Les Expériences de Mort Imminente, bientôt la preuve !

J’ai trouvé dans « courrier international » de la semaine dernière ce petit article intéressant

Des médecins de 25 hôpitaux britanniques et américains vont étudier 1 500 cas de patients ayant échappé de peu à la mort afin de vérifier si des personnes dont le cœur a cessé de battre ou qui ne présentent aucune activité cérébrale sont susceptibles d’avoir des expériences de “sortie du corps”. Cette étude durera trois ans et sera coordonnée par l’université de Southampton.
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Déjà publié le 1 October 2008

Cerveau 2.0 ou comment le net modèle notre esprit (1)

Nietzsche

Ca y est je suis en plein dans la lecture du bouquin découvert par cricri (Livre: What the Internet is doing to our brains: the shallows.) Je suis à la page 47. Vous serez sans doute étonné que je commence à vous en parler après avoir lu aussi peu de pages, mais vous verrez plus loin pourquoi

C’est bien écrit et facile à lire.  De plus ça traite aussi d’un sujet qui me tient à cœur : le cerveau et sa plasticité. Mais avant d’aller plus loin, il est amusant de remarquer un paradoxe.

Dès l’introduction, l’auteur nous explique comment , né dans les années 50,il a vécu une enfance sans ordinateur et pleine de livres, pour finalement aujourd’hui être quasiment incapable d’en lire un. Son argumentation étant bien faite , je me suis peu à peu identifié à ce personnage. Est ce que moi aussi, je ne lis pas moins de livre qu’autrefois ?
C’est alors que le comique de la situation se révèle. Le média qui réuni cet auteur et moi est un LIVRE.
Nous voilà rentré au cœur du sujet. Je viens de lire près de 50 pages d’un livre sans images ni photos sans aucun effort, alors que si je scanne ce texte et que je le publie sur ce blog , je n’arriverai pas à dépasser les 10 premiers paragraphes.

L’outil utilisé conditionne le contenu transmis. Ce que dit un livre, un blog ne peut pas le dire et vice versa.

L’auteur raconte que Nietzsche, malade éprouvait de plus en plus de mal à voir et donc à écrire. Il s’équipa d’une machine à écrire qui lui permis de continuer son œuvre. Un ami très proche de lui Heinrich Köselitz nota que son style changea alors . Sa prose devint plus ramassée, plus télégraphique (voir la citation ci-jointe)

Nietzsche

Arrivé à ce point , je me suis interrogé sur la meilleur façon de vous rendre compte de ma lecture. Dans une démarche réflexive , j’ai pensé que je ne pouvais pas vous asséner des grandes longueurs de texte sans images, sans vidéo , sans hyperlien.

Sachant que vous avez déjà lu 328 mots, Je vous invite donc à faire une petite pause avec cette image à gauche et un petit hyperlien sur l’endroit ou je l’ai trouvée: The Nietzsche family circus

Bon la pause et finie, reprenons : notre cerveau

Aristote le décrivait comme une sorte de radiateur , servant à refroidir notre sang. Pour le cœur on peut sentir les battements, pour les poumons l’air qui y rentre, mais pour le cerveau … Rien. Je vous passe les différentes étapes de notre découverte du cerveau qui se stabilise il y a une trentaine d’années avec cette idée que j’ai moi même apprise à l’école que le cerveau se construisait pendant l’enfance et l’adolescence et qu’ ensuite il était figé jusqu’à la fin, et même pour être encore plus noir que nous perdions des neurones tous les jours. Il y avait un côté fatidique angoissant, mais bon si la science le disait c’est que ca devait être vrai.

Et puis voilà que les technologies s’améliorant, scanner, IRM, tomographie, une vieille idée longtemps rejetée ,Freud l’avait évoquée un temps pour finalement l’abandonner, fit son apparition: La plasticité du cerveau. (j’ai mis de la couleur pour vous réveiller)

Notre matière grise se remodèle en permanence en fonction des expériences que nous vivons. Un français Léon Dumont a comparé les conséquences de nos habitudes sur le cerveau à celle de l’eau agissant sur un paysage. L’eau en coulant crée des canaux et plus elle passe au même endroit plus le canal se creuse pour devenir de plus en plus permanent. Si par contre on ajoute des obstacles nouveaux , l’eau invente d’autres chemins et trace de nouveaux canaux.

