Comment rendre les stations de métro plus sûres ?

INRIA : le projet ADVISOR

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Advisor : aide à la vidéosurveillance Comment rendre les stations de métro plus sûres ? Comment gérer l’utilisation de centaines de caméras de surveillance par un ou deux opérateurs de sécurité seulement ? Est-il possible de distinguer automatiquement des comportements humains suspects ou dangereux ? Cette vidéo vous présente les objectifs du projet ADVISOR de l’INRIA.

Déjà publié le 18 December 2007

Morale ou prospérité , il faut choisir.

Après avoir découvert dans Le divin marché Bernard de Mandeville, j’ai continué à lire sur ce monsieur.

D’après Wikipedia il soutient qu’une société ne peut avoir en même temps morale et prospérité et que le vice, entendu en tant que recherche de son intérêt propre, est la condition de la prospérité.

Cela nous ramène à notre discussion avec CriCri sur l’intérêt ou pas de vendre des Airbus et des centrales nucléaires à la chine. L’argument qui veut que si c’est pas nous qui le faisons d’autres prendront notre place est justement une illustration de ce que dit Mandeville.
Reste à définir qu’elle serait l’attitude morale à avoir sur ce sujet.
Le refus de dialogue avec la Chine parce qu’elle ne respecte pas les droits de l’homme et nous pique nos emplois ne nous mènerait pas loin. Si on ne devait pas parler avec tout ceux qui ne pensent pas comme nous finiraient un peu seul.
Par contre laisser nos valeurs aux vestiaires quand on va en Chine est une grosse connerie. La dette américaine est aujourd’hui en partie aux mains des financiers chinois parce que justement des entrepreneurs américains ont voulu être les premiers sur un marché juteux. C’est donc à chaque jour qui passe un peu plus Pékin qui décide de l’avenir économique des Etats Unis. (voir les chiffres en bas de page) Continuer la lecture de « Morale ou prospérité , il faut choisir. »

Déjà publié le 21 December 2007

Des Hommes et des Dieux

Une fois n’est pas coutume, je vais parler cinéma…
Non pour vous conter ma sortie dominicale et la séance de « Moi, moche et méchant » en 3D (…) mais pour vous inviter à visionner « Des hommes et des dieux » ce film français de Xavier Beauvois avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, et Olivier Rabourdin.

Près de 1,3 million de spectateurs en deux semaines ! Qu’un film, contre toutes attentes, attire un monde fou, cela est déjà arrivé comme pour les 8,5 millions d’entrées pour Les Choristes, en 2004.
C’est beaucoup plus rare pour un film austère, sur un sujet dur où l’action se fond en béatitudes …

La quasi-totalité de la critique, à Cannes puis au moment de sa sortie en salles, a encensé le film. D’habitude ce genre de « ola » médiatique présage du pire 🙂 … Mais pas cette fois.

Est ce un retour au film « humaniste » comme avec Agora ?

Ce qui me fascine le plus c’est ce désir de rester coûte que coûte face au danger imminent … les moines répondent en chants et en prières… Quelques uns doutent et veulent partir mais ils se rangent à l’avis du groupe et décident de rester.

2000 ans d’histoire et toujours cette même renonciation au bon sens, cette résignation, cette attente de la main divine..
«  »Accepter de s’échouer sur le rivage du monde plat de l’école ionienne de Milet, guidé par la lueur des ombres du phare de ses utopies » »

Toujours est il que vous pouvez sans craintes passer les deux heures que dure le film confortablement installé dans votre fauteuil, vous n’en sortirez pas indemne de toute réflexion.

Le Synopsis officiel du film :
Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L’armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…
Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.

Déjà publié le 25 October 2010

Les media ou la désinformation organisée

Faites-moi confiance, je suis un menteur!

Dans un article de presse (sic)  récent, il est question d’un jeune homme de 25 ans qui s’est amusé, durant plusieurs mois, à proposer son témoignage à tous les journalistes qui en cherchaient un, et ce quel que soit le sujet de l’article.

Ryan Holiday n’est pas un amateur de barefoot running (la course pieds nus) et ne collectionne pas les vinyles. Il n’est pas insomniaque et ne travaille pas davantage comme employé de bureau. Il est responsable marketing chez American Apparel et …
manipulateur de médias.

