Laurent Cabrol contre les experts du GIEC

Les pronostics sont ouverts dans le match suivant entre deux poids lourds:

– Laurent Cabrol, journaliste présentateur vedette de la météo sur France 2 depuis des lustres.

– Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) organisme crée en 1998 par l’ONU et l’organisation météorologique mondiale regroupant les meilleurs experts du climat. Prix Nobel de la paix 2007

Objet du combat : Les humains sont ils responsables des dérèglements climatiques

Les armes des deux opposants:

  • Vingt ans de rapports aussi ennuyeux qu’ alarmistes pour le GIEC
  • Un super petit livre, bien écris pour la ménagère de – de 50 ans en vente dans toutes le bonnes librairies pour la modique somme de 9,9 €

Climat : et si la Terre s'en sortait toute seule ?

MON PRONOSTIC: Cabrol gagne

La recette eternelle du succès : Un populisme saupoudré de science

  • C’est pas mois c’est les autres : La France grâce à son industrie nucléaire est bien plus propre que ces vilains chinois
  • Ce n’est pas la première fois que le terre subit des variations climatiques

Sinon il est intéressant de voir ou j’ai trouvé l’interview : Le figaro

L’interview de l’auteur est disponible : ICI

Déjà publié le 7 October 2008

Le monde des systèmes et des supersystèmes cognitifs. Conflits et coopérations. Vers le post-humain.

Encore un super article passionnant avec pleins de concepts indispensables à une vision lucide du monde. La totalité en deuxième partie.

Le modèle de soi qui donne à un système cognitif toute sa puissance compétitive est différent. Il est doté d’une propriété qui lui ouvre au moins virtuellement des possibilités innombrables, celle de pouvoir contribuer à la formulation d’hypothèses s’affranchissant des expériences précédemment vécues par le système. C’est précisément en cela que réside la capacité du système cognitif, non pas de s’affranchir des déterminismes, mais de faire des hypothèses ne tenant pas compte des déterminismes déjà expérimentés et mémorisés.

Le fait que le modèle du soi propre au système cognitif échappe aux déterminismes linéaires et puisse formuler des hypothèses sur un mode presque aléatoire permet au cerveau d’abord, au corps tout entier du système cognitif ensuite, de se comporter dans le monde réel en machines à inventer. Le bénéfice en terme de compétitivité de l’émergence d’une telle propriété a été immédiat. Le cerveau du système cognitif, enrichi par le modèle (imaginaire ou halluciné) d’un soi pouvant librement imaginer de modifier le monde afin de le transformer a priori, est devenu un compétiteur redoutable à l‘égard des systèmes non cognitifs qui n’évoluent que beaucoup plus lentement et le plus souvent a posteriori seulement d’un évènement perturbateur.

Ces deux petits extraits m’ont poussés à la réflexion suivante : l’avantage de l’espèce humaine sur toutes les autres formes de vies connues est sa double capacité à transmettre un savoir sous forme de traditions et de remettre en question à chaque génération ces mêmes traditions. Ces deux facultés qui s’opposent et se complètent, la nouveauté devenant la tradition de la génération suivante, assurent une adaptation permanente des humains à leur milieu, même s’ils sont la cause des boulversements de leur environement.

Les systèmes cognitifs assemblés en SSC (super systèmes cognitifs) ont très vite, nous l’avons indiqué précédemment, exporté sur des réseaux de supports physiques externes à eux un certain nombre de représentations du monde, construites initialement dans les cerveaux des systèmes cognitifs individuels et s’étant révélées efficaces pour contribuer à la survie de ces systèmes. C’est ce mécanisme qui a donné naissance aux mémoires sociales les plus variées, depuis les mythes jusqu’aux programmes éducatifs enseignés dans les écoles. Si les contenus de ces mémoires ont été conservés et améliorés, ce n’était pas par ce qu’ils étaient vrais dans l’absolu (notion qui n’a pas de sens dans l’approche retenue ici) mais parce qu’ils étaient les plus propres à faciliter la survie des groupes et des individus qui s’y référaient. C’est ainsi que les mythes fondateurs, croyances religieuses et superstitions diverses sont apparus et ont continué à se développer du fait des références utiles à la survie qu’ils apportent aux systèmes cognitifs individuels et aux SSC. Ceci en dépit du fait que ces mythes, au regard des critères de la scientificité que nous allons présenter ci-dessous, ressemblent à des « mensonges  » ou tout au moins des illusions.

J’aime beaucoup cette explication de l’utilité des illusions! Cela parrait effectivement tellement logique!

Les contenus des mémoires scientifiques ne sont pas plus « vrais » au sens ontologique que ceux des mémoires mythologiques. Ils sont seulement plus efficaces puisqu’ils représentent la globalisation réutilisable par tous d’un nombre considérable d’expériences « réussies ». Autrement dit, ils contribuent à construire un monde que l’on pourrait dire scientifique ou rationnel qui se superpose au monde naturel et qui le modifie en permanence dans la mesure où la machine à inventer des SSC continue à fonctionner sur le mode de la production de contenus scientifiques.

J’ai envie de me revendiquer comme un représentationiste! Il n’existe pas de réel en soi. Seulement des représentations créées à partir de nos perceptions. On invente un modèle du monde qui nous sert d’environement d’interaction. Et l’on revoit ce modèle à chaque fois que nécessaire pour qu’il colle à à nos sensations. Ce processus nous permet de nous optimiser et améliorer nos chances de survie.

