Pour un principe matérialiste fort

Le matérialisme scientifique ainsi attaqué doit se défendre. Mais pour cela il ne lui suffit plus d’en appeler à la vieille rationalité scientifique dont les arguments ont fini par s’user. Il lui faut s’appuyer sur les développements les plus récents des sciences émergentes. Celles-ci, comme le montre cet ouvrage, ne sont pas réductrices. Elles éclairent d’une nouvelle clarté l’évolution du monde. Il s’agit toujours d’un monde sans Dieu, mais d’un monde où certains des attributs traditionnels du divin se retrouvent dans les formes les plus élaborées d’une « matière intelligente » qui semble en cours d’apparition non seulement sur la Terre mais peut-être plus largement au sein de l’univers. Les nouvelles explications matérialistes peuvent légitimer la recherche du sacré et de l’amour qui a toujours caractérisé non seulement les hommes mais sans doute aussi beaucoup d’animaux. Il s’agit de traits évolutifs qui, au même titre que la capacité d’imaginer et de créer, ont permis jusqu’à présent à certaines espèces d’étendre leurs habitats bien au-delà des niches originelles.

Cet ouvrage vise à montrer que les nouvelles sciences et philosophies dessinent des paysages dont la splendeur et l’inspiration dépassent de beaucoup l’au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l’homme, de l’intelligence et de la conscience sont en train d’apparaître. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l’évolution cosmologique.

http://www.jean-paul-baquiast.fr/

Déjà publié le 4 December 2007

Les Expériences de Mort Imminente, bientôt la preuve !

J’ai trouvé dans « courrier international » de la semaine dernière ce petit article intéressant

Des médecins de 25 hôpitaux britanniques et américains vont étudier 1 500 cas de patients ayant échappé de peu à la mort afin de vérifier si des personnes dont le cœur a cessé de battre ou qui ne présentent aucune activité cérébrale sont susceptibles d’avoir des expériences de “sortie du corps”. Cette étude durera trois ans et sera coordonnée par l’université de Southampton.
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Déjà publié le 1 October 2008

Comment définir le kilogramme ?

Article intéressant sur des notions que l’on utilise tous les jours, et qui font intervenir de la physique de pointe. Après le kilogramme ce sont les autres unités qui vont être redéfinies.

Comment redéfinir le kilogramme ?

De toutes les unités de mesure du Système international, l’unité de masse est la seule à être encore définie par un objet unique. Un cylindre de platine iridié sert toujours de référence à la communauté scientifique.

Ce cylindre – en photo ci-dessus – est conservé sous cloche au Bureau international des poids et mesure (BIPM, à Sèvres près de Paris). Pour éviter toute détérioration, la manipulation de ce prototype est régie par un protocole strict, comme le résume cette note du BIPM.

Malgré ces précautions, il maigrit, inexorablement. Depuis qu’il a été usiné en 1889, il a perdu quelques dizaines de microgrammes. Ce n’est pas grand chose, mais cela pourrait devenir gênant, estime Michael Stock, directeur du département électricité du BIPM :

“Ces faibles variations de masse n’ont pas, jusqu’à présent, posé problème. Mais à terme, il existe un risque. Les mesures sont de plus en plus précises, ce qui implique une meilleure définition de l’unité de la masse. Autre écueil : le prototype est en France. Quiconque a besoin, pour ses recherches, de connaître la définition précise d’un kilogramme doit venir jusqu’au BIPM.”

Sept unités de base. Toutes les unités de mesure sont définies, dans le Système international, à partir d’une “combinaison” de sept unités de base : le kilogramme, le mètre, la seconde, le kelvin (température), la mole (quantité de matière), l’ampère (intensité), le candela (lumière). Ce travail de définition et d’harmonisation du Système International d’unité a été entamé il y a deux siècles.

Prenons l’exemple du mètre. Sa définition a souvent changé au fil des siècles. Un mètre était jadis une portion du méridien terrestre. Puis, l’unité de longueur a été définie comme la distance entre deux points d’une barre d’un alliage de platine et d’iridium. Depuis 1983, le BIPM a choisi de le définir par rapport à une constante de la nature : la vitesse de la lumière.

La fable de la constante de Planck et du kilogramme. La question de la redéfinition du kilogramme a été soulevée, fin janvier, lors d’une conférence à la Royal Society de Londres. Mais la décision attendra sans doute 2015.

D’ici là, les scientifiques devront peaufiner un dispositif expérimental complexe pour mesurer le lien qui unit la masse avec une constante de la nature : la constante de Planck, du nom de l’un des pères de la physique quantique.

Relier cette constante à la masse exige une expérience complexe. Elle nécessite un dispositif appelé balance du Watt qui permet de convertir une puissance électrique en puissance mécanique. Entre trois et cinq balances sont ou seront à la disposition des équipes chargées de redéfinir le kilogramme.

[Lier la constante de Planck à une masse est chose complexe. Pour les courageux, voir les précisions à la fin de cet article.]

