Pour un principe matérialiste fort

Le matérialisme scientifique ainsi attaqué doit se défendre. Mais pour cela il ne lui suffit plus d’en appeler à la vieille rationalité scientifique dont les arguments ont fini par s’user. Il lui faut s’appuyer sur les développements les plus récents des sciences émergentes. Celles-ci, comme le montre cet ouvrage, ne sont pas réductrices. Elles éclairent d’une nouvelle clarté l’évolution du monde. Il s’agit toujours d’un monde sans Dieu, mais d’un monde où certains des attributs traditionnels du divin se retrouvent dans les formes les plus élaborées d’une « matière intelligente » qui semble en cours d’apparition non seulement sur la Terre mais peut-être plus largement au sein de l’univers. Les nouvelles explications matérialistes peuvent légitimer la recherche du sacré et de l’amour qui a toujours caractérisé non seulement les hommes mais sans doute aussi beaucoup d’animaux. Il s’agit de traits évolutifs qui, au même titre que la capacité d’imaginer et de créer, ont permis jusqu’à présent à certaines espèces d’étendre leurs habitats bien au-delà des niches originelles.

Cet ouvrage vise à montrer que les nouvelles sciences et philosophies dessinent des paysages dont la splendeur et l’inspiration dépassent de beaucoup l’au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l’homme, de l’intelligence et de la conscience sont en train d’apparaître. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l’évolution cosmologique.

http://www.jean-paul-baquiast.fr/

Déjà publié le 4 December 2007

Afghanistan : le reportage à ne pas manquer

Je vous recommande cette série documentaire sur l’ Afghanistan réalisé par un reporter anglais Ross KEMP

Il y a déjà eu de nombreux reportages sur cette guerre de bientôt 10 ans. Certain étaient bien fait mais aucun de ceux que j’ai vu n’avaient la profondeur de cette série. Le reportage s’étale sur  plus d’un an. Roos Kemp a pris le temps de partager, dès leur entrainement en Angleterre, la vie des soldats destinés à partir en Afghanistan.

Les images sont  époustouflantes de réalisme, mais sans recul ce ne serait que du voyeurisme malsain.

Quand je dis recul, ce n’est pas une analyse géostratégique de la situation des occidentaux là bas. C’est plus un rythme qui donne le temps d’apprécier la situation . Lorsqu’il y a des morts il en parle avec les autres soldats proches du mort mais aussi avec la famille du disparu.

A vous de juger

La série se scinde en deux parties séparées de six mois. Vous trouverez assez facilement sur Internet la version originale en anglais : Ross Kemp in Afghanistan – Season 1

la suite ici http://www.youtube.com/view_play_list?p=9A99138D02733C3A&search_query=reporter+de+l%27extreme&rclk=pti

DERNIERE MINUTE: Le reportage se situe dans la province de  Helmand qui est le lieu depuis le début de la semaine d’une vaste offensive de l’armée Afghane. On est donc en plein dans l’actualité 😉

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,[email protected],0.html

Déjà publié le 17 February 2010

Pourquoi Facebook ne remplacera jamais un Blog

Suite aux remarques de cento sur la « ringardise » de l’outil blog et l’effort « important » demandé pour y publier des articles, je me suis dit que le débat devait se poursuivre ici.

La question est donc : Est ce qu’à l’heure de Facebook et twitter , les blogs sont devenus obsolètes ?

L’aspect de accessibilité technique est tout de suite à écarter dans la mesure ou des outils comme WordPress (que nous utilisons pour ce blog) sont, au travers d’extensions ou d’applications dédiées, accessibles de tous les types de terminaux existants (Iphone, Androphone, Ipad, …)

Il n’y a donc pas  plus de limitations techniques à l’accès à un Blog qu’à l’accès à Facebook ou twitter.

Revenons maintenant au contenu, ou plus précisément à la nature des infos que nous voulons partager.

Facebook et twitter vont me permettre de savoir en temps réel que le petit dernier de ma cousine a été vacciné et  qu’il a beaucoup  pleuré.
Un blog permettra à ma cousine de partager avec moi ses doutes sur la nécessité de ce vaccin et en argumentant ses idées et en étayant son avis de liens sur le web d’opposants à la vaccination.

Dans le premier cas je pourrais clicker sur le bouton « j’aime » dans Facebook pour montrer à ma cousine ma compassion pour son fils. Je me fendrais peut  être même  d’un message à haute valeur littéraire du genre « Oooh , ben il avait bien du malheur le bidounou !!! »

Sur le blog, en tant que grand défenseur de Pasteur et des ses continuateurs j’expliquerais à ma cousine pourquoi elle a bien fait de vacciner son fils et pour donner un peu d’autorité à mon propos j’ajouterais une vidéo d’un grand professeur de médecine qui nous vendrait tous les bienfaits du  bon vaccin sur les petits.

Au travers de cet exemple bien pratique, on comprend bien pourquoi l’un ne remplace pas l’autre. L’instantanéité, la spontanéité  sont dans le premier cas mis en avant. Je partage une tranche de vie avec les gens que j’aime.
Bon pour ma part , j’ai encore du mal à être convaincu de la qualité de cette communication. Je crois que le téléphone donne un contact plus sincère et plus humain que cette « diffusion d’info asynchrone ».
La plus value est bien sur l’image, je peux partager instantanément mes photos et mes vidéos. Si les systèmes de téléphonie avec vidéo de type skype se démocratisent, même cette avantages s’évapore.

Pour le blog , nous ne sommes pas dans la même échelle de temps. J’ai une information ou un sujet qui me teint à coeur et dont j’aimerais bien discuter avec  mes amis.

