Le capitalisme est –il moral ?

Une intervention d’André Compte-Sponville sur le capitalisme qui devrait plaire à Job.

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=74891

En gros ce que j’ai compris : le capitalisme n’est ni moral ni immoral mais ammoral, c’est à dire en dehors de la morale. C’est un système économique qui ne peut pas avoir de valeur morale. Par contre le capitalisme est générateur d’injustices et c’est là que la morale doit intervenir. Ce qui relève de la politique.

Un autre point important. Le capitalisme est le meilleur moyen pour produire de la richesse. Par contre il est foncièrement injuste et doit être controlé par la morale pour une redistribution de la richesse plus juste.

Compte-Sponville dit ça bien mieux que moi, je vous recommende donc fortement de l’écouter pour vous faire votre opinion là-dessus.

Déjà publié le 29 June 2009

Geek et nostalgique : Radiohead – Nude « remasterisé »

C’est une idée plutôt surprenante qu’a eu ce jeune Écossais, James Houston, pour son école des Arts Graphiques de Glasgow : remixer la chanson « Nude » de Radiohead avec des sons d’imprimante, scanner et disques durs.

La guitare est une « Sinclair ZX Spectrum », les percussions une « Epson LX-81 Dot Matrix Printer », la basse une « HP Scanjet 3c » et assez impressionnant, le bruit des disques durs qui imitent les voix.

Belle performance.

PS: Ça met quelques secondes à démarrer …

Déjà publié le 30 January 2010

Le kilogramme sera-t-il défini par une sphère de silicium ?

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

A Marseille, lors d’une conférence internationale, des physiciens viennent de présenter une magnifique boule de silicium, dont ils espèrent qu’elle va détrôner l’antique étalon préservé à Sèvres, près de Paris. Ce bel objet a un concurrent : un dispositif électronique et mécanique, la balance du watt, à l’étude à Saint-Quentin-en-Yvelines.

En 2011, le Bureau international des poids et mesures (BIPM) décidera comment définir le kilogramme, c’est-à-dire l’unité de masse. L’affaire est sérieuse. Chacune de nos unités a besoin d’une référence, la plus précise possible. De toutes, celle de la masse est la moins bien lotie. Le kilogramme reste la seule dont la définition repose sur un étalon physique, en l’occurrence une barre métallique faite d’un alliage de platine et d’iridium, pieusement conservée au pavillon de Breteuil, à Sèvres, dans la proche banlieue parisienne, depuis 1889.

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Déjà publié le 3 July 2008

Le théorème du singe

Mettez 20 chimpanzés dans une chambre, accrochez une banane au plafond
et mettez une échelle permettant d’accéder à la banane. Assurez-vous
qu’il n’y a pas d’autre moyen d’attraper la banane que d’utiliser
l’échelle et mettez en place un système qui fait tomber de l’eau très
glacée dans la chambre dès qu’on commence à escalader l’échelle. Les
chimpanzés apprennent vite qu’il ne faut pas escalader l’échelle.
Arrêtez alors le système d’eau glacée, de sorte que l’escalade n’ait plus
son effet de gel.

Maintenant, remplacez un des 20 chimpanzés par un nouveau. Ce dernier,
évidemment, va essayer d’escalader l’échelle et sans comprendre pourquoi
il se fera tabasser par les autres. (Eux savent quelque chose que lui ne
sait pas.) Remplacez encore un des vieux chimpanzés par un nouveau. Ce
dernier se fera encore tabasser, et c’est celui qui a été introduit juste
avant lui qui tapera le plus fort.

Continuez la leçon jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des nouveaux.
Alors aucun ne cherchera à escalader l’échelle, et si jamais il y en a
un qui pour une raison quelconque ose y penser, il se fera massacrer
illico par les autres. Le pire, c’est qu’aucun des chimpanzés n’a
maintenant la moindre idée de la raison pour laquelle il ne faut pas
monter sur l’échelle.

C’est ainsi que naît et fonctionne la « culture d’entreprise »….

Déjà publié le 21 February 2006

L’arbre à pétrole

Pour faire face à la crise pétrolière on redécouvre les vertus d’une plante qui pousse en Inde notamment : le Jatropha. Elle permet de fabriquer du biocarburant. Cet arbuste produit des graines très riches en huile, au point qu’il a été surnommé « l’arbre à pétrole ».

Diffusé le 15 juillet 2008 à 20h sur France2.

Reportage Arnauld Miguet, Dominique Marotel, Divya Dugar, Sylvain Lepetit et Quentin Girard.

Déjà publié le 3 September 2008

Surpopulation et écologie

Couverture du livre : Le parfum d'Adam

Le parfum d’Adam

Jean-Christophe Rufin

Extrait du commentaire de Jean-Paul Bastiast

De vrais problèmes, de mauvaises solutions

Il est certain que la croissance démographique de la population mondiale parait poser le principal problème écologique. La pensée politiquement correcte n’ose pas le dire, mais nier le fait parait difficile. Même si les effectifs se stabilisaient à 9 milliards d’hommes vers 2050, comme l’espèrent certains démographes occidentaux, le passage des effectifs actuels (environ 6,5 mds) à 9 mds, entraînera une pression considérables sur les milieux naturels, du fait que les milliards d’hommes vivant actuellement avec des revenus inférieurs à 1 dollar par personne voudront sinon atteindre le niveau de vie du milliard de favorisés habitant les pays riches, du moins survivre dans des conditions plus descentes. Pour cela, rien ne les empêchera d’essayer de prélever sur les milieux naturels les ressources alimentaires, énergétiques, en eau, en air et en espace dont ils ont besoins.

Au même moment cependant, avec la grande crise climatique, que d’ailleurs Rufin n’évoque pas, ces ressources vont se raréfier rapidement. Or le comportement global de l’humanité ne diffère pas de celui des autres espèces, tel qu’il s’est manifesté depuis l’apparition de la vie sur Terre. Dans la compétition darwinienne entre elles, chacune tend à s’étendre dans la niche environnementale qui est la sienne, sans se préoccuper de ménager les ressources de celle-ci. Lorsque les ressources sont épuisées, la croissance de l’espèce se ralentit et souvent l’espèce disparaît – jusqu’à ce qu’une autre, mieux adaptée, lui succède. La lutte pour la vie de chaque espèce ou même de chaque groupe à l’intérieur d’une espèce est la règle, même s’il en résulte une destruction des ressources alimentaires du milieu, au détriment de tous.

Malthus avait fort bien vu cela et rien ne permet aujourd’hui d’infirmer son approche. Le progrès technique ne peut rien y faire. Jamais les ressources rares et chères que pourraient produire des investissements scientifiques et technologiques même massifs ne pourraient arriver en temps utile pour répondre aux besoins élémentaires de survie. Beaucoup de démographes et d’économistes (Cf Jacques Blamont, Introduction au siècle des menaces) considèrent que, si l’on admet aujourd’hui l’existence d’un volant de 1 milliard d’hommes vivant à la limite de la survie avec un revenu d’1 dollar par personne, améliorer le sort de ce milliard par des mesures d’assistance alimentaire et sanitaire les incitera à se reproduire davantage, quelles que soient les politiques contraceptives adoptées. Ceci jusqu’à ce que les nouveaux arrivés atteignent ce seuil de la survie à 1 dollar par jour. On générera donc un matelas incompressible de tels survivants plus morts que vivants. Mais dans le même temps, les effectifs globaux auront augmentés, si bien que le plafond de population globale jugé difficilement supportable vers la moitié du siècle, soit 9 milliards d’humains, sera dépassé(2).

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Déjà publié le 20 December 2007