La guerre des Etoiles mene a tout

Je pense qu’un adorateur comme toi de la sage se doit de collectionner les document les plus insolites sur le sujet.

Celui la vaut son pesant de cacahuètes; C est un gros délire d intellectuel qui te fait un cocktail entre guerre des étoiles , christianisme, bouddhisme dit « new age », mondialisation.

Je suis pas sur que ce vaille la peine de lire dans le détails, mais il y quand même des parties très space …. opera ;-)

exemples :
« les caractéristiques ‘christiques’ du jeune Anakin – sa mère prétend qu’il est ne d’une « conception immaculée’ et la course qu’il gagne évoque manifestement la célèbre course de chars de ben Hur, ce ‘conte christique’ « 

j aime beaucoup le manifestement : on est en plein dans le Shopenauer. Je sais pas quel numéro de stratagème mais faire admettre comme une vérité déjà connue de tous un truc qui l’est pas du tout

 » L’univers idéologique de la guerre des étoiles renvoie a l’univers païen du new age. Il est donc logique que la figure centrale du Mal fasse écho a celle du Christ »

Monde Diplomatique guerre des etoiles

Déjà publié le 23 May 2005

De l’évolution et de l’émergence

Je vous propose ici un très long article qui devrait passioner les esprits scientifiques curieux. En voici quelques extraits:

Il faut se représenter le sujet comme un organisme vivant (on ne définira pas la vie à ce stade) doté d’une membrane ou frontière le séparant du monde extérieur et communiquant avec ce dernier par des périphériques : organes sensoriels et organes effecteurs. Ces organes sont reliés par un système nerveux lui-même doté, dans les organismes évolués, d’une centrale d’interconnexion, de mémorisation et de traitement des données provenant des périphériques. Nous l’appellerons le cerveau.

Et un peu plus loin :

Dans le langage courant, un concept est défini comme «une idée ou représentation de l’esprit qui abrège et résume une multiplicité d’objets empiriques ou mentaux par abstraction et généralisation de traits communs identifiables par les sens» (Wikipedia). Nous ajouterions à cette définition une précision importante. Un concept ne se crée pas dans l’esprit (plus exactement dans le cerveau) sans que ceci réponde à une utilité. Le concept se crée dans le cerveau parce que celui-ci est capable d’abstraire à partir de perceptions différentes les traits communs qui peuvent faire soupçonner une permanence intéressante pour la survie. Le concept permet donc de réagir rapidement à une perception nouvelle. Ou bien celle-ci signale un élément du monde extérieur déjà connu et ne nécessitant pas un effort d’adaptation, ou bien elle signale un élément nouveau, avantageux ou dangereux, non prévu par le concept et auquel il faudra s’adapter. Dans ce cadre, en cas de succès des conduites d’adaptation, après un temps de latence suffisant pour éliminer les perceptions parasites, le concept sera enrichi ou modifié en profondeur.

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Déjà publié le 13 May 2008

Souffrance en France ou la banalisation de l’injustice sociale

Ma lecture du moment.

Cet ouvrage du maintenant célèbre Christophe Desjours spécialiste de la psychologie du travail dresse un constat assez noir de l’évolution des relations de travail dans nombre d’entreprises françaises.

Quelques unes de ses réflexions histoire de vous donner envie de le lire :

– on assiste actuellement à une banalisation importante de la violence et de l’injustice dans les entreprises et au dehors pour les chômeurs. La tolérance à ce qu’il appelle « le mal » est devenue la norme. Il rappelle à cet égard qu’en 1980 des experts avaient prédit à la France une explosion insurrectionnelle majeure si le chômage venait à dépasser les 4%. Or aujourd’hui nous dépassons allègrement les 10% et aucune insurrection n’a eu lieu. Selon lui au vu de l’état de la société française actuelle, nous pouvons largement aller plus loin dans l’augmentation du nombre des chômeurs des injustices et des violences sociales. Comment cela a-t’il été possible? Comment l’injustice et la violence au travail a t’elle pu se banaliser à ce point?

