Faire l’amour est-il possible dans l’espace ?

Si vous posez cette question à un responsable de la NASA, vous aurez droit à un démenti catégorique. Et si vous insistez en demandant pourquoi un acte aussi naturel et considéré comme indispensable à l’équilibre émotionnel de l’Homme, ne l’est soudain plus lorsqu’il s’agit d’envisager un isolement complet dans un vaisseau pour une durée de plusieurs mois ou années, avec tous les déséquilibres psychologiques potentiels qui peuvent en découler, vous aurez alors droit à une réponse évasive du genre « vous savez, ils n’auront vraiment pas le temps de penser à ça », ou tout au mieux, à un sourire gêné.

A la question de savoir si l’acte d’amour a déjà été produit dans l’espace, la réponse est oui. Et même oui officiellement, puisqu’en 1982, les responsables de l’agence spatiale d’URSS ont reconnu qu’une tentative d’accouplement humain avait eu lieu à bord de Saliout 7, entre la cosmonaute Svetlana Yevgenyevna Savitskaya et un des deux autres occupants de la station, Leonid Popov ou Alexander Serebrov. Laconiques, leurs patrons se sont contentés de déclarer que l' »expérience » n’avait eu lieu que dans la perspective de concevoir le premier enfant de l’espace…

Yevgenyevna Savitskaya, entourée de Leonid Popov (à gauche) et Alexander Serebrov (à droite). Qui fut l'élu ? Crédit RKK
Yevgenyevna Savitskaya, entourée de Leonid Popov (à gauche) et Alexander Serebrov (à droite). Qui fut l’élu ? Crédit RKK

Svetlana Savitskaya, qui se met de fort mauvaise humeur lorsqu’on évoque le sujet comme si cet acte lui avait été imposé (elle était déjà mariée à l’époque avec un pilote d’essais non astronaute), est aujourd’hui mère de deux filles, nées bien après son vol.

Même si la NASA feint l’ignorance et joue un rôle de vierge effarouchée lorsqu’on aborde le problème avec ses représentants, il faut pourtant bien constater qu’elle a été en rapport avec l’universitaire Elaine Lerner pour définir et adopter un système de harnais destiné à faciliter les rapports sexuels en gravité zéro. Ken Jenks, un ingénieur du Space Biomedical Research Institute, a signé un document intitulé « sexualité dans l’espace » (Cosmic Love) où il considère qu’il s’agit là d’une bonne façon d’aborder le problème des besoins physiologiques humains en cours de mission spatiale. Il y décrit comment, en 1996, l’agence américaine avait conduit une série d’expériences destinées à déterminer les meilleures positions à adopter pour un rapport sexuel en apesanteur. Mais il ne révèle pas de quel vol il s’agissait, quatre missions de navettes comprenant au moins une femme parmi l’équipage ayant eu lieu cette année-là. Les chercheurs auraient obtenu, pour cette expérience très particulière, l’usage exclusif du pont inférieur du shuttle… Dix méthodes auraient été retenues, quatre correspondaient à une approche « naturelle », et six utilisaient un système de harnais ou même un tunnel gonflable. Nous arrêterons là cette évocation, si ce n’est pour dire qu’évidemment, la NASA ne reconnaît aucune de ces révélations provenant pourtant d’un scientifique dûment reconnu par l’agence.

On pourrait également citer l’exemple de Mark Lee et Jan Davis, un couple d’astronautes passagers de la mission STS-47 en septembre 1992. Mariés seulement depuis un an et demi, est-il raisonnable de penser qu’ils n’aient pas été tentés par l' »expérience » dans des circonstances aussi exceptionnelles ? Bien sûr, là aussi, la NASA fait la sourde oreille. Quant aux intéressés, ils affirment que leurs horaires de travail ne leur permettaient pas de se rencontrer, l’un travaillant tandis que l’autre dormait. Bien sûr, on trouvera des gens pour le croire…

Chose curieuse, on constate que 80% des enfants d’astronautes sont des filles, toutes nations confondues. Et tout aussi curieusement, on peut noter que cette dichotomie se révèle identique pour les enfants des pilotes de chasse, qui attribuent cela au fait qu’ils traversent souvent de puissants faisceaux radar, et que les micro-ondes peuvent avoir un effet létal sur les spermatozoïdes mâles.

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/univers/d/faire-lamour-est-il-possible-dans-lespace_10370/

2 réponses sur “Faire l’amour est-il possible dans l’espace ?”

  1. Je sais, je sais, mais je fais ce que je peux pour attirer de l’audience… La philo interesse personne, la politique non plus. J’ai bien essayé la science mais en vain. Le cul ça devrait y arriver bon sang! Prochain article sur les protèses mamaires dns l’espace avec force images, je vois que ça…

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