Au final, comme l’explique Michael Stock, la précision de cette nouvelle définition du kilogramme dépendra de la précision des mesures effectuées lors de l’expérience (tension, intensité, vitesse, etc. ) – la constante de Planck étant, elle, “fixée par la nature”. D’où l’intérêt d’avoir entre trois et cinq dispositifs expérimentaux pour comparer les résultats.

Pour le moment la communauté scientifique affûte ses instruments. Les conclusions de ce travail seront vraisemblablement soumises lors de la réunion des instances du Système International aux alentours de 2015.

Si une nouvelle définition du kilogramme est adoptée, il s’agirait d’un premier pas vers une refonte globale du Système international pour l’adapter à la science du XXIe siècle. Prochaines étapes, donc : la redéfinition de l’ampère, du kelvin et de la mole. Mais, d’après Michael Stock, “c’est une autre histoire…”

Photo : BIPM


L’article

Déjà publié le 10 March 2011

Pas folle la blonde!

Un prof de maths explique les limites à une blonde (ou, si vous préférez, à un élève ayant, comme on dit, des « difficultés de compréhension » certaines). Il résout avec elle l’exercice suivant :

A la fin de l’exercice, il demande à la blonde si elle a tout compris :
« Oh oui, monsieur! J’ai tout compris! »
N’y croyant qu’à moitié, il lui pose l’exercice suivant. Déterminer
Et la blonde de répondre :

http://trucsmaths.free.fr/blagues_math.htm#blagues

Déjà publié le 18 December 2007

CENTRALES THERMIQUES SOLAIRES

Le Principe

La surface de captage solaire est formée d’une couverture transparente tenue à une certaine hauteur du sol, créant une serre ouverte à la périphérie mais attachée à une cheminée au centre. L’air dans la serre est chauffé par le soleil, devient plus léger et monte vers la cheminée. Le tirage thermique ou « effet de cheminée » induit une dépression et aspire l’air de l’extérieur à travers la surface de captage.

La vitesse du mouvement de l’air est déterminé par la différence de température entre la partie basse et la partie haute de la cheminée et de son hauteur. L’effet de cheminée peut fonctionner 24 heures sur 24, à cause de la chaleur dans la serre due au rayonnement solaire pendant la journée et due au rayonnement de la chaleur emmagasiner dans le sol, pendant la nuit.

L’électricité est produite quand l’air montant passe à travers des turbines des générateurs à l’entrée de la cheminée. 

La cheminée solaire de Manzanares

Un prototype expérimental d’une centrale à effet de cheminée a été conçue par le bureau d’études Schlaich Bergermann und Partner de Stuttgart. Le distributeur d’électricité espagnol Union Electrica Fenosa a proposé le site de Manzanares à 150 km au sud de Madrid et le ministère de recherche allemand (BMFT) a financé le projet. Le prototype a été terminé en 1982 et a fonctionné correctement pendant sept ans.

Dimensions :
– Puissance maximum = 50 kW
– Hauteur de la cheminée en acier = 195 m
– Diamètre de la cheminée = 5 m
– Surface de la serre = 6.000 m2 de couverture en verre et 40.000 m2 de couverture transparente en plastique.

Un animation qui explique tout ça mieux qu’un long discours

http://www.enviromission.com.au/project/technology.htm

Déjà publié le 10 December 2007

Arrêt sur image

Terra


Un diadème d’objets en suspension autour de notre bonne vieille planète bleue. C’est ce que laisse voir cette image réalisée sur les ordinateurs de l’Agence spatiale européenne (ASE). On estime qu’ils sont plus de 18000, du simple boulon au satellite obsolète, à tourner en orbite autour de la Terre. Pour certains, ce sont des débris provoqués par des collisions, comme celle du mardi 10 février 2009, à 16h56, où un satellite commercial américain Iridium 33 (560 kilos) a heurté un vieil engin militaire russe, Cosmos 2251 (900 kilos). La rencontre s’est faite à environ 800 kilomètres au-dessus de la péninsule de Taïmir, en Sibérie, à une vitesse qu’on estime de 11,6 kilomètres/seconde. (ESA/AFP)

Déjà publié le 22 February 2009

L’hyperscience, enjeu pour l’Europe

Pourquoi ce terme et cette affirmation, qui feront d’emblée monter aux créneaux les tenants d’un principe de précaution cachant en fait la volonté de maintenir des avantages acquis menacés par les nouvelles formes de connaissances et de technologies? L’hyperscience, dans la définition provisoire que nous vous proposons, comporterait les traits suivants, qui la distingueraient de la science traditionnelle

* Elle multiplierait les hypothèses, sans se laisser embarrasser par des considérations de convenance, vis-à-vis notamment des mandarins et des institutions. Ainsi serait remis à l’ordre du jour le concept d’anarchisme méthodologique lancé par le regretté et aujourd’hui oublié Paul Feyerabend (Contre la méthode, esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance 1975).

* Elle multiplierait parallèlement la mise en service d’équipements lourds ou légers destinés non seulement à tester les hypothèses déjà formulées mais à faire naître ce que l’astrophysicien Michel Cassé appelle des nuages d’incompréhension, indispensables à l’avancement de la recherche.

