Les Expériences de Mort Imminente, bientôt la preuve !

J’ai trouvé dans « courrier international » de la semaine dernière ce petit article intéressant

Des médecins de 25 hôpitaux britanniques et américains vont étudier 1 500 cas de patients ayant échappé de peu à la mort afin de vérifier si des personnes dont le cœur a cessé de battre ou qui ne présentent aucune activité cérébrale sont susceptibles d’avoir des expériences de “sortie du corps”. Cette étude durera trois ans et sera coordonnée par l’université de Southampton.
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Déjà publié le 1 October 2008

Le visage de Dieu

Le livre des frères Bogdanov s’intitule « Le visage de dieu »

car quand George Smoot (Nobel de physique 2006) a contemplé l’image par téléscope spatial qu’il a pu capter de l’Univers âgé de 380 000 ans après le Big Bang, il s’est exclamé : « C’est comme voir le visage de Dieu ». ]

« Le Big Bang, l’évènement le plus cataclysmique que nous puissions imaginer, à y regarder de plus près, apparaît finement orchestré. »

George Smoot (prix Nobel de physique 2006), Keay Davidson, Les rides du temps Flammarion, 1994

« Sommes-nous au bout de nos surprises ? Non, car surgit aussitôt une nouvelle question : comment, par quel prodige, la constante [cosmologique] elle-même arrive-t-elle au chiffre tellement précis qui est le sien et pas à un autre ? C’est là que les choses deviennent franchement renversantes. En effet, les contributions positives venant des quatre forces de l’Univers et les contributions négatives venant de la matière s’annulent jusqu’à les 120e décimale ! Ce qui veut dire qu’en unités de Planck, la constante s’écrit 0 puis la virgule puis 119 zéros derrière, jusqu’à ce que l’on trouve enfin un chiffre non nul au 120e rang (1) ! Autre manière de voir ce prodigieux réglage : la constante en question a une chance sur un milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de milliard de tomber juste sur la « bonne valeur » (c’est à dire la sienne) par hasard ! […] Un tant soit peu plus grande et l’Univers se serait dilaté trop vite pour que les étoiles et les galaxies aient le temps de se former. Au contraire, à peine plus petite et le cosmos se serait effondré sur lui-même depuis bien longtemps.

(1) Au passage, précisons que les unités de Planck représentent un système d’unités uniquement défini à l’aide de certaines constantes fondamentales. Curieusement, les physiciens leurs donnent souvent le surnom d' »unités de Dieu ».

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Déjà publié le 2 September 2010

Le monde des systèmes et des supersystèmes cognitifs. Conflits et coopérations. Vers le post-humain.

Encore un super article passionnant avec pleins de concepts indispensables à une vision lucide du monde. La totalité en deuxième partie.

Le modèle de soi qui donne à un système cognitif toute sa puissance compétitive est différent. Il est doté d’une propriété qui lui ouvre au moins virtuellement des possibilités innombrables, celle de pouvoir contribuer à la formulation d’hypothèses s’affranchissant des expériences précédemment vécues par le système. C’est précisément en cela que réside la capacité du système cognitif, non pas de s’affranchir des déterminismes, mais de faire des hypothèses ne tenant pas compte des déterminismes déjà expérimentés et mémorisés.

Le fait que le modèle du soi propre au système cognitif échappe aux déterminismes linéaires et puisse formuler des hypothèses sur un mode presque aléatoire permet au cerveau d’abord, au corps tout entier du système cognitif ensuite, de se comporter dans le monde réel en machines à inventer. Le bénéfice en terme de compétitivité de l’émergence d’une telle propriété a été immédiat. Le cerveau du système cognitif, enrichi par le modèle (imaginaire ou halluciné) d’un soi pouvant librement imaginer de modifier le monde afin de le transformer a priori, est devenu un compétiteur redoutable à l‘égard des systèmes non cognitifs qui n’évoluent que beaucoup plus lentement et le plus souvent a posteriori seulement d’un évènement perturbateur.

Ces deux petits extraits m’ont poussés à la réflexion suivante : l’avantage de l’espèce humaine sur toutes les autres formes de vies connues est sa double capacité à transmettre un savoir sous forme de traditions et de remettre en question à chaque génération ces mêmes traditions. Ces deux facultés qui s’opposent et se complètent, la nouveauté devenant la tradition de la génération suivante, assurent une adaptation permanente des humains à leur milieu, même s’ils sont la cause des boulversements de leur environement.

