipline donnée, mais aussi d’une discipline à l’autre, et ceci en priorité si tout paraît les séparer. Pour l’aider, il faudrait multiplier les outils et les réseaux permettant le rapprochement des connaissances et des hypothèses.

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Déjà publié le 19 December 2007