Sa technique était simple, : « Quand un journaliste américain faisait appel à Help a Reporter Out (HARO), un service de mise en relation entre la presse et des témoins ou des sources, il répondait, peu importe la réalité de ses connaissances. Le jeune homme avait même engagé un assistant pour l’aider à répondre favorablement au plus de sollicitations possibles. »

Depuis la révélation de ses supercheries à répétition, la plupart des médias abusés ont modifié leurs contenus en précisant dans une note qu’un faux témoignage avait été retiré de l’article.

Il voulait prouver que les journaux et les blogueurs, obsédés par la course à l’audience, étaient prêts à raconter n’importe quoi. Il détaille l’ensemble de son imposture dans un ouvrage paru le 19 juillet intitulé Trust me, I’m lying: confessions of a media manipulator («Faites-moi confiance, je suis un manipulateur»).

«Un article fouillé et construit et un article bâclé font autant de clics», regrette Ryan Holiday … et il s’étonne de la facilité avec laquelle il a dupé la presse.

«C’était tellement facile que c’en était terrifiant.»

Déjà publié le 26 July 2012

La maison brûle et nous regardons ailleurs

http://www.alternatives-economiques.fr/la-maison-brule—_fr_art_47_4866.html

Tu ne dois pas avoir l’article en entier (faut être abonné) mais je te met les passages les plus croustillants. Suivront mes commentaires. J’attends aussi bien sur les tiens.

« La timidité des gouvernements à agir ne s’explique pas seulement par la pression des lobbies industriels, elle tient aussi à la rigidité de nos organisations économiques, sociales et urbaines, et aux bouleversements qu’implique nécessairement le passage à des modes de production et de consommation plus durables. De ce point de vue, il y a une grande hypocrisie à se désoler du refus du citoyen de « base » d’accepter les sacrifices propres à sauver la planète. »

« Certains proposent pour ce faire d’entrer en décroissance, un mot d’ordre avancé par les écologistes les plus radicaux. Ce courant est issu d’une critique du développement apparue dans les années 70, qui récusait aussi bien le productivisme capitaliste que celui du socialisme réel, inscrits tous deux dans une conception du progrès héritée du scientisme positiviste du XIXe siècle, selon laquelle toujours plus signifie nécessairement toujours mieux. Les partisans de la décroissance affirment que la rupture avec nos modes de production et de consommation actuels n’est pas seulement nécessaire, mais souhaitable. Le bien-être de tous en serait mieux servi. »

« Or, la décision démocratique est victime d’un triple handicap, à la fois temporel, spatial et social. Temporel, parce que le temps du politique n’est pas à la mesure des enjeux. Les responsables politiques, soumis (et heureusement!) au verdict fréquent des électeurs, sont peu enclins à agir pour éviter des risques dont la manifestation sera lointaine. D’où le rôle essentiel de la mobilisation citoyenne pour forcer les politiques à l’action.
Le handicap est aussi spatial: l’Etat-nation centré sur son territoire demeure le principal acteur politique sur notre planète. Alors que nous sommes confrontés à des problèmes globaux, il n’existe aucune autorité environnementale à l’échelle mondiale, alors qu’il en existe en matière financière ou commerciale avec le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce. Ce qui incite peu les différents acteurs à agir pour le bien commun. Pourquoi engager des actions coûteuses pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre si les autres n’en font pas autant? Là encore, le rôle des organisations non gouvernementales peut être essentiel pour forcer nos dirigeants à s’entendre.
Enfin, troisième handicap qui pèse sur la décision démocratique: la question sociale. Comment mettre en oeuvre des modes de production et de consommation économes en ressources dans un monde où les richesses sont aussi inégalement réparties au sein des nations comme entre nations? On n’y parviendra pas sans rendre le monde moins inégal et plus solidaire. D’où l’importance des transferts Nord-Sud pour maîtriser le changement climatique ou le souhait d’un New Deal écologique avec le Sud. Le problème se pose également à l’intérieur de chaque pays. La « maison brûle » donc, mais les idées ne manquent pas pour éteindre le feu. Reste à arrêter de « regarder ailleurs »… »

Déjà publié le 30 October 2007