Micro-trottoir vidéo : Facebook et vous

Spécialement pour Job, avant le long métrage, The Social Network, qui sortira dans l’Hexagone le 13 octobre prochain. 01net. est allé à la rencontre de plusieurs personnes pour leur poser quelques questions : utilisez-vous Facebook ? Avez-vous retrouvé des amis grâce au réseau ou envisagé de vous désinscrire ? Leurs réponses en images.

http://www.01net.com/editorial/519943/micro-trottoir-video-facebook-et-vous/

Déjà publié le 1 September 2010

Google, une réussite totale ?

Google cela ressemble un peu à un train lancé à très grande vitesse:  tout le monde l’utilise ou voudrait l’utiliser, tout le monde semble y trouver son compte et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Pourtant ce n’est pas si rose que ca d’après cette « WorldMap » … utilisant les outils de Google !!! A l’ironie 🙂

Les pointeurs rouges indiquent un blocage, total ou partiel, de l’un des sites de l’entreprise, et un pointeur bleu indique une action en justice.

J’ai pas compté, j’avoue, mais cela fait bcp ! A la mesure du train en somme.

Déjà publié le 16 July 2010

Liberté, égalité, musique !

Le rapport de la mission Olivennes se nourrit d’abord d’un échec. Celui de la loi DADVSI qui, face aux incertitudes liées à l’élection présidentielle, s’est révélée parfaitement inapplicable.

Envoyer des P2Pistes en prison en pleine campagne électorale, ou les condamner à 300 000 euros d’amende, voilà qui aurait fait tâche. Vouloir dépénaliser le monde des affaires d’un côté, et se montrer intraitable avec le menu fretin qui télécharge de la musique « illégalement » sur Internet de l’autre, risquait de donner l’image d’une France paternaliste et autoritaire, économiquement libérale et politiquement conservatrice, surtout en rupture avec ses propres Lumières, qui a renoncé à se distinguer et à éclairer les autres en explorant de nouvelles voies, et préfère servir la soupe aux riches et vilipender les pauvres, comme pour mieux se plier à l’équilibre d’un monde dominé pour une grande part par des puissances économiques et financières. De quoi faire perdre les élections à la droite.

La gauche, elle, est totalement passée à côté du sujet pendant la campagne. Ce qui lui a probablement coûté l’élection. Elle n’a pas su mettre le doigt sur le symbole fort sous-jacent à cette question des échanges de pair à pair, qui sont la manifestation de la nature foncièrement libertaire des réseaux. Quel en était l’enjeu ? La fondation d’une nouvelle société de l’information à visage humain, la définition d’une nouvelle citoyenneté et de nouvelles libertés publiques, de nouvelles formes de démocratie directe et d’un nouveau contrat social plus libertaire et mieux adapté aux nouvelles sociétés en réseau.

Dans le cas de la gauche, il importait surtout de ne pas se mettre à dos les artistes et le monde de la culture, de ne pas aborder un sujet qui fâche et divise les Français de part et d’autre de l’échiquier politique. En s’en tenant à cette mise sous silence, fruit d’un consensus mou avec la droite, elle est passée à côté du véritable enjeu de cette élection, faisant la preuve de son manque de courage politique et de son absence de conviction et de vision.

Des oligopoles en butte à la « libéralisation » des réseaux

Une fois Nicolas Sarkozy élu – et Dieu sait que toute une gent discographique s’est pressée autour de lui pendant la campagne
présidentielle, affichant sans la moindre pudeur son soutien manifeste au candidat de l’UMP -, il devenait urgent, pour un certain nombre d’oligopoles, que soient adoptées de nouvelles règles répressives beaucoup plus efficaces contre la « libéralisation » sauvage des pratiques de la société civile en réseau, applicables à grande échelle et de manière plus massive, et plus à même que la loi DADVSI de protéger leurs intérêts et de conforter leur position dominante sur les marchés des produits dérivés de la culture.

Le travail de la mission Olivennes n’avait pas d’autre objectif. Et vu le manque d’imagination dont elle a fait preuve, par ailleurs, pour déterminer comment favoriser le développement de nouveaux modèles économiques et la multiplication d’offres de musique en ligne accessibles à tous, elle n’aura pas d’autre résultat.

Face à ce qu’on nous présente souvent comme de détestables métastases de Mai 68, on applique finalement de vieilles recettes politiques héritées du XIXième siècle, qui conjuguent le même positivisme béat et le même autoritarisme masqué. Pour aboutir à quel résultat ? L’introduction d’une surveillance accrue des nouveaux modes d’échange en réseau, au détriment de la protection de la vie privée, de l’exception culturelle et d’un certain nombre de libertés publiques. Au détriment de la démocratie, en somme. Il s’agit d’une vraie rupture, certes… avec les valeurs de la Révolution française.

