L’autorité du père, à quoi cela sert il ?

Pourquoi est il essentiel qu’un enfant ait à faire à un autre adulte que sa mère.

On peut hasarder de nombreuses réponses plus ou moins farfelues.

  • La virilité du père et la puissance physique qu’il dégage peuvent apparaître rassurantes pour l’enfant.
  • Dans notre civilisation le père incarne le chef pour la famille.

J’aime beaucoup mieux l’explication qu’en donne ce médecin, Claude Halmos qui a écrit un bouquin sur l’autorité.

L'autorité expliquée aux parents

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Déjà publié le 22 February 2008

Les mystères de la lecture ? (1)

Eclos ayant inauguré avec Le verre est solide ? la catégorie science, je vais essayer d’enrichir cette nouvelle catégorie avec quelques articles sur la lecture.

Je viens de commencer un livre passionnant : “Les neurones de la lecture” par Stanislas Dehaene

Les neurones de la lecture

 

Le sujet : étude scientifique par un spécialiste de la psychologie et de l’imagerie cérébrale d’une de nos activité quotidienne.

Je vous recommande sa lecture, mais je vais quand même tenter de vous en donner les grandes idées en résumant les points essentiels au fur et à mesure de ma lecture

Au premier abord, l’opération de la lecture semble magique: il nous suffit de poser le regard sur un mot et, sans le moindre effort apparent, notre cerveau nous donne accès à son sens et à sa prononciation. Ce problème n’est pourtant pas simple, puisque les meilleurs logiciels de reconnaissance s’y frottent toujours avec difficulté.

L’information visuelle doit être extraite, distillée, puis recodée dans un format qui restitue la sonorité et le sens des mots. Nous avons besoin d’un algorithme de décodage, semblable dans son principe à celui d’un logiciel de reconnaissance de caractères, capable de passer des taches d’encre de la page aux mots qu’elle contient. Sans que nous en ayons conscience.

Notre cerveau réalise une série d’opérations sophistiquées dont les principes commencent seulement à être compris .

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Déjà publié le 11 November 2007

L’important c’est de polluer!

J’en peux plus. Le sport va dégouliner tout l’été, et c’est pénible. Juin a tout donné aux petites balles jaunes de Roland Garros, suivies de celles de Wimbledon, puis au ballon rond : trois semaines d’Euro dans les dents. En juillet-août, voici venir le temps des jeux Olympiques et des mobylettes humaines du Tour de France. Pitié.

 

Le ton est donné dans les premières lignes.
Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cet article de Bridget Kyoto, du magazine Causette, qui dénote par le traitement particulier qui est fait de l’information, des magazine féminins traditionnels …

La suite ici…

Déjà publié le 26 July 2012

Laurent Cabrol contre les experts du GIEC

Les pronostics sont ouverts dans le match suivant entre deux poids lourds:

– Laurent Cabrol, journaliste présentateur vedette de la météo sur France 2 depuis des lustres.

– Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) organisme crée en 1998 par l’ONU et l’organisation météorologique mondiale regroupant les meilleurs experts du climat. Prix Nobel de la paix 2007

Objet du combat : Les humains sont ils responsables des dérèglements climatiques

Les armes des deux opposants:

  • Vingt ans de rapports aussi ennuyeux qu’ alarmistes pour le GIEC
  • Un super petit livre, bien écris pour la ménagère de – de 50 ans en vente dans toutes le bonnes librairies pour la modique somme de 9,9 €

Climat : et si la Terre s'en sortait toute seule ?

MON PRONOSTIC: Cabrol gagne

La recette eternelle du succès : Un populisme saupoudré de science

  • C’est pas mois c’est les autres : La France grâce à son industrie nucléaire est bien plus propre que ces vilains chinois
  • Ce n’est pas la première fois que le terre subit des variations climatiques

Sinon il est intéressant de voir ou j’ai trouvé l’interview : Le figaro

L’interview de l’auteur est disponible : ICI

Déjà publié le 7 October 2008

Les media ou la désinformation organisée

Faites-moi confiance, je suis un menteur!

Dans un article de presse (sic)  récent, il est question d’un jeune homme de 25 ans qui s’est amusé, durant plusieurs mois, à proposer son témoignage à tous les journalistes qui en cherchaient un, et ce quel que soit le sujet de l’article.

Ryan Holiday n’est pas un amateur de barefoot running (la course pieds nus) et ne collectionne pas les vinyles. Il n’est pas insomniaque et ne travaille pas davantage comme employé de bureau. Il est responsable marketing chez American Apparel et …
manipulateur de médias.