Dans des cas pathologiques de lésions de certaines parties du cerveau on voit d’autres parties encore saines se réorganiser pour accueillir les fonctions autrefois situées dans les parties endommagées. On voit aussi des personnes devenues aveugles « réutiliser » des parties des aires visuelles pour étendre les fonctions liées au toucher et à l’ouie. On a à faire à une re-programmation de  parties du cerveau.

Il n’est évidement pas nécessaire d’être malade pour profiter des ces processus. Ainsi une étude faites en 1990 sur des chauffeurs de taxi londoniens a pu démontrer qu’ils présentaient  tous un développement plus important que la normal (le groupe témoin) de la partie antérieure de l’hippocampus. Cette partie du cerveau jouant un rôle très important dans la manipulation spatiale de l’environnement d’une personne. Les chercheurs constatèrent aussi que ce développement de la partie antérieure correspondait à une atrophie du reste de l’organe , résultant dans des mauvaises performances dans des tâches de mémorisation autres.
En bref le cerveau se spécialise en permanence.
La conséquence de ce processus de recablage perpétuel est une prime donnée à la répétition.  On peut résumer avec la formule « survival of the busiest« .

Ceci nous amène au deuxième paradoxe de cet article : Les changements dans le cerveau sont du à sa plasticité. Celle ci se  construit sur la répétition et donc su l’immobilisme. Amusant non?

Bon nous voilà arrivé à 823 mots. Je sens que vous fatiguez, nous allons faire une longue pause. Je vous raconte la suite dans un prochain article. D’ici là travaillez la plasticité de votre matière grise 😉

Déjà publié le 3 August 2010

L’hyperscience, enjeu pour l’Europe

Pourquoi ce terme et cette affirmation, qui feront d’emblée monter aux créneaux les tenants d’un principe de précaution cachant en fait la volonté de maintenir des avantages acquis menacés par les nouvelles formes de connaissances et de technologies? L’hyperscience, dans la définition provisoire que nous vous proposons, comporterait les traits suivants, qui la distingueraient de la science traditionnelle

* Elle multiplierait les hypothèses, sans se laisser embarrasser par des considérations de convenance, vis-à-vis notamment des mandarins et des institutions. Ainsi serait remis à l’ordre du jour le concept d’anarchisme méthodologique lancé par le regretté et aujourd’hui oublié Paul Feyerabend (Contre la méthode, esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance 1975).

* Elle multiplierait parallèlement la mise en service d’équipements lourds ou légers destinés non seulement à tester les hypothèses déjà formulées mais à faire naître ce que l’astrophysicien Michel Cassé appelle des nuages d’incompréhension, indispensables à l’avancement de la recherche.

* Elle serait radicalement transdisciplinaire. Non seulement elle naviguerait hardiment d’une spécialisation à l’autre au sein d’une discipline donnée, mais aussi d’une discipline à l’autre, et ceci en priorité si tout paraît les séparer. Pour l’aider, il faudrait multiplier les outils et les réseaux permettant le rapprochement des connaissances et des hypothèses.

* Elle n’hésiterait pas, en fonction du développement des systèmes évolués d’Intelligence Artificielle et de simulation du vivant, à faire appel à leurs agents intelligents pour relancer l’esprit inventif des scientifiques humains et aussi pour collecter les fruits d’un raisonnement non-humain qui pourrait agir en interaction avec l’intelligence humaine.

* Elle renoncerait au préjugé selon lequel la science doit unifier et rendre cohérents tous les paysages auxquels elle s’adresse. Le même individu pourrait se donner du monde des représentations différentes, selon qu’il décrirait les horizons de la physique théorique, de la vie, des neurosciences, des systèmes dits artificiels ou, plus immédiatement, de l’art, de la philosophie et de la morale. Le préjugé selon lequel le monde est un et doit être décrit d’une façon unique est sans doute un héritage du cerveau de nos ancêtres animaux, pour qui construire cette unité était indispensable à la survie dans la jungle.