– Il précise la grande différence qu’il y a entre une description « gestionnaire du travail » qui en évacue tout subjectivité pour parler en chiffres soit disant indiscutables quoique le plus souvent falsifiés ou mensongers et une description subjective du travail c’est à dire du point de vue des salariés qui elle est absolument différente de la première. Il regrette du reste l’évacuation de la prise en compte de la subjectivité dans les analyses du travail. De cette évacuation de la subjectivité découlent les nouvelles méthodes d’optimisation industrielles et managériales « à la japonaise » et leurs effets délétères sur la santé des individus.

– il décrit avec une précision redoutable les pratiques managériales de travail de certaines entreprises dans le milieu industriel. Pour la petite histoire, Je me suis retrouvé point par point dans cette description d’un système quasi concentrationnaire et quasi fasciste assez affolante qui inflige aux personnes des souffrances extrêmes et malheureusement non prises en compte par la société et non reconnues, qu’on oblige à taire, ce qui favorise des conduites suicidaires au travail.

– il y a de nombreux renvois à diverses analyses du système Nazi qu’il ne cesse de comparer au système de relations sociales et de travail en France.  Selon lui un système de travail ne peut fonctionner que si chacun y apporte son concours zélé. Les acteurs du système nazi ne faisaient pas qu’obéir aux ordres qu’on leurs donnait mais y mettaient tout leur zèle et leur intelligence, exactement comme les « collaborateurs » de l’entreprise d’aujourd’hui. la question est comment cela est-il possible alors que beaucoup savaient pertinemment à quel point le système était injuste et porteur de violence… la thèse de la banalisation du mal et du retournement des valeurs est utilisée pour répondre à cette question sur le monde du travail décrit comme un système extrêmement cohérent et complet. Le fait par exemple de refuser de faire un sale boulot en entreprise (délation, mensonge, manipulation mobbing, harcèlement, etc.) est vu comme un manque de courage par les managers, et un manque de virilité (selon les termes de l’auteur) qui doit amener à se séparer du collaborateur vu comme faible. Il rapproche ces situations des cas ou certains soldats ont refusé de participer à des raffles de juifs lors de la seconde guerre mondiale. Je suis assez d’accord avec cette analyse. Selon moi il n’y a que peu de différence de nature entre ces comportements mais une différence de degrés. Il pose cette question : dans le régime Nazi il y avait utilisation de la force et de la contrainte par la violence pour amener les gens à faire des choses affreuses. Que ne parviendrait-on à obtenir de nous si la force physique violente était aujourd’hui utilisée, au point d’atonie et d’indifférence à l’injustice et à la violence auquel nous sommes aujourd’hui rendu? Ce point est à mon avis le plus fort du bouquin. Il a d’ailleurs été largement critiqué pour cette analyse en tant qu’il assimilait des conduites d’entreprises à un régime totalitaire ce qui est excessif. A mon sens, il n’assimile pas mais compare et cherche à comprendre l’un au regard de l’autre ce qui n’en est pas moins inquiétant au terme de l’analyse.

– Il explore les ressorts de l’adhésion à la culture d’entreprises pourtant violentes et injustes chez leurs salariés pourtant conscients chacun à leur niveau de la perversité du système dans lequel on les fait se débattre.

– il rappelle à quel point le travail peut être porteur de construction et de développement de tous les aspects de la personnalité d’un sujet dés lors que ce sujet parvient à combler le fossé entre le prescrit du travail (méthodes et organisations) et réel du travail (réalité qui oblige à beaucoup d’ajustement avec les procédures pour arriver à ses fins). Les individus investissent dans le travail une part toujours plus importante de leurs ressources psychologiques et de leur identité ce qui amène à beaucoup mieux comprendre le fait qui parait impensable que l’on puisse se suicider à cause de son travail. Dés lors que l’on nie ce travail, qu’on le réduit à néant, on nie et réduit à néant du même coup l’identité du sujet.

– Il rappelle que le système de travail actuel relève de choix politiques humains et non d’une quelconque loi économique naturelle intangible à laquelle personne ne pourrait rien.

Bref je vous le conseille.

ou la banalisation de l'injustice sociale

Déjà publié le 28 October 2010

Le capitalisme est –il moral ?

