Pénurie et fin progressive de l’uranium

http://www.futura-sciences.com/fr/comprendre/dossiers/doc/t/geologie/d/luranium-dans-le-monde_802/c3/221/p2/

Les chiffres qui suivent proviennent de « Uranium Resources and Nuclear Energy » du Energy Watch Group (2006-12)
* Une pénurie d’uranium se produira dès 2015
* La production  atteindra son maximum en 2025
* Aucune autre technologie nucléaire ne sera disponible avant 2040
* Le prix de l’uranium a été multiplié par dix en quatre ans
* Le coût du combustible prend une importance croissante dans le coût de l’électricité nucléaire.
* L’uranium est une ressource limitée.

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Déjà publié le 18 June 2008

Enfin une carte des mines d’uranium en France

[JOB] Mise à jour 24/11/2010 : la carte est maintenant disponible ici Mines d’uranium

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

L’Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire rend public une carte et un document complet montrant les anciens sites miniers d’extraction d’uranium en France.

Née après la seconde guerre mondiale, florissante dans les années 1980, l’industrie minière de l’uranium a ensuite progressivement décliné en France, pour cause de minerais trop pauvres donc peu rentables. En mai 2001, à Jouac, en Haute-Vienne, la dernière mine française fermait ses portes dans l’indifférence générale.

Ce n’est donc que près de huit ans plus tard que tous les citoyens français (au prix d’un accès à Internet) peuvent connaître tous les sites qui ont un jour été utilisés. L’Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), en effet, vient de mettre en ligne une base de données, bucoliquement baptisée Mimausa (pour Mémoire et impact des mines d’uranium : synthèse et archives).

Commencée en 2003, cette base a permis de dresser l’Inventaire national des sites miniers d’uranium. Le document de plus de trois cents pages est lui aussi disponible sous la forme d’un fichier PDF (7,8 Mo).

De manière plus directe, on peut aussi consulter une carte interactive qui montre les quelque 200 sites, par région, par département ou par commune. On remarque que l’essentiel des mines se concentraient dans le Massif Central.

La carte interactive montre les anciennes mines d’uranium par commune, département ou région. © IRSN

Une information à ne pas oublier durant les prochains millénaires…

Cette carte, cependant, ne dit pas tout et, en particulier, ne précise pas les risques éventuels ni la radioactivité ambiante (qui n’a d’ailleurs pas attendu l’ouverture de l’exploitation pour se manifester). Pour connaître la période durant laquelle une mine a été exploitée, il faut consulter l’inventaire. On saura ainsi depuis quand elle est fermée. On peut aussi consulter les études effectuées sur plusieurs sites de prospection par la Criirad (Commission de  Recherche et d’Information  Indépendantes sur la Radioactivité).

La radioactivité dégagée au sein des mines d’uranium a été jusqu’à leur fermeture l’objet de débats, de polémiques et d’inquiétudes. Il est dommage que la publication d’une carte brute, louable en soit, risque du coup de raviver quelques questionnements. Mais l’IRSN y travaille et deux études sont en cours sur deux sites qui furent intensément exploités, à Saint-Pierre (Cantal) et à Crouzeville (Haute-Vienne).

L’intérêt de cette information concerne aussi les générations futures, chargées de l’archiver durablement pour éviter de construire des habitations juste à ces endroits…

Source

Le monde, dans l’indifférence générale, est en train d’épuiser ses ressources en minéraux rares

De quelle rareté s’agit-il ? De celle concernant des minerais et métaux rares utilisés de plus en plus abondamment dans les technologies modernes, celles sur lesquelles on compte précisément pour remplacer les technologies anciennes et pour développer de nouveaux usages faisant un large appel aux télécommunications, aux automatismes et au virtuel. Quand on parle de rareté, il faut évidemment parler d’une rareté relative et non d’une rareté absolue, Aucun géologue sérieux ne nierait la possibilité de trouver du rhodium, du gallium ou du germanium sous les glaces de l’antarctique ou à grande profondeur sous terre. Mais les coûts d’extraction seraient tels, avec les méthodes actuelles, que de telles réserves n’auraient qu’un intérêt théorique. Les produits en question sont non seulement de plus en plus rares, mais gaspillés, en ce sens qu’aucun effort de récupération n’est aujourd’hui organisé à l’échelle suffisante. Par ailleurs, ils ne peuvent pas être produits de façon synthétique. Prenons l’exemple du platine, qui constitue un composant indispensable aux pots catalytiques et aux piles à combustibles. Avec le développement d’une industrie automobile dite propre, les réserves de platine seront épuisées d’ici 15 ans. Il en est de même de l’indium, utilisé pour la réalisation des écrans plats, du tantalum utilisé dans les téléphones portables, de l’hafnium pour les puces électroniques, du gallium pour les cellules solaires et les LEDs, du germanium dans les semi-conducteurs…D’autres minerais ne sont pas considérés comme aussi rares, mais ils le deviennent rapidement. Citons le plomb, le nickel, l’étain, le zinc l’argent et l’antimoine, sans mentionner le cuivre et l’uranium dont les réserves économiquement exploitables se réduisent rapidement.

Nous ferons pour terminer ce sombre diagnostic une réflexion qui ne surprendra personne : les pays européens, si préoccupées par le problème de l’énergie, ignorent superbement des défis qui risquent de compromettre leur développement économique bien plus tôt et bien plus sévèrement que ne le fera la raréfaction du pétrole et du gaz.

http://www.automatesintelligents.com/edito/2007/juin/edito.html