Darwin vs Dieu V2.0

Salut à tous !

Je ne voudrais pas relancer la “guerre” (tout juste une bataille…) des darwiniens contre les tenants d’une “intelligence supérieure” (surtout maintenant que je sais que nous sommes collègues Cento ;-)), mais j’ai trouvé un article sympa sur le sujet, écrit par Philippe Lheureux, je ne résiste pas à l’envie de vous le faire partager.

J’ai bien aimé les exemples de l’apparition de l’aile, ainsi que celui de ce parasite du mouton.

L’article amène juste à des interrogations, je ne désire pas partir en “croisade” ! 😉 Comme je dis toujours, je préfère un athée sympa (et donc qui fait du christianisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose) à un croyant sec et intolérant comme les bigotes de Brel.

A bientôt pour une prochaine bouffe sur le fumier !

L’article Darwin vs Dieu 1 partout balle au centre

Déjà publié le 17 September 2009

Et si le monde quantique était déterministe ?

Le grand public informé est maintenant convaincu de l’indéterminisme fondamental qui caractérise le monde quantique. Les propositions développées par Niels Bohr dans une interprétation dite de l’Ecole de Copenhague dans les années 1924-1927 ont provoqué une véritable révolution dans la physique en particulier et dans la philosophie des sciences en général. Elles posent en principe incontournable l’existence d’une frontière entre le monde ordinaire, régi par les lois déterministes héritées de Newton, et un monde quantique sous-jacent, dit microscopique, dont les « objets » sont marqués par l’incertitude de certaines de leurs propriétés. En conséquence, les entités décrites par la physique quantique ne peuvent pas être considérées comme des particules ordinaires, dont on pourrait à la fois mesurer, par exemple, la position et la vitesse. Elles sont représentées par une équation complexe, la fonction d’onde, qui n’en donne qu’une description probabiliste. Lors de l’observation, cette fonction d’onde s’effondre en ne faisant apparaître qu’une des propriétés de l’entité, par exemple sa position. Mais son autre propriété, sa vitesse, ne peut plus être connue. Il en résulte que toute prédiction sur l’avenir de telles entités devient impossible, sauf à considérer un très grand nombre d’entités analogues sur lesquelles la loi des grands nombres permettra de faire des prévisions vérifiables.

Déjà publié le 13 May 2008

Ni Dieu ni gène, pour une autre théorie de l’hérédité

Cette idée, rappelons-le, est que nul Dieu, nulle finalité, nulle forme prééablie ne guide le processus de réplication, sélection, amplification. Celui-ci se fait au hasard, et ne réussit qu’aux réplicateurs capables de trouver des sources de nutriments plus abondantes ou nouvelles, par rapport à ce que trouvent leurs concurrents. JJK et PS appellent simplement ce processus “hasard-sélection”. Ils l’opposent, au terme d’une longue et intéressante étude philosophique remontant à Aristote, au mécanisme dit par eux “instructif”, omniprésent dans la conscience populaire comme dans la plupart des paradigmes scientifiques encore actuels de nos jours, selon lesquels un moule préexiste toujours à la mutation et guide la sélection.

Et l’homme, dans tout cela, diront les bien-pensants. Selon les auteurs, vu avec un recul statistique nécessaire, il peut apparaître comme appartenant à une espèce définissable par des critères et des valeurs communes, où les composants, les gènes notamment, bien qu’égoïstes, coopèrent de fait de telle sorte que la survie de l’ensemble semble, au moins à court terme, assurée. Mais vu à une autre échelle statistique, l’individu humain ou l’espèce humaine, comme tous les êtres vivants d’ailleurs, ne sont que des assemblées de cellules momentanément unies par des intérêts égoïstes. En descendant plus finement encore dans l’analyse, le vivant peut être décomposé en atomes liés par des interactions chimiques, comme n’importe quel objet matériel. 