Une intervention d’André Compte-Sponville sur le capitalisme qui devrait plaire à Job.

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=74891

En gros ce que j’ai compris : le capitalisme n’est ni moral ni immoral mais ammoral, c’est à dire en dehors de la morale. C’est un système économique qui ne peut pas avoir de valeur morale. Par contre le capitalisme est générateur d’injustices et c’est là que la morale doit intervenir. Ce qui relève de la politique.

Un autre point important. Le capitalisme est le meilleur moyen pour produire de la richesse. Par contre il est foncièrement injuste et doit être controlé par la morale pour une redistribution de la richesse plus juste.

Compte-Sponville dit ça bien mieux que moi, je vous recommende donc fortement de l’écouter pour vous faire votre opinion là-dessus.

Déjà publié le 29 June 2009

La vérité ( A imprimer pour la pause caca ;-)

Le point de vue bouddhiste est intéressant: Il considère la vérité comme un composante d’un concept plus large : La parole parfaite.
Je crois que le sujet devient alors plus facile à aborder car on sort d’un débat trop théorique.

Dans les textes bouddhiques la Parole Parfaite est habituellement décrite comme une parole qui est véridique, qui est affectueuse, qui est serviable et utile, et qui favorise la concorde, l’harmonie et l’unité.

LA VERITE

[…]
Mais savons-nous vraiment ce que veut dire dire la vérité ? […] Dire la vérité ne signifie pas seulement s’attacher à la précision factuelle, à dire que ce vêtement est jaune et que ceci est un microphone. Ceci n’épuise pas le concept de véracité. La précision factuelle est bien entendu importante. C’est un des éléments de la véracité, et nous ne pouvons pas l’ignorer. Mais ce n’en est pas la totalité.
[…]
La véracité est aussi psychologique, aussi spirituelle. A côté de la précision factuelle, dire la vérité implique aussi une attitude d’honnêteté et de sincérité. Cela implique de dire ce que nous pensons réellement. Vous ne dites pas la vérité si vous ne dites pas toute la vérité, si vous ne dites pas ce qui est réellement dans votre cœur et dans votre esprit —ce que vous pensez réellement, voire ce que vous ressentez réellement. Si vous ne faites pas cela vous n’êtes pas sincère, vous ne communiquez pas réellement.
[…]
Mais alors, une autre question se pose : savons-nous vraiment ce que nous pensons ? Savons-nous vraiment ce que nous ressentons ? La plupart d’entre-nous vivons, ou existons, dans un état de confusion, de perplexité, de chaos, de désordre mental chronique. Il se peut que nous répétions, quand l’occasion se présente, ce que nous avons entendu, ce que nous avons lu.
[…]
Mais nous faisons tout cela sans réellement savoir ce que nous disons. Comment pouvons-nous donc vraiment dire la vérité ? Puisque nous ne savons pas réellement ce que nous pensons, comment pouvons-nous être véridiques ?
[…]
Si nous voulons dire la vérité dans un sens intégral, au moins dans un sens plus complet que ce qui est généralement compris, nous devons clarifier nos idées. Nous devons introduire quelque ordre dans ce chaos intellectuel qui est le nôtre.
[…]
Ceci signifie que nous devons être complètement honnêtes avec nous-mêmes. Ceci signifie que nous devons nous connaître. Si nous ne nous connaissons pas, dans nos profondeurs comme dans nos hauteurs, si nous ne pouvons pénétrer dans les profondeurs de notre être et être vraiment transparents à nous-mêmes, s’il n’y a pas de clarté ou de lumière intérieure — alors nous ne pouvons dire la vérité.
[…]
En y réfléchissant nous pourrions avoir à admettre que la plupart d’entre-nous traversons la vie, année après année, de l’enfance ou au moins de l’adolescence jusqu’à la vieillesse, sans peut-être être capables une fois au moins de dire la vérité dans le sens le plus large et le plus clair de ce terme tant abusé.
[…]