« Liberté, égalité, gratuité »

Il n’est pas anodin qu’au même moment, ceux qui réfléchissent à contre-courant de cette regrettable évolution voient leur pensée atteindre une certaine maturité. Ainsi ai-je trouvé très salutaire de recevoir, le jour même où la mission Olivennes rendait son rapport public, un essai de Philippe Axel préfacé par Jacques Attali et paru aux Editions Pearson / Village mondial, sous le titre « La révolution musicale », dont le sous-titre claque comme un drapeau au vent : « Liberté, égalité, gratuité ».

L’essai de Philippe Axel est salutaire à plus d’un titre. D’abord, il offre avant tout le point de vue d’un artiste, non pas celui d’un artiste établi, qui a tout à gagner à défendre le respect de l’ordre marchand établi, mais celui d’un citoyen ordinaire qui a fait le choix de développer des activités artistiques dans le domaine de la musique, l’effort de parvenir à une certaine excellence dans l’exercice de son art, et qui porte un regard très critique sur l’environnement économique de cet art, sans que sa réflexion ne se laisse à aucun moment polluer par la frustration qui pourrait être la sienne de ne n’être toujours pas parvenu au firmament de la notoriété.

Philippe Axel nous fait pénétrer dans les arcanes de l’industrie phonographique, nous dresse un portrait de la face cachée du disque, sans céder ni au ressentiment ni à la démagogie. Son ouvrage est d’une clarté et d’une limpidité exemplaires, d’une grande honnêteté intellectuelle, et c’est ce qui fait la force du message qu’il délivre.

Avant même que la mission Olivennes n’ait rendu son rapport, l’auteur écrit dans sa conclusion, dans un éclair de clairvoyance : « Il existe un risque réel que le marché soit tenté d’utiliser sur la Toile des méthodes totalitaires fondées sur la surveillance afin de maintenir une rareté artificielle de biens non rivaux et donc, abondants par nature. La culture laissée uniquement au marché dans le cadre d’une société de contrôle par le marketing et la surveillance, entraînerait un risque majeur de disparition de la sincérité des œuvres. Il en résulterait un mal de vivre profond, créant une société désespérée et favorisant les attitudes suicidaires et extrémistes. »

L’exception culturelle bafouée

Dans la bouche de Philippe Axel, ou plutôt sous sa plume, la « gratuité » n’est pas un gros mot, ni un vain mot. Elle est l’essence même de l’idée d’exception culturelle, qui veut que la culture soit d’abord, en se fondant sur des valeurs d’échange et de partage, source de création de lien social, avant de donner lieu, ce qui n’est pas antinomique, à une marchandisation de ses produits dérivés.

Il ne fait pas de la gratuité un dogme, et la considère plutôt comme une vertu de l’art et de la culture, qu’il est essentiel de préserver. Il n’oppose pas plus la culture au marché, ni le gratuit au payant, l’un se nourrissant abondamment de l’autre. Il explore simplement les nouveaux « transferts de ressources » qu’il serait nécessaire d’organiser et de réguler, entre les acteurs du marché qui profitent à plein tube de la libre circulation des œuvres de l’esprit sur Internet (FAI, fabricants de hardware, etc.) et les industries de la création.

Ces transferts de ressources pourraient prendre différentes formes, s’effectuer selon différentes modalités qui restent à imaginer, à étudier et à discuter. Autant dire que la commission Olivennes est complètement passée à côté de cet enjeu. Qu’à trop céder à une certaine forme de pragmatisme très en vogue par les temps qui courent et très politiquement correcte, en définitive, elle en oublie de remettre un peu d’imagination au pouvoir, ce qui en matière de culture, laisse cruellement à désirer. Certains agitateurs culturels n’agitent plus grand-chose.

Une « révolution musicale » porteuse de fraternité

Dans le sous-titre de son livre, Philippe Axel fait figurer la gratuité au frontispice de la République en lieu et place de la fraternité. Dans le titre de cette note, je préfère y faire figurer la musique. L’une comme l’autre (musique et gratuité) créent du lien social et sont source de fraternité. C’est peut-être ce qui manque le plus à notre société aujourd’hui, et ce dont est le plus porteur « la révolution musicale » à laquelle Philippe Axel consacre son essai.

Un espoir fondamental, alors que toutes les mesures liberticides préconisées par la mission Olivennes pour juguler les échanges de musique entre particuliers, mêmes si elles atteignent leur objectif, ne parviendront pas à faire remonter les ventes de disques d’un iota, j’en mettrais presque ma main à couper.

