Le nu mérite qu’on s’y attarde

Décidément, l’industrie cinématographique fait beaucoup parler d’elle en ce moment…

Après les tentatives désespérées de traquer ceux et celles qui regardent une œuvre numérique originelle sans l’avoir payée, on serait en droit de se demander ce qu’est un oeuvre originelle…
Peut on parler de copie conforme lorsque la qualité diffère?
Si on prend par exemple un tableau et qu’on en fait une photo, doit on être poursuivit par Hadopi pour piratage?

Le plus cocasse, je pense, c’est quand l’œuvre est numériquement déjà retouchée… est ce de l’auto piratage?

Pour exemple on pourra citer le film « Machete » avec jessica Alba.
Si l’on verra bien Jessica Alba nue sous la douche à l’écran dans une des scènes … lors du tournage du film, l’actrice n’a jamais été dans le plus simple appareil ! Merci à qui ? A la technologie numérique, bien sûr, qui a permis d’effacer ses sous-vêtements afin qu’elle apparaisse entièrement nue …

Doit on considérer qu’un film qui s’est fait retouché est une copie ou un original ?
S’il y a alors nécessité d’avoir une référence du produit à un temps donné qui servira de base à la comparaison,
le fait d’incruster des sous titres produit il une copie ou est ce une œuvre différente?
La comparaison est à rapprocher de celle des logos (déposés) des marques.

Vous prenez par exemple une pomme que vous croquez et prenez en photo, est  ce une contrefaçon ?

Hadopi pourrait ruiner l état

J ai trouvé cet article cocasse sur viadeo.

Le jeudi 1er Juillet 2010, Hervé Féron – un député SRC (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche)- a posé la question du coût de l’identification des adresses IP à l’Assemblée nationale. Il a tout d’abord souligné le fait que les « barèmes sur les réquisitions judiciaires en matière d’internet n’existent pas encore » mais que le tarif d’identification d’une adresse IP devait s’élever à 8,50 euros.

8.50€ est un prix qui ne sort pas de la cuisse de Jupiter. A ce jour, c’est le  tarif applicable par les Fournisseurs d’Accès à Internet pour ce genre de traitement qui est basé sur l’arrêté du 22 août 2006 du code pénal relatif à la téléphonie. Et cet arrêté (il n’y en a pas de nouveau depuis)  fixe l’identification d’un abonné ADSL à 8,50 euros.

Hervé Féron précise toujours que, puisque 50.000 adresses doivent être identifiées chaque jour, le coût s’élèverait à 425.000 euros quotidiens.

Si on fait nos maths, vu que les gens de l’Hadopi ne devraient pas bosser plus de 200 jours par an en comptant leurs RTT à rallonge, l’addition se montera malgré tout à 850 000 millions d’euros par an. D’après le chiffre ressorti des bases de données Winstone, c’est « plus que les subventions octroyées annuellement à la production cinématographique, que la Hadopi est censée défendre ». !