L’entreprise appartient à l’actionnaire. Seulement ?

Pour faire suite à l’article Tranches de vie d’un vrai salaud j’ai trouvé un blog qui apporte un éclairage différent.
Le titre : “L’actionnaire, ennemi de l’entrepreneur”.

L’auteur écrit que comme l’indique Wyser-Pratte:  Une entreprise appartient à l’actionnaire.

Il explique que les français et Sarkozy en tête, veulent opposer le vilain actionnaire et le gentil entrepreneur, alors que les deux sont indispensables.

A partir du moment ou un entrepreneur va en bourse, il cède une partie de son entreprise à d’autres : les actionnaires. Ceux-ci ont des droits bien légitimes que Wyser-Pratte défend.

Ce qui m’intéresse derrière ce raisonnement parfaitement juste, c’est les non-dits et les oubliés.

En effet, cette approche laisse à penser que l’actionnaire investi de façon pérenne dans l’entreprise. On imagine le petit actionnaire, père de famille, qui risque de perdre son petit capital , durement acquis à la sueur de son front !!!, à cause de l’incurie des dirigeants de l’entreprise.

La réalité est tout autre , Monsieur Wyser-Pratte ne travaille pas pour ces petites gens, mais pour des investisseurs professionnels qui ont rarement comme objectif principal le réussite de l’entreprise sur le long terme, mais plutôt les bénéfices à court terme qu’ils peuvent en tirer.

Ce qui nous amène à un grand absent de ce couple si idyllique :  le salarié de l’entreprise. Car avant d’être une valeur virtuelle en bourse, sujette à toutes les fluctuations, l’entreprise est un groupe d’humains qui eux inscrivent leur vie dans le long terme.

Donc quand l’auteur du blog nous fait l’éloge du “pouvoir régulateur de l’actionnaire”, j’aimerais aussi voir apparaître le pouvoir régulateur des salariés.

Le blog en question: http://www.sarkostyle.org/2008/10/economie-relle.html

L’enquête de circulation sur Sophia déclenche la tempête…

Je vous ai raconté mes mésaventures d’il y a quelques jours concernant une bande d’abrutis qui bloquaient la circulation pour faire une enquête… sur la fluidité de la circulation !!!!!

3/4H de bouchons, une file de Plascassier à Mougins, et un feu mobile qui leur sert à arrêter les automobilistes!!!

Un manque de respect total envers les personnes qui vont travailler.

Apparemment, je ne suis pas le seul mécontent:

http://www.sophianet.com/wtm_article47689.fr.htm

La parabole des rameurs: Le monde du travail aujourd’hui

Un collègue m’a donné cette jolie allégorie de notre quotidien.

Une firme japonaise et une société française décident de faire une course d’aviron.
Les deux équipes s’entraînent dur. Les japonais gagnent avec plus d’un kilomètre d’avance. Les français sont très affectés. Leur management se réunit pour rechercher la cause de l’échec.
Une équipe d’audit constituée de seniors managers est désignée. Après enquête, ils concluent que l’équipe japonaise est constituée de huit rameurs pour un barreur, alors que l’équipe française a un rameur pour huit barreurs. A la lecture de l’audit, le management décide de louer les services de consultants. Après avoir perçu d’énormes honoraires, ils rendent leur avis : l’équipe française doit avoir plus de rameurs et moins de barreurs. La structure de l’équipe française est réorganisée. mais comme personne ne veut devenir rameur, il est décidé de créer quatre postes de barreurs superviseurs, trois de barreurs de super intendant assistants managers. Les français mettent ainsi en oeuvre un système de stimulation pour encourager le seul rameur de l’équipe à travailler beaucoup plus. Baptisé “LA QUALITE ET LE ZERO DEFAUT”, il repose sur des réunions, des dîners et une prime sur objectif pour le rameur. La course a lieu, et cette fois, les japonais gagnent avec deux kilomètres d’avance. Humiliée, la direction française licencie le rameur, stoppe la mise en chantier d’un nouvel aviron, vend le bateau et annule tout investissement. Puis elle récompense les barreurs managers de leurs efforts en leur donnant le prix de la performance. Enfin, elle distribue l’argent économisé par ces mesures de restriction à tous les directeurs seniors.

 

Les méfaits de l’intranet…

Le juge contraint BioIndusPlus a fermer son intranet 

BioIndusPlus, l’un des acteurs du bio alimentaire industriel, a été contraint par le juge Croquette d’interdire à ses salariés l’accès à l’intranet durant la semaine de 20 h à 8 h. Les 5000 salariés en poste en France ne pourront également plus accèder à la “matrice” durant les WE. Même punition pendant les congés. Cette décision de justice s’accompagne d’une obligation pour l’entreprise de dispenser un programme de resocialisation extra professionnel obligatoire pour les salariés les plus accros au réseau de l’entreprise.

Une décision qui tombe après une série de 7 suicides en l’espace de 6 mois. Si 95% de ces suicides ont eu lieu en dehors des locaux physiques de l’entreprise, 100% ont été qualifiés d’accidents du travail.

Après audit des serveurs, la branche réseau de l’inspection du travail a en effet constaté que 80% des salariés de BioIndusPlus passaient en moyenne 2 heures chaque soir à travailler sur l’intranet depuis l’externe. Ils étaient 20% à passer plus de 10 heures sur l’intranet au cours du WE. Les 7 suicidés passaient en moyenne 50 heures par semaine sur l’intranet depuis des accès distants, en dehors des plages horaires de travail officielles. 90% avait divorcé au cours des 12 derniers mois.

Le juge a considéré que la dernière mesure prise par la direction pour conjuguer cette vague de suicide professionnel relevait de la “fumisterie”.
BioindusPlus avait en effet décidé de fermer les portes, physiques, de l’entreprise à 19H pour ne les ouvrir qu’à 8h30.
Impasse au niveau de l’intranet.

http://www.zdnet.fr/blogs/2007/11/06/le-juge-contraint-bioindus-a-fermer-son-intranet/