Sa technique était simple, : “Quand un journaliste américain faisait appel à Help a Reporter Out (HARO), un service de mise en relation entre la presse et des témoins ou des sources, il répondait, peu importe la réalité de ses connaissances. Le jeune homme avait même engagé un assistant pour l’aider à répondre favorablement au plus de sollicitations possibles.”

Depuis la révélation de ses supercheries à répétition, la plupart des médias abusés ont modifié leurs contenus en précisant dans une note qu’un faux témoignage avait été retiré de l’article.

Il voulait prouver que les journaux et les blogueurs, obsédés par la course à l’audience, étaient prêts à raconter n’importe quoi. Il détaille l’ensemble de son imposture dans un ouvrage paru le 19 juillet intitulé Trust me, I’m lying: confessions of a media manipulator («Faites-moi confiance, je suis un manipulateur»).

«Un article fouillé et construit et un article bâclé font autant de clics», regrette Ryan Holiday … et il s’étonne de la facilité avec laquelle il a dupé la presse.

«C’était tellement facile que c’en était terrifiant.»

Déjà publié le 26 July 2012

l’homme est à la fois le plus social et le plus individualiste.

De tous les êtres vivant sur cette terre, l’homme est à la fois le plus social et le plus individualiste. Il est sans contredit aussi le plus intelligent. Il existe peut-être des animaux qui sont même plus sociaux que lui, par exemple les abeilles, les fourmis ; mais par contre, ils sont si peu individualistes, que les individus appartenant à ces espèces sont absolument absorbés par ces dernières et comme anéantis dans leur société : ils sont tout pour la collectivité, rien ou presque rien pour eux-mêmes.

Il paraît qu’il existe une loi naturelle, conformément à laquelle plus une espèce d’animaux est élevée dans l’échelle des êtres, par organisation plus complète, plus elle laisse de latitude, de liberté et d’individualité à chacun. Les animaux féroces, qui occupent incontestablement le rang le plus élevé, sont individualistes au suprême degré.

L’homme, animal féroce par excellence, est le plus individualiste de tous. Mais en même temps, et c’est un de ses traits distinctifs, il est éminemment, instinctivement et fatalement socialiste. C’est tellement vrai, que son intelligence même qui le rend si supérieur à tous les êtres vivants et qui le constitue en quelque sorte le maître de tous, ne peut se développer et arriver à la conscience d’elle-même qu’en société et par le concours de la collectivité tout entière.

Et en effet, nous savons bien qu’il est impossible de penser sans paroles ; en dehors ou avant la parole, il peut y avoir sans doute des représentations ou des images des choses, mais il n’y a pas de pensées. La pensée voit et ne se développe qu’avec la parole. Penser c’est donc parler mentalement en soi-même. Mais toute conversation suppose au moins deux personnes, l’une c’est vous, qui est l’autre ? C’est tout le monde humain que vous connaissez.

L’homme, en tant qu’individu animal, comme les animaux de toutes les autres espèces, a de prime abord et dès qu’il commence à respirer, le sentiment immédiat de son existence individuelle ; mais il n’acquiert la conscience réfléchie de lui-même, conscience qui constitue proprement sa personnalité, qu’au moyen de l’intelligence, et par conséquent seulement dans la société. Votre personnalité la plus intime, la conscience que vous avez de vous-même dans Votre for intérieur, n’est en quelque sorte que le reflet de Votre propre image, répercuté et renvoyé comme par autant de miroirs, par la conscience tant collective qu’individuelle de tous les êtres humains qui composent Votre monde social. Chaque homme que vous connaissez et avec lequel vous vous trouvez en rapports, soit directs soit indirects, détermine, plus ou moins, Votre être le plus intime, contribue à vous faire ce que vous êtes, à constituer Votre personnalité. Par conséquent, si vous êtes entouré d’esclaves, fussiez-vous leur maître, vous n’en êtes pas moins un esclave, la conscience des esclaves ne pouvant vous renvoyer que Votre image avilie. La bêtise de tout le monde vous abêtit, tandis que l’intelligence de tous vous illumine, vous élève ; les vices de votre milieu social sont vos vices, et vous ne sauriez être un homme réellement libre, si vous n’êtes entouré d’hommes également libres, l’existence d’un seul esclave suffisant pour amoindrir votre liberté.

Extrait du ‘principe de l Etat’

Bakounine