 Ils s’appuient, et  ils sont en droit de le faire, car c’est là leur métier principal, sur le décryptage des génomes des virus, notamment celui du sida. L’on sait tout depuis longtemps sur ces génomes, et pourtant l’on ne peut encore rien contre eux. La recherche d’un vaccin susceptible de s’adapter, après des délais nécessairement longs, aux milliards de mutations par minute de milliards d’individus n’a pas plus de sens – avons-nous compris – que celle consistant à analyser atome par atome la constitution d’une automobile pour empêcher les accidents de la route. Nous pourrions dire, sans plaisanter hélas, que le vrai vaccin consiste à couper le virus de ses sources de nutriments. C’est donc le préservatif, n’en déplaise au Vatican. De même que le vrai vaccin contre les accidents de la route, ce serait détruire les véhicules des conducteurs refusant d’appliquer les règles de circulation, et enlever leurs permis de conduire.

http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2000/dec/jj_kupiec_p_sonigo.html

Déjà publié le 4 December 2007

Quand l’océan fait de la mécanique quantique

Ca fait lontemps que je cherchais à remettre la main sur ce reportage. Je l’ai pas trouvé dans une qualité extraordinaire, mais c’est mieux que rien.

Le premier intéret de ce reportage de 45 minutes est de tout vous dire sur les vagues scélérates, ce phénomène naturel que les scientifiques disaient impossible jusqu’à 1995.

Comment un modèle mathématiques de plus de 200 ans est remis en question, et comment la mécanique quantique vient à l’aide des océanographes.

Les océans sont majoritairement remplis de vagues ordinaires, mais parfois surgissent sans crier gare des monstres de 30 mètres surgis du néant ….

Déjà publié le 1 May 2008

Intelligence informatique

Eclos avait évoqué la question (est-ce qu’on pourrait faire une intelligence informatique qu’on ne pourrait pas différencier d’un être humain ?)
Voilà un article (zwirn)qui traite de ce sujet. Il est assez long et aborde plusieurs thèmes.

Si vous ne voulez pas le lire en entier je vous donne la conclusion : on n’en sait rien (rien n’est démontré ni dans un sens ni dans l’autre).
(voilà ça c’est du résumé !)

Bonne lecture

Déjà publié le 15 September 2010

Spinoza avait raison

Au demeurant, Damasio tient à montrer qu’il n’est pas réductionniste. Pour lui, la biologie des relations entre le corps et l’esprit, la neurophysiologie des émotions et des sentiments (des passions), ouvre des perspectives morales considérables. C’est ce qu’il tient à démontrer dans le dernier chapitre du livre, chapitre qui résume sa philosophie. Est-ce que connaître nos émotions et nos sentiments peut nous conduire à mieux vivre, atteindre un état de “contentement”, d’accomplissement, qui était selon lui celui de Spinoza. C’est parce que Spinoza avait atteint cet état, nous dit Damasio, que malgré sa santé fragile, il a pu réaliser une œuvre aussi sereine, aussi prémonitoire des grandes discussions philosophiques et morales qui allaient se généraliser au siècle des Lumières. A la question qu’il se pose à lui-même, l’auteur répond positivement. Découvrir, grâce aux recherches qu’il nous propose, quels sont les ressorts profonds de nos sentiments et de nos pensées nous aidera à rechercher cet état d’accomplissement sans lequel la vie n’est guère supportable. Une grande variété de remèdes aux disfonctionnement dont nous souffrons pourra être envisagée, ceci dès les prochaines décennies. Mais ce sera aussi au plan collectif, celui de la politique et la morale sociales, que ces recherches seront utiles. Les mécanismes régulateurs de l’activité sociale ont été en général développés par l’évolution depuis des millions d’années. D’autres sont récents, datant de quelques millénaires, et se cherchent encore dans le désordre. Mais les problèmes qu’affrontent aujourd’hui l’humanité se compliquent considérablement. Une évaluation systématique des mécanismes régulateurs s’impose de façon de plus en plus pressante. Les remèdes aux disfonctionnements collectifs, par exemple l’addiction aux drogues et la violence, seront plus complexes que ceux applicables aux individus. Mais connaître l’esprit humain de façon plus scientifique aidera à trouver ces solutions. Il ne servira à rien de vouloir imposer aux gens des conduites ou des sacrifices qu’ils se seront pas en état de comprendre. On peut par contre espérer que, mieux informés par la science, ceux qui s’attacheront à traiter les grands problèmes sociaux, et les individus impliqués eux-mêmes, trouveront des voies d’espoir vers un meilleur état d’équilibre et de “contentement”. Continuer la lecture de « Spinoza avait raison »

Déjà publié le 12 December 2007