Le théorème du singe

Mettez 20 chimpanzés dans une chambre, accrochez une banane au plafond
et mettez une échelle permettant d’accéder à la banane. Assurez-vous
qu’il n’y a pas d’autre moyen d’attraper la banane que d’utiliser
l’échelle et mettez en place un système qui fait tomber de l’eau très
glacée dans la chambre dès qu’on commence à escalader l’échelle. Les
chimpanzés apprennent vite qu’il ne faut pas escalader l’échelle.
Arrêtez alors le système d’eau glacée, de sorte que l’escalade n’ait plus
son effet de gel.

Maintenant, remplacez un des 20 chimpanzés par un nouveau. Ce dernier,
évidemment, va essayer d’escalader l’échelle et sans comprendre pourquoi
il se fera tabasser par les autres. (Eux savent quelque chose que lui ne
sait pas.) Remplacez encore un des vieux chimpanzés par un nouveau. Ce
dernier se fera encore tabasser, et c’est celui qui a été introduit juste
avant lui qui tapera le plus fort.

Continuez la leçon jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des nouveaux.
Alors aucun ne cherchera à escalader l’échelle, et si jamais il y en a
un qui pour une raison quelconque ose y penser, il se fera massacrer
illico par les autres. Le pire, c’est qu’aucun des chimpanzés n’a
maintenant la moindre idée de la raison pour laquelle il ne faut pas
monter sur l’échelle.

C’est ainsi que naît et fonctionne la « culture d’entreprise »….

Déjà publié le 21 February 2006

L’arbre à pétrole

Pour faire face à la crise pétrolière on redécouvre les vertus d’une plante qui pousse en Inde notamment : le Jatropha. Elle permet de fabriquer du biocarburant. Cet arbuste produit des graines très riches en huile, au point qu’il a été surnommé « l’arbre à pétrole ».

Diffusé le 15 juillet 2008 à 20h sur France2.

Reportage Arnauld Miguet, Dominique Marotel, Divya Dugar, Sylvain Lepetit et Quentin Girard.

Déjà publié le 3 September 2008

Cerveau 2.0 ou comment le net modèle notre esprit (1)

Nietzsche

Ca y est je suis en plein dans la lecture du bouquin découvert par cricri ([cref livre-what-the-internet-is-doing-to-our-brains-the-shallows]) Je suis à la page 47. Vous serez sans doute étonné que je commence à vous en parler après avoir lu aussi peu de pages, mais vous verrez plus loin pourquoi

C’est bien écrit et facile à lire.  De plus ça traite aussi d’un sujet qui me tient à cœur : le cerveau et sa plasticité. Mais avant d’aller plus loin, il est amusant de remarquer un paradoxe.

Dès l’introduction, l’auteur nous explique comment , né dans les années 50,il a vécu une enfance sans ordinateur et pleine de livres, pour finalement aujourd’hui être quasiment incapable d’en lire un. Son argumentation étant bien faite , je me suis peu à peu identifié à ce personnage. Est ce que moi aussi, je ne lis pas moins de livre qu’autrefois ?
C’est alors que le comique de la situation se révèle. Le média qui réuni cet auteur et moi est un LIVRE.
Nous voilà rentré au cœur du sujet. Je viens de lire près de 50 pages d’un livre sans images ni photos sans aucun effort, alors que si je scanne ce texte et que je le publie sur ce blog , je n’arriverai pas à dépasser les 10 premiers paragraphes.

L’outil utilisé conditionne le contenu transmis. Ce que dit un livre, un blog ne peut pas le dire et vice versa.

L’auteur raconte que Nietzsche, malade éprouvait de plus en plus de mal à voir et donc à écrire. Il s’équipa d’une machine à écrire qui lui permis de continuer son œuvre. Un ami très proche de lui Heinrich Köselitz nota que son style changea alors . Sa prose devint plus ramassée, plus télégraphique (voir la citation ci-jointe)

Nietzsche

Arrivé à ce point , je me suis interrogé sur la meilleur façon de vous rendre compte de ma lecture. Dans une démarche réflexive , j’ai pensé que je ne pouvais pas vous asséner des grandes longueurs de texte sans images, sans vidéo , sans hyperlien.

Sachant que vous avez déjà lu 328 mots, Je vous invite donc à faire une petite pause avec cette image à gauche et un petit hyperlien sur l’endroit ou je l’ai trouvée: The Nietzsche family circus

Bon la pause et finie, reprenons : notre cerveau

Aristote le décrivait comme une sorte de radiateur , servant à refroidir notre sang. Pour le cœur on peut sentir les battements, pour les poumons l’air qui y rentre, mais pour le cerveau … Rien. Je vous passe les différentes étapes de notre découverte du cerveau qui se stabilise il y a une trentaine d’années avec cette idée que j’ai moi même apprise à l’école que le cerveau se construisait pendant l’enfance et l’adolescence et qu’ ensuite il était figé jusqu’à la fin, et même pour être encore plus noir que nous perdions des neurones tous les jours. Il y avait un côté fatidique angoissant, mais bon si la science le disait c’est que ca devait être vrai.

