Pulsion de vie – Pulsion de mort

L’autre jour en roulant pour aller au boulot, je me suis fait la réflexion morbide suivante: Combien de morts dites accidentelles sont à proprement parler de véritables suicides?

Pourquoi une telle question? Je fais référence ici à la pulsion de vie et à la pulsion de mort si chère à FREUD et à notre grand ami Michel ONFRAY (Michou pour les intimes). Prenez le cas banal d’une situation accidentogène lambda, en voiture sur la route. Vous vous trouvez dans la situation ou toute hésitation tout doute, tout laisser aller, toute démission si infime soit-elle se paie par votre mort. Si à cet instant précis la pulsion de mort l’emporte sur votre envie de vivre, vous prenez la mauvaise décision, ou vous ne faites rien, vous laissez faire, et vous mourrez. End of the story.

C’est ce qui m’a amené à penser que beaucoup de morts dites accidentelles pouvaient être causées par une démission même momentanée de l’envie de vivre.

Ma conclusion est qu’il faut avoir envie de vivre tout le temps, pour vivre une belle et longue vie et faire place nette de notre pulsion morbide. Vaste programme n’est-il pas?

J’espère ne pas paraitre trop trivial. Vous me direz si ce genre de reflexions ont ou non leur place dans ce noble blog.

Déjà publié le 18 December 2007

Onfray: « Il y a un défaut d’intelligence tous azimuts »

Pour Rue89, le philosophe revient sur les récents mouvements sociaux et décrit de nouvelles formes de résistance.

C’est son premier ouvrage dans « la France d’après »: sur fond de mouvements sociaux et de heurts en banlieues, le philosophe libertaire, hédoniste et surtout extrêmement moderne, s’exprime sur Rue89 sur le futur, sur la philosophie, et sur l’actualité sociale.

Un an après une « Puissance d’exister » où il dévoilait son rapport intime à la philosophie, quelques mois après de nouveaux opus de sa « Contre-histoire de la philosophie », voici donc le quatrième volume du « Journal hédoniste » du fondateur de l’Université populaire de Caen de l’Université du goût à Argentan.

Une part d’autobiographie est nécessaire pour comprendre le monde

Journal intime couplé avec philosophie? Les fidèles du philosophe le savent, les autres le vérifieront: Onfray est le contraire d’un angélique et d’un complaisant, aussi ces journaux hédonistes sont un face-à-face entre l’homme et le monde. Comme toujours, dans tous ses écrits, l’auteur illustre sa vision de la philosophie. Pour lui, elle n’existe pas sans la sociologie, la psychanalyse, l’art, les sciences, l’écriture… et l’examen de soi.

D’où une part d’autobiographie nécessaire pour comprendre le monde. Le tout (intime et ex-time) devenant outils indispensables pour rendre lisible la complexité du monde. Surtout du nôtre, où dominent vitesse, mélange des genres entre fictions et réalités, mise en cause des métissages et victoire du profit sur l’esprit.

Comme toujours chez Onfray, ce « Journal hédoniste » met en avant arts, peinture, écrits, histoire et origines de la philosophie, athéisme et détestation des religions, autonomie de pensée et de vie. Avec ces armes, il revisite quelques faits (les révoltes sociales de banlieues en 2005) et outrages (la pédophilie) récents.

La suite sur http://www.rue89.com/2007/12/02/onfray-il-y-a-un-defaut-dintelligence-tous-azimuts.