Le « réalisme » qui inspire encore la plupart des sciences constitue une survivance aliénante dudit préjugé. Selon le réalisme, il existe un réel en soi, existant en dehors des hommes, dont les scientifiques, grâce à la science expérimentale déductive, pourraient donner des descriptions de plus en plus approchées. L’hyperscience, tout au contraire, postulerait le constructivisme, thèse selon laquelle la science construit l’objet de son étude, c’est-à-dire le réel subjectif, le seul qui puisse l’intéresser. Elle construit d’abord cet objet en le qualifiant comme thème de recherche puis en vérifiant expérimentalement les hypothèses qu’elle formule à son sujet. L’expérimentation a pour objet de maintenir une cohérence entre les hypothèses précédemment vérifiées et les nouvelles, sans pour autant s’interdire une remise en question (ou plutôt une extension) des premières. Elle est nécessairement et fondamentalement empirique: cela marche ou ne marche pas. Si elle cherche à regrouper et unifier les causes et leurs expressions sous forme de lois, c’est sans prétendre rechercher – et encore moins prétendre avoir trouvé – une cause première définitive (une loi fondamentale)

* Si l’hyperscience ne devait pas chercher à imposer une vision totalitaire du monde, elle devrait cependant, pour son propre compte, s’affirmer holiste et totalisante. En ce sens, elle montrerait, face à tous les ésotérismes, les mythologies, les illusionnismes et les fondamentalismes religieux, qu’elle représente la seule attitude rationnelle digne d’une humanité qui voudrait relever dignement l’héritage du siècle des Lumières.

* Elle se doterait enfin de portes paroles suffisamment influents pour obtenir le déroutement à son profit des milliards de milliards de dollars consacrés au financement des guerres et aux dépenses de consommation somptuaire qui seront de plus en plus insupportables dans la perspective des grandes crises environnementales et géopolitiques qui s’annoncent. L’hyperscience, pour ce faire, devrait convaincre qu’elle représente pour l’humanité la seule opportunité d’échapper à ces crises. A défaut d’en persuader le monde, elle devrait au moins en persuader les Européens.

Nous défendons ici le concept d’une Europe puissance scientifique et technologique. Or en ce sens l’hyperscience serait pour l’Europe une révolution économique, politique et épistémologique, trois conditions indispensables à la résolution des graves crises à venir. Si l’Europe, au lieu de construire des autoroutes et d’importer des 4/4, se couvrait d’Instituts de recherche fondamentale (dit en anglais Blue Sky Research) elle offrirait au monde un autre visage.

Sur un plan plus philosophique, nous voudrions préciser que ce concept d’hyperscience ne devrait pas être compris comme l’apologie d’un réductionnisme niant toutes les autres dimensions des humains. La deuxième édition d’un symposium nommé « Beyond Belief » vient de se tenir à La Jolla, Californie. Il réunissait des scientifiques éminents, pour la plupart matérialistes. Ils se sont mis d’accord sur le fait que la science au sens strict devait tenir compte du fait que les humains ont évolué pour l’essentiel en se référant à des valeurs non rationnelles: foi, religion, émotion. On peut d’ailleurs en dire autant, sous des formes différentes, des animaux. Nier tout ceci ne peut que créer des contre-sens. Même si par exemple les sectes guérisseuses continuent à attirer des foules, comme au Moyen-Age, il ne sert pas à grand chose d’anathématiser leurs pratiquants. L’athéisme scientifique, en ce qui le concerne, doit savoir reconnaître la complexité, dans l’humain comme dans la physique fondamentale.

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

http://www.pan-europe.org/articletype.php?t=9

Déjà publié le 19 December 2007

Le monde des systèmes et des supersystèmes cognitifs. Conflits et coopérations. Vers le post-humain.

Encore un super article passionnant avec pleins de concepts indispensables à une vision lucide du monde. La totalité en deuxième partie.

Le modèle de soi qui donne à un système cognitif toute sa puissance compétitive est différent. Il est doté d’une propriété qui lui ouvre au moins virtuellement des possibilités innombrables, celle de pouvoir contribuer à la formulation d’hypothèses s’affranchissant des expériences précédemment vécues par le système. C’est précisément en cela que réside la capacité du système cognitif, non pas de s’affranchir des déterminismes, mais de faire des hypothèses ne tenant pas compte des déterminismes déjà expérimentés et mémorisés.

Le fait que le modèle du soi propre au système cognitif échappe aux déterminismes linéaires et puisse formuler des hypothèses sur un mode presque aléatoire permet au cerveau d’abord, au corps tout entier du système cognitif ensuite, de se comporter dans le monde réel en machines à inventer. Le bénéfice en terme de compétitivité de l’émergence d’une telle propriété a été immédiat. Le cerveau du système cognitif, enrichi par le modèle (imaginaire ou halluciné) d’un soi pouvant librement imaginer de modifier le monde afin de le transformer a priori, est devenu un compétiteur redoutable à l‘égard des systèmes non cognitifs qui n’évoluent que beaucoup plus lentement et le plus souvent a posteriori seulement d’un évènement perturbateur.