Et puis voilà que les technologies s’améliorant, scanner, IRM, tomographie, une vieille idée longtemps rejetée ,Freud l’avait évoquée un temps pour finalement l’abandonner, fit son apparition: La plasticité du cerveau. (j’ai mis de la couleur pour vous réveiller)

Notre matière grise se remodèle en permanence en fonction des expériences que nous vivons. Un français Léon Dumont a comparé les conséquences de nos habitudes sur le cerveau à celle de l’eau agissant sur un paysage. L’eau en coulant crée des canaux et plus elle passe au même endroit plus le canal se creuse pour devenir de plus en plus permanent. Si par contre on ajoute des obstacles nouveaux , l’eau invente d’autres chemins et trace de nouveaux canaux.

Dans des cas pathologiques de lésions de certaines parties du cerveau on voit d’autres parties encore saines se réorganiser pour accueillir les fonctions autrefois situées dans les parties endommagées. On voit aussi des personnes devenues aveugles « réutiliser » des parties des aires visuelles pour étendre les fonctions liées au toucher et à l’ouie. On a à faire à une re-programmation de  parties du cerveau.

Il n’est évidement pas nécessaire d’être malade pour profiter des ces processus. Ainsi une étude faites en 1990 sur des chauffeurs de taxi londoniens a pu démontrer qu’ils présentaient  tous un développement plus important que la normal (le groupe témoin) de la partie antérieure de l’hippocampus. Cette partie du cerveau jouant un rôle très important dans la manipulation spatiale de l’environnement d’une personne. Les chercheurs constatèrent aussi que ce développement de la partie antérieure correspondait à une atrophie du reste de l’organe , résultant dans des mauvaises performances dans des tâches de mémorisation autres.
En bref le cerveau se spécialise en permanence.
La conséquence de ce processus de recablage perpétuel est une prime donnée à la répétition.  On peut résumer avec la formule « survival of the busiest« .

Ceci nous amène au deuxième paradoxe de cet article : Les changements dans le cerveau sont du à sa plasticité. Celle ci se  construit sur la répétition et donc su l’immobilisme. Amusant non?

Bon nous voilà arrivé à 823 mots. Je sens que vous fatiguez, nous allons faire une longue pause. Je vous raconte la suite dans un prochain article. D’ici là travaillez la plasticité de votre matière grise 😉

Déjà publié le 3 August 2010

iPxxx, ou le jour où ce qui devait arriver arriva …

USA/INDIANA – Les élèves étaient sur cette tablette numérique un jeudi après-midi. Après quelques minutes d’utilisation, ils ont obtenu une photo de leur professeur entièrement nue.

Cette dernière avait stocké ce cliché dans son Smartphone. Avec la fonction iCloud, elle a immédiatement été partagée avec tous les appareils présents dans la classe. Les parents ont protesté, mais les trois collégiens qui ont vu cette photo ont été suspendus…

Interview de Joshua (en-US)

Plusieurs collèges de France se sont déjà équipés de ces tablettes.
Cela repose la question d’introduire des technologies sans la maîtrise qui devrait aller avec…

Voir: http://eduscol.education.fr/numerique/dossier/apprendre/tablette-tactile

Et pour la région sud-est: http://www.ac-nice.fr/matice/matice_v2/innover-avec-le-numerique/tablettes-tactiles

Déjà publié le 23 October 2012

Cette jeunesse qui ne veut pas payer la retraite des vieux!

11% des 16-29 ans Français sont prêt à payer pour la retraites des gens agés…

20% des 16-29 ans Français pensent que la mondialisation apporte de nouvelles opportunités pour eux.

54% des 16-29 ans Français pensent que le regard de l’autre est déterminant dans leur choix professionnel.

27% des 16-29 ans Français sont certain d’avoir un bon boulot à l’avenir.

26% des 16-29 ans Français pensent que leur avenir est prometteur.

39% des 16-29 ans Français pensent pouvoir changer la société.

Non seulement ces chiffres sont effrayants, mais quand on les compare aux autres pays du monde, ça fait encore plus peur!!! Bref, ya plus de jeunesse mon bon monsieur :-P!

Le dossier en 8 pages : http://www.fondapol.org/fileadmin/uploads/pdf/documents/Dossier_LExpress-Etude_Jeunes.pdf

L’étude complète : http://www.fondapol.org/fileadmin/uploads/pdf/documents/Etude_Les_Jeunesses_face_a_leur_avenir.pdf


Le site d’origine

Déjà publié le 8 March 2008

Quand les données cassent les clichés (Let my dataset change your mindset)

Les statistiques sont un domaine parfois ardu des mathématiques.

Aussi suis-je admiratif de ceux qui peuvent, par leur talent, rendre la richesse des données sous une forme plaisante.

Ce suédois Hans Rosling est un virtuose du genre. Spécialiste de la Santé en Suède, il a mis au point un logiciel de statiques qui lui permet de faire des exposés impressionnants sur différents sujets liés à la santé et au développement dans le monde.

Son site www.gapminder.org permet de jouer par soi même avec les données pour se faire sa propre opinion.
Mais rien ne vaut les démonstration faites par l’auteur lui même Continuer la lecture de « Quand les données cassent les clichés (Let my dataset change your mindset) »

Déjà publié le 1 September 2009