Les systèmes cognitifs assemblés en SSC (super systèmes cognitifs) ont très vite, nous l’avons indiqué précédemment, exporté sur des réseaux de supports physiques externes à eux un certain nombre de représentations du monde, construites initialement dans les cerveaux des systèmes cognitifs individuels et s’étant révélées efficaces pour contribuer à la survie de ces systèmes. C’est ce mécanisme qui a donné naissance aux mémoires sociales les plus variées, depuis les mythes jusqu’aux programmes éducatifs enseignés dans les écoles. Si les contenus de ces mémoires ont été conservés et améliorés, ce n’était pas par ce qu’ils étaient vrais dans l’absolu (notion qui n’a pas de sens dans l’approche retenue ici) mais parce qu’ils étaient les plus propres à faciliter la survie des groupes et des individus qui s’y référaient. C’est ainsi que les mythes fondateurs, croyances religieuses et superstitions diverses sont apparus et ont continué à se développer du fait des références utiles à la survie qu’ils apportent aux systèmes cognitifs individuels et aux SSC. Ceci en dépit du fait que ces mythes, au regard des critères de la scientificité que nous allons présenter ci-dessous, ressemblent à des « mensonges  » ou tout au moins des illusions.

J’aime beaucoup cette explication de l’utilité des illusions! Cela parrait effectivement tellement logique!

Les contenus des mémoires scientifiques ne sont pas plus « vrais » au sens ontologique que ceux des mémoires mythologiques. Ils sont seulement plus efficaces puisqu’ils représentent la globalisation réutilisable par tous d’un nombre considérable d’expériences « réussies ». Autrement dit, ils contribuent à construire un monde que l’on pourrait dire scientifique ou rationnel qui se superpose au monde naturel et qui le modifie en permanence dans la mesure où la machine à inventer des SSC continue à fonctionner sur le mode de la production de contenus scientifiques.

J’ai envie de me revendiquer comme un représentationiste! Il n’existe pas de réel en soi. Seulement des représentations créées à partir de nos perceptions. On invente un modèle du monde qui nous sert d’environement d’interaction. Et l’on revoit ce modèle à chaque fois que nécessaire pour qu’il colle à à nos sensations. Ce processus nous permet de nous optimiser et améliorer nos chances de survie.

Les systèmes cognitifs sont en compétition les uns avec les autres. En simplifiant on dira qu’une première lutte pour la survie oppose les SSC scientifiques aux SSC privilégiant des représentations mythologiques. Vu l’efficacité des représentations scientifiques, on pourrait penser que les premiers l’emporteront inévitablement sur les seconds. Mais les connaissances scientifiques, bien qu’étendues, ne peuvent suffire à répondre à toutes les questions que les cerveaux des systèmes cognitifs se posent sur le monde. Donc, au sein même des SSC scientifiques persistent avec succès des représentations mythologiques dont s’inspirent beaucoup d’individus. Elles sont transmises tout naturellement par les langages, qui sont les vecteurs, non seulement des contenus de communication scientifique, mais de la prolifération d’entités informationnelles réplicantes n’ayant rien de particulièrement rationnel et que l’on désigne par le terme de mèmes.

Mais il y a un défaut à ce processus d’optimisation. Notre besoin d’avoir un modèle qui répond à toutes les questions nous pousse à croire à n’importe quoi plutot que d’admettre notre ignorance. C’est tellement simple et évident comme explication du fait religieux! Renforcé par notre mimétisme sociale, la modélisation a ses défauts qui vont à l’encontre de l’efficacité.

Par ailleurs et surtout, les corps et cerveaux des individus ou systèmes cognitifs individuels qui se regroupent au sein des SSC scientifiques ne sont pas entièrement dédiés à la construction de représentations scientifiques du monde. Quand il s’agit de corps biologiques (et non de corps artificiels), leurs héritages génétiques provenant de millions d’années d’évolution les laissent sensibles à des motivations qui peuvent venir en contradiction avec la rationalité scientifique (par exemple la défense exacerbée du territoire et la haine de l’autre considéré comme un rival). Au sein même de ceux des SSC que l’on pourrait globalement considérer comme des sociétés scientifiques ou technoscientifiques, les contenus de mémoire mythologiques réactivés en permanence par des héritages génétiques ou épigénétiques persistants depuis le fond des âges peuvent être bien plus nombreux que les contenus de mémoire provenant de la construction scientifiques. Les SSC à ciment principalement traditionaliste ou mythologique, dont certains sont aussi en partie des SSC scientifiques, sont finalement aussi puissants, en termes d’affrontement physique, que les SSC à ciment principalement scientifique. L’issue des conflits darwiniens pour la survie qui les oppose n’est donc pas prévisible.