Ces deux petits extraits m’ont poussés à la réflexion suivante : l’avantage de l’espèce humaine sur toutes les autres formes de vies connues est sa double capacité à transmettre un savoir sous forme de traditions et de remettre en question à chaque génération ces mêmes traditions. Ces deux facultés qui s’opposent et se complètent, la nouveauté devenant la tradition de la génération suivante, assurent une adaptation permanente des humains à leur milieu, même s’ils sont la cause des boulversements de leur environement.

Les systèmes cognitifs assemblés en SSC (super systèmes cognitifs) ont très vite, nous l’avons indiqué précédemment, exporté sur des réseaux de supports physiques externes à eux un certain nombre de représentations du monde, construites initialement dans les cerveaux des systèmes cognitifs individuels et s’étant révélées efficaces pour contribuer à la survie de ces systèmes. C’est ce mécanisme qui a donné naissance aux mémoires sociales les plus variées, depuis les mythes jusqu’aux programmes éducatifs enseignés dans les écoles. Si les contenus de ces mémoires ont été conservés et améliorés, ce n’était pas par ce qu’ils étaient vrais dans l’absolu (notion qui n’a pas de sens dans l’approche retenue ici) mais parce qu’ils étaient les plus propres à faciliter la survie des groupes et des individus qui s’y référaient. C’est ainsi que les mythes fondateurs, croyances religieuses et superstitions diverses sont apparus et ont continué à se développer du fait des références utiles à la survie qu’ils apportent aux systèmes cognitifs individuels et aux SSC. Ceci en dépit du fait que ces mythes, au regard des critères de la scientificité que nous allons présenter ci-dessous, ressemblent à des « mensonges  » ou tout au moins des illusions.

J’aime beaucoup cette explication de l’utilité des illusions! Cela parrait effectivement tellement logique!

Les contenus des mémoires scientifiques ne sont pas plus « vrais » au sens ontologique que ceux des mémoires mythologiques. Ils sont seulement plus efficaces puisqu’ils représentent la globalisation réutilisable par tous d’un nombre considérable d’expériences « réussies ». Autrement dit, ils contribuent à construire un monde que l’on pourrait dire scientifique ou rationnel qui se superpose au monde naturel et qui le modifie en permanence dans la mesure où la machine à inventer des SSC continue à fonctionner sur le mode de la production de contenus scientifiques.

J’ai envie de me revendiquer comme un représentationiste! Il n’existe pas de réel en soi. Seulement des représentations créées à partir de nos perceptions. On invente un modèle du monde qui nous sert d’environement d’interaction. Et l’on revoit ce modèle à chaque fois que nécessaire pour qu’il colle à à nos sensations. Ce processus nous permet de nous optimiser et améliorer nos chances de survie.

Les systèmes cognitifs sont en compétition les uns avec les autres. En simplifiant on dira qu’une première lutte pour la survie oppose les SSC scientifiques aux SSC privilégiant des représentations mythologiques. Vu l’efficacité des représentations scientifiques, on pourrait penser que les premiers l’emporteront inévitablement sur les seconds. Mais les connaissances scientifiques, bien qu’étendues, ne peuvent suffire à répondre à toutes les questions que les cerveaux des systèmes cognitifs se posent sur le monde. Donc, au sein même des SSC scientifiques persistent avec succès des représentations mythologiques dont s’inspirent beaucoup d’individus. Elles sont transmises tout naturellement par les langages, qui sont les vecteurs, non seulement des contenus de communication scientifique, mais de la prolifération d’entités informationnelles réplicantes n’ayant rien de particulièrement rationnel et que l’on désigne par le terme de mèmes.

Mais il y a un défaut à ce processus d’optimisation. Notre besoin d’avoir un modèle qui répond à toutes les questions nous pousse à croire à n’importe quoi plutot que d’admettre notre ignorance. C’est tellement simple et évident comme explication du fait religieux! Renforcé par notre mimétisme sociale, la modélisation a ses défauts qui vont à l’encontre de l’efficacité.