Les systèmes cognitifs sont en compétition les uns avec les autres. En simplifiant on dira qu’une première lutte pour la survie oppose les SSC scientifiques aux SSC privilégiant des représentations mythologiques. Vu l’efficacité des représentations scientifiques, on pourrait penser que les premiers l’emporteront inévitablement sur les seconds. Mais les connaissances scientifiques, bien qu’étendues, ne peuvent suffire à répondre à toutes les questions que les cerveaux des systèmes cognitifs se posent sur le monde. Donc, au sein même des SSC scientifiques persistent avec succès des représentations mythologiques dont s’inspirent beaucoup d’individus. Elles sont transmises tout naturellement par les langages, qui sont les vecteurs, non seulement des contenus de communication scientifique, mais de la prolifération d’entités informationnelles réplicantes n’ayant rien de particulièrement rationnel et que l’on désigne par le terme de mèmes.

Mais il y a un défaut à ce processus d’optimisation. Notre besoin d’avoir un modèle qui répond à toutes les questions nous pousse à croire à n’importe quoi plutot que d’admettre notre ignorance. C’est tellement simple et évident comme explication du fait religieux! Renforcé par notre mimétisme sociale, la modélisation a ses défauts qui vont à l’encontre de l’efficacité.

Par ailleurs et surtout, les corps et cerveaux des individus ou systèmes cognitifs individuels qui se regroupent au sein des SSC scientifiques ne sont pas entièrement dédiés à la construction de représentations scientifiques du monde. Quand il s’agit de corps biologiques (et non de corps artificiels), leurs héritages génétiques provenant de millions d’années d’évolution les laissent sensibles à des motivations qui peuvent venir en contradiction avec la rationalité scientifique (par exemple la défense exacerbée du territoire et la haine de l’autre considéré comme un rival). Au sein même de ceux des SSC que l’on pourrait globalement considérer comme des sociétés scientifiques ou technoscientifiques, les contenus de mémoire mythologiques réactivés en permanence par des héritages génétiques ou épigénétiques persistants depuis le fond des âges peuvent être bien plus nombreux que les contenus de mémoire provenant de la construction scientifiques. Les SSC à ciment principalement traditionaliste ou mythologique, dont certains sont aussi en partie des SSC scientifiques, sont finalement aussi puissants, en termes d’affrontement physique, que les SSC à ciment principalement scientifique. L’issue des conflits darwiniens pour la survie qui les oppose n’est donc pas prévisible.

C’est tellement vrai! Quand on voit de grands scientifiques de renom qui font appel au spiritualisme, à dieu ou même l’âme pour expliquer ce qu’ils échouent à comprendre, on voit bien à l’oeuvre ce mécanisme de modélisation.

Continuer la lecture de « Le monde des systèmes et des supersystèmes cognitifs. Conflits et coopérations. Vers le post-humain. »

Déjà publié le 21 May 2008

Un reportage qui a l’air pas mal sur Monsento

Du continent américain à l’Inde en passant par l’Europe, une enquête magistrale et alarmante sur la multinationale américaine qui commercialise 90 % des OGM dans le monde.

Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Mardi 13 mars sur Arte

http://www.arte.tv/lemondeselonmonsanto

On regarde et on en reparle

TOTAL: L’énergie est notre avenir, économisons-la !

Le dernier slogan de Total qu’on peut entendre à la radio ou voir sur tous les supports de communication de la société.

La phrase est simple est efficace. Dites par n’importe qui, elle peut être classée sous la rubrique « bon sens ».

On peut même l’imaginer comme une réplique dans un film de science fiction. Le commandant d’un vaisseau inter galactique termine son discours au départ d’un long voyage d’exploration par cette phrase plein de bon sens.

Plus proche de nous on pourrait imaginer un responsable du PNUE (

Programme des Nations Unies pour l’environnement faire ce genre de déclaration.
Par contre, lors d’une assemblée générale du groupe Total, j’imagine bien que la première partie de la phrase puisse être utilisée.

« L’énergie est notre avenir, et pour augmenter a rentabilité de notre groupe, nous devons accroitre sa consommation. »

C’est bien là que je voulais en venir, réunir dans une même phrase sur l’énergie les mots Total et économie relève de l’oxymore.

Encore une belle démonstration du talent des communicateurs d’aujourd’hui .

Cela nous ramène d’autres oxymores à la mode :

le développement durable .

Croissance écologique.

Mais gardons ceux-ci pour d’autres posts 😉

le documentaire d’ Al Gore

Ca y est j’ai pas eu a surfé longtemps sur le web. Les beaux graphiques d’ Al Gore sont

malheureusement vrais. Il a même pas à pipoter un peu.

On a raison d’avoir peur. Et dire que l’on vient d’avoir des elections presidentielles ou mis à part la petite agitation due à Nicolas Hulot, on en a pas eu grand chose à foutre du climat

exemples :

Il fait de plus en plus chaud
http://www.ipcc.ch/present/graphics/2001syr/large/05.16.jpg

le graphique qu’Al Gore presente avec un évélateur
http://www.ipcc.ch/present/graphics/2001syr/large/05.24.jpg

Le site dont je tire cette image et le très officiel site du GIEC Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ( GIEC, en anglais Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) crée par les nations unies