C’est tellement vrai! Quand on voit de grands scientifiques de renom qui font appel au spiritualisme, à dieu ou même l’âme pour expliquer ce qu’ils échouent à comprendre, on voit bien à l’oeuvre ce mécanisme de modélisation.

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Déjà publié le 21 May 2008

Comprendre l’organisation du vivant et son évolution vers la conscience

Encore un bouquin qui a l’air fort bien sympatique. La biologie expliquée par les math, ça doit être du tonnerre!

Aujourd’hui, et malgré ce que l’on pourrait penser, les biologistes continuent de travailler sur un mode artisanal et empirique. Ils procèdent à de nombreuses observations de type descriptif et statistique : telle hormone, par exemple la testostérone, semble agir avec telle probabilité sur tel organe en provoquant tel symptôme. Mais comment cette hormone se combine-t-elle à de nombreuses autres pour agir, d’une part sur cet organe, d’autre part sur d’autres organes ? Nul ne peut le dire, car nul ne dispose à ce jour d’un modèle de la physiologie intégrant l’ensemble des observations faites depuis les origines de la médecine puis de la biologie moléculaire. Un tel travail est hors de portée de la description littéraire puisque, potentiellement, ce sont des centaines de milliers d’actions et de réactions qu’il faudrait intégrer pour commencer à approcher la complexité d’un organisme vivant même simple.

Mais ceci, le modèle mathématique et informatique proposé par Gilbert Chauvet permet de le faire. Nous en aurons bientôt la preuve matérielle puisqu’une première réalisation en vraie grandeur de ce modèle est en train d’aboutir, concrétisée par la création prochaine d’une entreprise innovante par le chercheur.

A quoi ceci servira-t-il ? D’abord au diagnostic thérapeutique puisque sa représentation d’un système biologique fournit une définition rigoureuse du « terrain », c’est-à-dire de toutes les interrelations entre les parties d’un organisme, ce qui fournira les causes des maladies multifactorielles. De même, on pourra mieux étudier, en évitant de coûteuses expériences in vivo, l’effet d’une nouvelle molécule sur l’organisme tout entier. On voit l’intérêt qu’y trouveront les industries pharmaceutiques et plus généralement les soignants.

Mais ces travaux induisent aussi d’autres avantages fondamentaux. La pratique clinique et l’expérimentation biologique et pharmacologique accumulent des quantités considérables d’observations. Celles-ci aujourd’hui vont s’entasser dans des bases de données qui, bien qu’informatisées par les outils de documentation automatique, n’ont guère d’intérêt pratique. Les éléments en sont dispersés sur d’innombrables supports, au lieu d’être rendus disponibles au moment où le scientifique en a besoin. Leur intégration dans le système mathématique et informatique proposé par l’équipe du professeur Chauvet les rendra utilisables. Et ceci sans limites de taille et de temps de réponse puisque les performances de l’informatique moderne permettent aujourd’hui de traiter des quantités considérables d’informations.

En poussant encore plus loin notre raisonnement, on peut penser qu’au bout d’un certain temps le modèle, ayant atteint une grandeur suffisante, pourra faire apparaître de l’inconnu, c’est-à-dire suggérer des hypothèses qui seront testables expérimentalement. Il y aura là une source inépuisable de sujets de thèses et d’applications pour les chercheurs, qui devraient révolutionner la démarche biologique et renouveler l’intérêt professionnel de ceux qui s’y adonnent. On peut espérer aussi que la mathématisation du vivant, encore bien fruste disent les spécialistes au regard de la complexité de celui-ci, pourra bénéficier des problèmes théoriques soulevés par le fonctionnement du modèle.

http://www.admiroutes.asso.fr/automates/collection/chauvet.htm