L’entreprise appartient à l’actionnaire. Seulement ?

Pour faire suite à l’article Tranches de vie d’un vrai salaud j’ai trouvé un blog qui apporte un éclairage différent.
Le titre : « L’actionnaire, ennemi de l’entrepreneur ».

L’auteur écrit que comme l’indique Wyser-Pratte:  Une entreprise appartient à l’actionnaire.

Il explique que les français et Sarkozy en tête, veulent opposer le vilain actionnaire et le gentil entrepreneur, alors que les deux sont indispensables.

A partir du moment ou un entrepreneur va en bourse, il cède une partie de son entreprise à d’autres : les actionnaires. Ceux-ci ont des droits bien légitimes que Wyser-Pratte défend.

Ce qui m’intéresse derrière ce raisonnement parfaitement juste, c’est les non-dits et les oubliés.

En effet, cette approche laisse à penser que l’actionnaire investi de façon pérenne dans l’entreprise. On imagine le petit actionnaire, père de famille, qui risque de perdre son petit capital , durement acquis à la sueur de son front !!!, à cause de l’incurie des dirigeants de l’entreprise.

La réalité est tout autre , Monsieur Wyser-Pratte ne travaille pas pour ces petites gens, mais pour des investisseurs professionnels qui ont rarement comme objectif principal le réussite de l’entreprise sur le long terme, mais plutôt les bénéfices à court terme qu’ils peuvent en tirer.

Ce qui nous amène à un grand absent de ce couple si idyllique :  le salarié de l’entreprise. Car avant d’être une valeur virtuelle en bourse, sujette à toutes les fluctuations, l’entreprise est un groupe d’humains qui eux inscrivent leur vie dans le long terme.

Donc quand l’auteur du blog nous fait l’éloge du « pouvoir régulateur de l’actionnaire », j’aimerais aussi voir apparaître le pouvoir régulateur des salariés.

Le blog en question: http://www.sarkostyle.org/2008/10/economie-relle.html