Arrêt sur image

Terra


Un diadème d’objets en suspension autour de notre bonne vieille planète bleue. C’est ce que laisse voir cette image réalisée sur les ordinateurs de l’Agence spatiale européenne (ASE). On estime qu’ils sont plus de 18000, du simple boulon au satellite obsolète, à tourner en orbite autour de la Terre. Pour certains, ce sont des débris provoqués par des collisions, comme celle du mardi 10 février 2009, à 16h56, où un satellite commercial américain Iridium 33 (560 kilos) a heurté un vieil engin militaire russe, Cosmos 2251 (900 kilos). La rencontre s’est faite à environ 800 kilomètres au-dessus de la péninsule de Taïmir, en Sibérie, à une vitesse qu’on estime de 11,6 kilomètres/seconde. (ESA/AFP)

Déjà publié le 22 February 2009

Le capitalisme est –il moral ?

Une intervention d’André Compte-Sponville sur le capitalisme qui devrait plaire à Job.

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=74891

En gros ce que j’ai compris : le capitalisme n’est ni moral ni immoral mais ammoral, c’est à dire en dehors de la morale. C’est un système économique qui ne peut pas avoir de valeur morale. Par contre le capitalisme est générateur d’injustices et c’est là que la morale doit intervenir. Ce qui relève de la politique.

Un autre point important. Le capitalisme est le meilleur moyen pour produire de la richesse. Par contre il est foncièrement injuste et doit être controlé par la morale pour une redistribution de la richesse plus juste.

Compte-Sponville dit ça bien mieux que moi, je vous recommende donc fortement de l’écouter pour vous faire votre opinion là-dessus.

Déjà publié le 29 June 2009

Cerveau 2.0 ou comment le net modèle notre esprit (1)

Nietzsche

Ca y est je suis en plein dans la lecture du bouquin découvert par cricri (Livre: What the Internet is doing to our brains: the shallows.) Je suis à la page 47. Vous serez sans doute étonné que je commence à vous en parler après avoir lu aussi peu de pages, mais vous verrez plus loin pourquoi

C’est bien écrit et facile à lire.  De plus ça traite aussi d’un sujet qui me tient à cœur : le cerveau et sa plasticité. Mais avant d’aller plus loin, il est amusant de remarquer un paradoxe.

Dès l’introduction, l’auteur nous explique comment , né dans les années 50,il a vécu une enfance sans ordinateur et pleine de livres, pour finalement aujourd’hui être quasiment incapable d’en lire un. Son argumentation étant bien faite , je me suis peu à peu identifié à ce personnage. Est ce que moi aussi, je ne lis pas moins de livre qu’autrefois ?
C’est alors que le comique de la situation se révèle. Le média qui réuni cet auteur et moi est un LIVRE.
Nous voilà rentré au cœur du sujet. Je viens de lire près de 50 pages d’un livre sans images ni photos sans aucun effort, alors que si je scanne ce texte et que je le publie sur ce blog , je n’arriverai pas à dépasser les 10 premiers paragraphes.

L’outil utilisé conditionne le contenu transmis. Ce que dit un livre, un blog ne peut pas le dire et vice versa.

L’auteur raconte que Nietzsche, malade éprouvait de plus en plus de mal à voir et donc à écrire. Il s’équipa d’une machine à écrire qui lui permis de continuer son œuvre. Un ami très proche de lui Heinrich Köselitz nota que son style changea alors . Sa prose devint plus ramassée, plus télégraphique (voir la citation ci-jointe)

Nietzsche

Arrivé à ce point , je me suis interrogé sur la meilleur façon de vous rendre compte de ma lecture. Dans une démarche réflexive , j’ai pensé que je ne pouvais pas vous asséner des grandes longueurs de texte sans images, sans vidéo , sans hyperlien.