Allons enfants de la musique, le jour de gloire est peut-être arrivé ! Si d’aucuns cherchent à refonder la nation…

http://www.zdnet.fr/blogs/2007/11/26/liberte-egalite-musique-/?xtor=EPR-100

Déjà publié le 28 November 2007

Les media ou la désinformation organisée

Faites-moi confiance, je suis un menteur!

Dans un article de presse (sic)  récent, il est question d’un jeune homme de 25 ans qui s’est amusé, durant plusieurs mois, à proposer son témoignage à tous les journalistes qui en cherchaient un, et ce quel que soit le sujet de l’article.

Ryan Holiday n’est pas un amateur de barefoot running (la course pieds nus) et ne collectionne pas les vinyles. Il n’est pas insomniaque et ne travaille pas davantage comme employé de bureau. Il est responsable marketing chez American Apparel et …
manipulateur de médias.

Sa technique était simple, : « Quand un journaliste américain faisait appel à Help a Reporter Out (HARO), un service de mise en relation entre la presse et des témoins ou des sources, il répondait, peu importe la réalité de ses connaissances. Le jeune homme avait même engagé un assistant pour l’aider à répondre favorablement au plus de sollicitations possibles. »

Depuis la révélation de ses supercheries à répétition, la plupart des médias abusés ont modifié leurs contenus en précisant dans une note qu’un faux témoignage avait été retiré de l’article.

Il voulait prouver que les journaux et les blogueurs, obsédés par la course à l’audience, étaient prêts à raconter n’importe quoi. Il détaille l’ensemble de son imposture dans un ouvrage paru le 19 juillet intitulé Trust me, I’m lying: confessions of a media manipulator («Faites-moi confiance, je suis un manipulateur»).

«Un article fouillé et construit et un article bâclé font autant de clics», regrette Ryan Holiday … et il s’étonne de la facilité avec laquelle il a dupé la presse.

«C’était tellement facile que c’en était terrifiant.»

Déjà publié le 26 July 2012

Aidez-nous à défendre la livraison gratuite !?

Cher client d’Amazon.fr,Aussi incroyable que cela paraisse, la livraison gratuite chez Amazon.fr est menacée. Amazon.fr est en effet condamnée au paiement d’une amende de 1 000 euros par jour parce qu’elle propose la livraison gratuite de livres à ses clients. Cette amende est le résultat préliminaire d’une action en justice intentée par un syndicat de libraires. Nous avons choisi de faire appel de cette décision et de payer l’amende afin de pouvoir continuer à offrir la livraison à nos clients.Les poursuites de ce syndicat ne sont ni plus ni moins qu’une tentative cynique d’éliminer la concurrence d’Amazon.fr. L’argumentation juridique du syndicat s’appuie sur la loi Lang, qui limite les réductions de prix sur les livres proposées par les détaillants. L’ironie de cette tactique est que la loi Lang a pour but de préserver la diversité de la création culturelle et de donner aux libraires les moyens de proposer une large sélection de livres, et pas seulement les best-sellers.

Or Amazon.fr, qui pratique déjà la remise maximale sur les livres autorisée par la loi Lang, met à votre disposition la plus vaste offre de livres en français disponibles dans le monde, qu’ils soient neufs ou d’occasion, et quels que soient la renommée de leurs auteurs et le prestige de leurs éditeurs. Aussi, la tentative injustifiée du syndicat de supprimer la livraison gratuite n’aurait qu’une seule conséquence : vous devrez payer plus cher pour acheter vos livres. Et cela constituerait un cas unique : la France serait ainsi le seul pays au monde où la livraison gratuite pratiquée par Amazon serait déclarée illégale.

Nous avons donc besoin de votre aide.

Vous pouvez faire entendre votre voix dans ce combat pour la livraison gratuite. Nous avons créé une pétition en ligne que nous vous invitons à signer :

Pétition en ligne

Nous offrons également aux clients la possibilité de débattre librement de ce sujet dans un forum de discussion où de nombreuses personnes partagent déjà leur opinion sur les rabais et la livraison gratuite pour les livres :
Forum de discussion

D’avance merci pour votre aide et votre soutien,Jeff Bezos,
Fondateur et Président Directeur Général
Amazon

J’ai reçu cet email d’amazon, et j’avoues ne pas encore savoir quoi en penser…

Déjà publié le 13 January 2008

3 ans déjà !

Eh oui , nous fêterons demain les 3 ans de notre blog.

Je vais pas vous assommer de statistiques. Si vous voulez vous amusez vous pouvez aller sur le compte google analytic associé au fumier (je vous envoie les infos de connexion à part).