* Elle serait radicalement transdisciplinaire. Non seulement elle naviguerait hardiment d’une spécialisation à l’autre au sein d’une discipline donnée, mais aussi d’une discipline à l’autre, et ceci en priorité si tout paraît les séparer. Pour l’aider, il faudrait multiplier les outils et les réseaux permettant le rapprochement des connaissances et des hypothèses.

* Elle n’hésiterait pas, en fonction du développement des systèmes évolués d’Intelligence Artificielle et de simulation du vivant, à faire appel à leurs agents intelligents pour relancer l’esprit inventif des scientifiques humains et aussi pour collecter les fruits d’un raisonnement non-humain qui pourrait agir en interaction avec l’intelligence humaine.

* Elle renoncerait au préjugé selon lequel la science doit unifier et rendre cohérents tous les paysages auxquels elle s’adresse. Le même individu pourrait se donner du monde des représentations différentes, selon qu’il décrirait les horizons de la physique théorique, de la vie, des neurosciences, des systèmes dits artificiels ou, plus immédiatement, de l’art, de la philosophie et de la morale. Le préjugé selon lequel le monde est un et doit être décrit d’une façon unique est sans doute un héritage du cerveau de nos ancêtres animaux, pour qui construire cette unité était indispensable à la survie dans la jungle.

Le « réalisme » qui inspire encore la plupart des sciences constitue une survivance aliénante dudit préjugé. Selon le réalisme, il existe un réel en soi, existant en dehors des hommes, dont les scientifiques, grâce à la science expérimentale déductive, pourraient donner des descriptions de plus en plus approchées. L’hyperscience, tout au contraire, postulerait le constructivisme, thèse selon laquelle la science construit l’objet de son étude, c’est-à-dire le réel subjectif, le seul qui puisse l’intéresser. Elle construit d’abord cet objet en le qualifiant comme thème de recherche puis en vérifiant expérimentalement les hypothèses qu’elle formule à son sujet. L’expérimentation a pour objet de maintenir une cohérence entre les hypothèses précédemment vérifiées et les nouvelles, sans pour autant s’interdire une remise en question (ou plutôt une extension) des premières. Elle est nécessairement et fondamentalement empirique: cela marche ou ne marche pas. Si elle cherche à regrouper et unifier les causes et leurs expressions sous forme de lois, c’est sans prétendre rechercher – et encore moins prétendre avoir trouvé – une cause première définitive (une loi fondamentale)

* Si l’hyperscience ne devait pas chercher à imposer une vision totalitaire du monde, elle devrait cependant, pour son propre compte, s’affirmer holiste et totalisante. En ce sens, elle montrerait, face à tous les ésotérismes, les mythologies, les illusionnismes et les fondamentalismes religieux, qu’elle représente la seule attitude rationnelle digne d’une humanité qui voudrait relever dignement l’héritage du siècle des Lumières.

* Elle se doterait enfin de portes paroles suffisamment influents pour obtenir le déroutement à son profit des milliards de milliards de dollars consacrés au financement des guerres et aux dépenses de consommation somptuaire qui seront de plus en plus insupportables dans la perspective des grandes crises environnementales et géopolitiques qui s’annoncent. L’hyperscience, pour ce faire, devrait convaincre qu’elle représente pour l’humanité la seule opportunité d’échapper à ces crises. A défaut d’en persuader le monde, elle devrait au moins en persuader les Européens.

Nous défendons ici le concept d’une Europe puissance scientifique et technologique. Or en ce sens l’hyperscience serait pour l’Europe une révolution économique, politique et épistémologique, trois conditions indispensables à la résolution des graves crises à venir. Si l’Europe, au lieu de construire des autoroutes et d’importer des 4/4, se couvrait d’Instituts de recherche fondamentale (dit en anglais Blue Sky Research) elle offrirait au monde un autre visage.

Sur un plan plus philosophique, nous voudrions préciser que ce concept d’hyperscience ne devrait pas être compris comme l’apologie d’un réductionnisme niant toutes les autres dimensions des humains. La deuxième édition d’un symposium nommé « Beyond Belief » vient de se tenir à La Jolla, Californie. Il réunissait des scientifiques éminents, pour la plupart matérialistes. Ils se sont mis d’accord sur le fait que la science au sens strict devait tenir compte du fait que les humains ont évolué pour l’essentiel en se référant à des valeurs non rationnelles: foi, religion, émotion. On peut d’ailleurs en dire autant, sous des formes différentes, des animaux. Nier tout ceci ne peut que créer des contre-sens. Même si par exemple les sectes guérisseuses continuent à attirer des foules, comme au Moyen-Age, il ne sert pas à grand chose d’anathématiser leurs pratiquants. L’athéisme scientifique, en ce qui le concerne, doit savoir reconnaître la complexité, dans l’humain comme dans la physique fondamentale.

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin

http://www.pan-europe.org/articletype.php?t=9

Déjà publié le 19 December 2007