Comme le sujet m’intéresse, j’ai déjà réfléchis et le blog va me permettre de partager cette information AINSI que mes réflexion sur le sujet avec mes amis.  Partager une URL ou un extrait de blog, c’est un premier pas, mais il ne prend de la valeur que s’il s’enrichit de mes commentaires.

Donc je suis d’accord qu’écrire un article sur un blog peut demander bien plus de temps et d’effort que de poster un tweet. Mais c’est ce qui fait sa valeur.

Pour ma part je dirai même que je préfère prendre 30 minutes à écrire un article sur un blog , que de perdre même 1 minute à mettre à jour mon statut sur Facebook.

Donc messieurs les contributeurs au travail !

Comme le dit ce blogger (http://avc.blogs.com/a_vc/2008/04/the-difference.html):
The blogging revolution is the adult social network whereas Facebook style social networking is for teens and college kids.
Avec cette courbe qui montre la progression comparés des visites sur les deux sites
Fb_vs_wp

Déjà publié le 5 July 2010

La maison brûle et nous regardons ailleurs

http://www.alternatives-economiques.fr/la-maison-brule—_fr_art_47_4866.html

Tu ne dois pas avoir l’article en entier (faut être abonné) mais je te met les passages les plus croustillants. Suivront mes commentaires. J’attends aussi bien sur les tiens.

« La timidité des gouvernements à agir ne s’explique pas seulement par la pression des lobbies industriels, elle tient aussi à la rigidité de nos organisations économiques, sociales et urbaines, et aux bouleversements qu’implique nécessairement le passage à des modes de production et de consommation plus durables. De ce point de vue, il y a une grande hypocrisie à se désoler du refus du citoyen de « base » d’accepter les sacrifices propres à sauver la planète. »

« Certains proposent pour ce faire d’entrer en décroissance, un mot d’ordre avancé par les écologistes les plus radicaux. Ce courant est issu d’une critique du développement apparue dans les années 70, qui récusait aussi bien le productivisme capitaliste que celui du socialisme réel, inscrits tous deux dans une conception du progrès héritée du scientisme positiviste du XIXe siècle, selon laquelle toujours plus signifie nécessairement toujours mieux. Les partisans de la décroissance affirment que la rupture avec nos modes de production et de consommation actuels n’est pas seulement nécessaire, mais souhaitable. Le bien-être de tous en serait mieux servi. »

« Or, la décision démocratique est victime d’un triple handicap, à la fois temporel, spatial et social. Temporel, parce que le temps du politique n’est pas à la mesure des enjeux. Les responsables politiques, soumis (et heureusement!) au verdict fréquent des électeurs, sont peu enclins à agir pour éviter des risques dont la manifestation sera lointaine. D’où le rôle essentiel de la mobilisation citoyenne pour forcer les politiques à l’action.
Le handicap est aussi spatial: l’Etat-nation centré sur son territoire demeure le principal acteur politique sur notre planète. Alors que nous sommes confrontés à des problèmes globaux, il n’existe aucune autorité environnementale à l’échelle mondiale, alors qu’il en existe en matière financière ou commerciale avec le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce. Ce qui incite peu les différents acteurs à agir pour le bien commun. Pourquoi engager des actions coûteuses pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre si les autres n’en font pas autant? Là encore, le rôle des organisations non gouvernementales peut être essentiel pour forcer nos dirigeants à s’entendre.
Enfin, troisième handicap qui pèse sur la décision démocratique: la question sociale. Comment mettre en oeuvre des modes de production et de consommation économes en ressources dans un monde où les richesses sont aussi inégalement réparties au sein des nations comme entre nations? On n’y parviendra pas sans rendre le monde moins inégal et plus solidaire. D’où l’importance des transferts Nord-Sud pour maîtriser le changement climatique ou le souhait d’un New Deal écologique avec le Sud. Le problème se pose également à l’intérieur de chaque pays. La « maison brûle » donc, mais les idées ne manquent pas pour éteindre le feu. Reste à arrêter de « regarder ailleurs »… »

Déjà publié le 30 October 2007

La sobriété heureuse, une utopie ?

Consommer moins, consommer mieux pour être heureux ? « Je préfère, dit-il, résoudre mes propres besoins et ceux de ma famille et me libérer du temps pour être, plutôt que de courir à accumuler de l’argent. Un être humain dans son accomplissement ne peut pas être seulement dans l’avoir. »

La sobriété heureuse implique donc, pour lui, d’apprendre « à équilibrer la nécessité d’avoir tout en nourrissant sa dimension intérieure, souvent niée ou occultée par des compensations aléatoires qui cherchent à combler un vide qui n’est jamais comblé. C’est pour cela que l’abondance et l’insatisfaction vont ensemble ». D’après lui, c’est faire le choix d’une modération de nos besoins et de nos désirs. Comme un art de vivre, une quête de sens et de cohérence.

Pierre Rabhi est à l’honneur dans le film de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global« . Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, il est l’initiateur de l’agro-écologie ce qui lui a valu de participer à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Dans son nouveau livre publié par Actes Sud, le fondateur du mouvement « Colibris » (dont l’objectif est de donner à chacun les moyens d’agir pour changer de modèle de consommation) signe un plaidoyer pour l’émergence de nouveaux modèles de société fondés sur la sobriété heureuse, l’autonomie, la coopération et la compassion.

Références : Vers la sobriété heureuse de Pierre RABHI – Éditeur : Actes Sud – Parution : 07/04/2010 – 144 pages – EAN13 : 9782742789672 – Prix public : 15 €

Alors, utopie ou dystopie ?

Déjà publié le 2 February 2012