L’ Affection

[…]
Parler avec affection ou avec amour signifie dans ce contexte dire la vérité dans son intégralité, avec une prise de conscience complète de la personne à qui vous parlez. Combien d’entre-nous peuvent-ils faire cela ? Si nous y pensons nous réaliserons que quand nous parlons à des personnes, en général nous ne les regardons pas.
[…]
Nous voyons généralement les gens en termes de nos propres réactions émotionnelles envers eux. Nous avons envers eux une certaine réaction émotionnelle, et puis nous attribuons cette réaction émotionnelle envers eux comme étant une de leurs qualités. Si par exemple une personne fait ce que nous aimerions qu’elle fasse, alors nous disons qu’elle est bonne, gentille, serviable, etc. Ainsi nous ne communiquons pas réellement avec cette personne particulière. Ce qui se passe réellement, la plupart du temps, c’est que nous communiquons, ou essayons de communiquer, ou prétendons communiquer, avec nos propres projections mentales.
[…]
C’est particulièrement le cas de ceux qui nous sont — à ce que l’on prétend — proches et chers. Parents et enfants, frères et sœurs, maris et femmes se connaissent très rarement les uns les autres
[…]
Si nous connaissons vraiment cette autre personne nous saurons ce dont elle a besoin — ce qui est bien différent de ce que nous pensons qu’elle devrait avoir parce que cela serait bon pour nous si elle l’avait, ce qui est ce que la plupart des gens entendent par « savoir ce qui est bon pour les autres ». Savoir ce que d’autres personnes ont besoin signifie savoir ce qui est bon pour elles de façon très objective, sans référence à nous-mêmes. Nous saurons alors ce qui doit être apporté, ce qui doit être donné, comment elles doivent être aidées, et ainsi de suite.
[…]

L’Utilité

Nous devrions voir le côté bon, radieux, positif, des choses — et ne pas concentrer notre attention sur le côté négatif. Nous ne devrions pas être trop critiques ou destructifs. Il y a bien sûr un temps pour la critique, et même pour la critique destructive : c’est une activité légitime. Mais la plupart d’entre-nous sommes trop prêts et trop rapides à nous y adonner, négligeant le côté plus positif.
[…]
Nous pouvons au moins être positifs, et appréciatifs de toute bonne chose que nous voyons grandir en l’autre personne, ou émerger d’elle. En tout cas, même si le cas échéant nous donnons quelque instruction, cela ne sera efficace que si nous le faisons dans un esprit serviable, positif et constructif.
[…]
Maintenant, si nous communiquons tel que nous l’avons décrit : si nous disons la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité ; si nous parlons avec amour, c’est à dire avec la conscience de l’être de l’autre personne ; si nous parlons de façon à promouvoir le développement de l’autre, de façon à avoir sur l’autre un effet sain et positif ; si nous sommes plus concernés par ses besoins que par les nôtres ; si nous ne projetons pas nos propres états émotionnels, ou ne l’utilisons ou ne l’exploitons pas ; alors le résultat sera qu’en parlant, en communiquant avec une autre personne nous oublierons tout ce qui nous concerne. Ceci nous mène au quatrième et plus élevé des niveaux de Parole Parfaite, ou à la quatrième et dernière étape de la communication.
[…]

l’Harmonie

Même à un niveau ordinaire, quand vous faites pour la première fois connaissance avec quelqu’un, pendant un certain temps vous parlez beaucoup, vous échangez des idées, vous apprenez à vous connaître ; mais dans un sens plus vous vous connaissez, moins il y a à dire. Lorsque la Parole Parfaite culmine dans l’harmonie, dans l’unité et dans la transcendance de soi réciproque, alors en même temps elle culmine dans le silence.

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J’ai tiré ce texte d’une description de l’ « octuple sentier » qui est le « mode d’emploi » laissé par Bouddha.

Si un jour ca te tente , j’ai un petit livre très bien sur le bouddhisme.

L'enseignement du Bouddha d'après les textes les plus anciens

C’est une philosophie qui a beaucoup compté et compte encore beaucoup pour moi
http://www.centrebouddhisteparis.org/Bouddhisme/Parole_Parfaite/Veracite/veracite.html

Déjà publié le 21 January 2006