Quelques chiffres quand même:

  • 352 articles
  • 656 commentaires
  • un nombre de visite qui croit régulierement (+80 % entre l’année dernière et cette année).
  • La majorité des personnes qui restent sur notre site y passent de 1 à 3 minutes, ce qui veut dire qu’elles lisent nos élucubrations.  sympa non !

Après pour nous faire voyager je vous donne la carte ou figure la provenance de nos visiteurs sur l’année écoulée. J’ai volontairement retranché la France pour mettre en valeur le reste du monde. Pas de surprise majeur c’est le monde francophone (Belgique, Suisse, Quebec, Maghreb …)

Pour l’anecdote une personne vivant à Téhéran a passée presque 3 minutes sur notre site le 18 septembre dernier.

Je ne peux pas vous dire ce qu’il a vu car sa visite est mélangée ce jour là avec 17 autres visiteurs.

Déjà publié le 28 October 2010

Pourquoi Facebook ne remplacera jamais un Blog

Suite aux remarques de cento sur la « ringardise » de l’outil blog et l’effort « important » demandé pour y publier des articles, je me suis dit que le débat devait se poursuivre ici.

La question est donc : Est ce qu’à l’heure de Facebook et twitter , les blogs sont devenus obsolètes ?

L’aspect de accessibilité technique est tout de suite à écarter dans la mesure ou des outils comme WordPress (que nous utilisons pour ce blog) sont, au travers d’extensions ou d’applications dédiées, accessibles de tous les types de terminaux existants (Iphone, Androphone, Ipad, …)

Il n’y a donc pas  plus de limitations techniques à l’accès à un Blog qu’à l’accès à Facebook ou twitter.

Revenons maintenant au contenu, ou plus précisément à la nature des infos que nous voulons partager.

Facebook et twitter vont me permettre de savoir en temps réel que le petit dernier de ma cousine a été vacciné et  qu’il a beaucoup  pleuré.
Un blog permettra à ma cousine de partager avec moi ses doutes sur la nécessité de ce vaccin et en argumentant ses idées et en étayant son avis de liens sur le web d’opposants à la vaccination.

Dans le premier cas je pourrais clicker sur le bouton « j’aime » dans Facebook pour montrer à ma cousine ma compassion pour son fils. Je me fendrais peut  être même  d’un message à haute valeur littéraire du genre « Oooh , ben il avait bien du malheur le bidounou !!! »

Sur le blog, en tant que grand défenseur de Pasteur et des ses continuateurs j’expliquerais à ma cousine pourquoi elle a bien fait de vacciner son fils et pour donner un peu d’autorité à mon propos j’ajouterais une vidéo d’un grand professeur de médecine qui nous vendrait tous les bienfaits du  bon vaccin sur les petits.

Au travers de cet exemple bien pratique, on comprend bien pourquoi l’un ne remplace pas l’autre. L’instantanéité, la spontanéité  sont dans le premier cas mis en avant. Je partage une tranche de vie avec les gens que j’aime.
Bon pour ma part , j’ai encore du mal à être convaincu de la qualité de cette communication. Je crois que le téléphone donne un contact plus sincère et plus humain que cette « diffusion d’info asynchrone ».
La plus value est bien sur l’image, je peux partager instantanément mes photos et mes vidéos. Si les systèmes de téléphonie avec vidéo de type skype se démocratisent, même cette avantages s’évapore.

Pour le blog , nous ne sommes pas dans la même échelle de temps. J’ai une information ou un sujet qui me teint à coeur et dont j’aimerais bien discuter avec  mes amis.

Comme le sujet m’intéresse, j’ai déjà réfléchis et le blog va me permettre de partager cette information AINSI que mes réflexion sur le sujet avec mes amis.  Partager une URL ou un extrait de blog, c’est un premier pas, mais il ne prend de la valeur que s’il s’enrichit de mes commentaires.

Donc je suis d’accord qu’écrire un article sur un blog peut demander bien plus de temps et d’effort que de poster un tweet. Mais c’est ce qui fait sa valeur.

Pour ma part je dirai même que je préfère prendre 30 minutes à écrire un article sur un blog , que de perdre même 1 minute à mettre à jour mon statut sur Facebook.

Donc messieurs les contributeurs au travail !

Comme le dit ce blogger (http://avc.blogs.com/a_vc/2008/04/the-difference.html):
The blogging revolution is the adult social network whereas Facebook style social networking is for teens and college kids.
Avec cette courbe qui montre la progression comparés des visites sur les deux sites
Fb_vs_wp

Déjà publié le 5 July 2010