Sachant que vous avez déjà lu 328 mots, Je vous invite donc à faire une petite pause avec cette image à gauche et un petit hyperlien sur l’endroit ou je l’ai trouvée: The Nietzsche family circus

Bon la pause et finie, reprenons : notre cerveau

Aristote le décrivait comme une sorte de radiateur , servant à refroidir notre sang. Pour le cœur on peut sentir les battements, pour les poumons l’air qui y rentre, mais pour le cerveau … Rien. Je vous passe les différentes étapes de notre découverte du cerveau qui se stabilise il y a une trentaine d’années avec cette idée que j’ai moi même apprise à l’école que le cerveau se construisait pendant l’enfance et l’adolescence et qu’ ensuite il était figé jusqu’à la fin, et même pour être encore plus noir que nous perdions des neurones tous les jours. Il y avait un côté fatidique angoissant, mais bon si la science le disait c’est que ca devait être vrai.

Et puis voilà que les technologies s’améliorant, scanner, IRM, tomographie, une vieille idée longtemps rejetée ,Freud l’avait évoquée un temps pour finalement l’abandonner, fit son apparition: La plasticité du cerveau. (j’ai mis de la couleur pour vous réveiller)

Notre matière grise se remodèle en permanence en fonction des expériences que nous vivons. Un français Léon Dumont a comparé les conséquences de nos habitudes sur le cerveau à celle de l’eau agissant sur un paysage. L’eau en coulant crée des canaux et plus elle passe au même endroit plus le canal se creuse pour devenir de plus en plus permanent. Si par contre on ajoute des obstacles nouveaux , l’eau invente d’autres chemins et trace de nouveaux canaux.

Dans des cas pathologiques de lésions de certaines parties du cerveau on voit d’autres parties encore saines se réorganiser pour accueillir les fonctions autrefois situées dans les parties endommagées. On voit aussi des personnes devenues aveugles « réutiliser » des parties des aires visuelles pour étendre les fonctions liées au toucher et à l’ouie. On a à faire à une re-programmation de  parties du cerveau.

Il n’est évidement pas nécessaire d’être malade pour profiter des ces processus. Ainsi une étude faites en 1990 sur des chauffeurs de taxi londoniens a pu démontrer qu’ils présentaient  tous un développement plus important que la normal (le groupe témoin) de la partie antérieure de l’hippocampus. Cette partie du cerveau jouant un rôle très important dans la manipulation spatiale de l’environnement d’une personne. Les chercheurs constatèrent aussi que ce développement de la partie antérieure correspondait à une atrophie du reste de l’organe , résultant dans des mauvaises performances dans des tâches de mémorisation autres.
En bref le cerveau se spécialise en permanence.
La conséquence de ce processus de recablage perpétuel est une prime donnée à la répétition.  On peut résumer avec la formule « survival of the busiest« .

Ceci nous amène au deuxième paradoxe de cet article : Les changements dans le cerveau sont du à sa plasticité. Celle ci se  construit sur la répétition et donc su l’immobilisme. Amusant non?

Bon nous voilà arrivé à 823 mots. Je sens que vous fatiguez, nous allons faire une longue pause. Je vous raconte la suite dans un prochain article. D’ici là travaillez la plasticité de votre matière grise 😉

Déjà publié le 3 August 2010

Sparte (encore) les textes

Les textes qui ont donnés la légende de Sparte:

http://www.noctes-gallicanae.org/Sparte/Lakedaimon_intro.htm

exemples : Gorogous, femme de Léonidas

A la question d’une Athénienne : « Comment se fait-il que vous soyez les seules femmes, vous les Spartiates, à commander les hommes ? », elle répondit : « parce que nous sommes aussi les seules à donner naissance à des hommes ! »

Une réplique reprise dans le film :Une mère lacédémonienne armait son fils du bouclier : « Reviens avec ou dessus ! » lui dit-elle.

Continuer la lecture de « Sparte (encore) les textes »

Déjà publié le 24 March 2007