Par ailleurs et surtout, les corps et cerveaux des individus ou systèmes cognitifs individuels qui se regroupent au sein des SSC scientifiques ne sont pas entièrement dédiés à la construction de représentations scientifiques du monde. Quand il s’agit de corps biologiques (et non de corps artificiels), leurs héritages génétiques provenant de millions d’années d’évolution les laissent sensibles à des motivations qui peuvent venir en contradiction avec la rationalité scientifique (par exemple la défense exacerbée du territoire et la haine de l’autre considéré comme un rival). Au sein même de ceux des SSC que l’on pourrait globalement considérer comme des sociétés scientifiques ou technoscientifiques, les contenus de mémoire mythologiques réactivés en permanence par des héritages génétiques ou épigénétiques persistants depuis le fond des âges peuvent être bien plus nombreux que les contenus de mémoire provenant de la construction scientifiques. Les SSC à ciment principalement traditionaliste ou mythologique, dont certains sont aussi en partie des SSC scientifiques, sont finalement aussi puissants, en termes d’affrontement physique, que les SSC à ciment principalement scientifique. L’issue des conflits darwiniens pour la survie qui les oppose n’est donc pas prévisible.

C’est tellement vrai! Quand on voit de grands scientifiques de renom qui font appel au spiritualisme, à dieu ou même l’âme pour expliquer ce qu’ils échouent à comprendre, on voit bien à l’oeuvre ce mécanisme de modélisation.

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Déjà publié le 21 May 2008

Le dimorphisme de la peau

En faisant des recherches sur le web concernant une quête de fonds pour Wikipedia,

je me suis trouvé face à face (c’est le cas de le dire) à ces images:

Et la question qui vient naturellement est: Ces visages sont-ils masculins et/ou féminins ?

En fait …
Il s’agit d’un même visage androgyne (créé par le mélange d’un certain nombre de visages d’hommes et de femmes) et dénué d’indications sexuelles extérieures (cheveux, vêtements), représenté deux fois, mais avec un léger traitement informatique : l’image est plus contrastée à gauche qu’à droite. Or il est évident pour tout observateur que l’image de droite représente un homme et celle de gauche une femme. Autant que la couleur (l’image est ici dé-saturée, donc nous ne sommes pas influencés par le degré de rougeur), le contraste des traits du visage influence notre jugement quand au sexe apparent de la personne.

Plus d’info sur http://hyperbate.fr/voir/2011/11/06/dimorphisme-de-la-peau/

Internet rend-il bête ? (bis) version audio

Cerveau d'internaute
Cerveau d'internaute

Le livre de Nicolas Carr décrit bien les effets néfastes de l’usage excessif  d’Internet sur notre aptitude à lire des livres de plus de dix pages sans images !

Pour le cas où vous seriez déjà atteint par ces premiers symptômes et envisagiez de reporter à une date ultérieure(1) ,non encore fixée, la lecture du précieux ouvrage, j’ai une solution.

Je vous propose ici,  non pas d’écouter une version audio du livre, mais plutôt de prêter une oreille attentive à cet extrait de l’émission « La tête au carré » qui lui a été consacrée ce midi.

Tete_carre_nicolas_carr (32′)

Quelques repères :

  • (7′ 50 ») Le vocabulaire d’internet est celui du monde réel, des mots qui datent d’avant internet. C’est notre moyen d’ aprenhender le virtuel
  • (9’30 »)L’homme  a déjà du s’ adapter dans le passé à un phénomène nouveau : la lecture. Certaines zones du cerveau ont dû être « recablées » pour s’adapter à cette nouvelle activité.
  • (14’30 ») Comme pour la lecture notre cerveau va peut être s’adapter au multimedia, même si pour l’instant les effets sont encore négatifs.

Source : La tête au carré (France inter)

(1): Aussi désignée par la savante expression «  grecques » (sic)

Internet rend-il bête ? : Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté

ça y est vous n’avez plus d’excuses, le livre génial découvert il y a deux ans par Cricri (ici) est enfin traduit en français.

Internet rend-il bête ? : Réapprendre à lire et à penser dans un monde fragmenté

Si vous ne voyez pas de quoi je parle, retournez voir mon article (ici) qui effleurait quelqu’un des nombreux sujets évoqués dans ce livre.
Je vous en conjure avant qu’il ne soit trop tard 😉
Laissez tomber votre Facebook favori pendant quelques heures pour lire ce mode d’emploi de votre propre cerveau.