De la lecture et de la transformation mentale qu’elle induit.

Comme promis amis fumistes, j’ai retrouvé le passage incriminé du livre d’E. Todd après la démocratie qui nous tant fait gloser tantôt.

Après la démocratie

 » la faculté de lire et d’écrire est plus qu’une compétence, elle suppose une transformation de l’homme. Son acquisition est facile avant la puberté, difficile et le plus souvent imparfaite après, tout comme l’acquisition d’une langue étrangère, qui laisse toujours subsister un accent si elle n’est pas réalisée avant que l’enfant devienne adulte. Il s’agit bien d’une transformation en profondeur de l’activité mentale. La lecture silencieuse développe les capacités d’introspection et démultiplie le potentiel d’introversion. L’apprentissage de la lecture fabrique l’homme anxieux de la modernité, européen avant d’être japonais, chinois, arabe, indien ou africain. Cet Européen mentalement modernisé par l’alphabétisation fut perçu jusqu’à très récemment comme agité et sinistre par les populations de l’ancien tiers monde. La hausse du taux de suicide a suivi pas à pas le développement de l’alphabétisation. C’est l’émergence de cet individu triomphant et malheureux qu’étudie au fond Durkheim dans le suicide. »

Voilà voilà…

Une pensée sur “De la lecture et de la transformation mentale qu’elle induit.”

  1. Ce gars là n’as pas du survivre bien longtemps … parce-qu’il faut en lire des lignes et en écrire des livres pour transmettre une telle information :):)

    Je suis déjà plus anxieux, c’est vrai, depuis que je viens d’apprendre que la lecture me prédispose au suicide ..

    Conclusion: Ce genre de propos il ne faut pas les lire, ça augmente les probabilités que ce qui y est décrit se factualise … ;);)

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