Deadliest Warrior

On se demande toujours qui serait le plus fort entre deux guerriers qui ne se sont jamais rencontrés. Et bien spike a la réponse avec ses émissions TV Deadliest Warrior (http://www.spike.com/shows/deadliest-warrior). Ça va du combat entre dictateurs (Saddam Hussein Vs. Pol Pot) aux soldats de la seconde guerre mondiale (Gurkhas Vs. French Foreign Legion) en passant par le viking contre le samourai!

Bref pour vos longues soirées d’hiver, je vous recommande cette série qui est menée par des scientifiques avec des moyens scientifiques et les experts de chaque époque.

Un très intéressant matchup : le vampire contre le zombie : qui est le plus fort? http://www.spike.com/articles/kqy09m/deadliest-warrior-an-undeadliest-warrior-matchup-vampires-vs-zombies

 

 

 

 

De l’intérêt des cloches dans les monastères

J’ai lu cette page dans le livre “L’étonnement philosophique” de Jeanne Hersh, sous-titré “Une histoire de la philosophie”.

Cette dernière a été l’élève du philosophe Allemand Karl Jaspers, elle a été pendant 20 ans professeur de philosophie à l’Université de Genève, et elle a dirigé la division de philosophie à l’Unesco. Voici le texte (c’est dans le chapitre sur “La Renaissance”) :

“Le rapport entre le Moyen Age et cette époque nouvelle [la Renaissance] a été conçu de façon très différente selon les auteurs. Certains ne retiennent que les contrastes entre les deux, si bien que la seconde ne constitue qu’une réaction à la première. D’autres au contraire soulignent les continuités. Il y a sans doute les deux : des contrastes et des continuités. Le sociologue Lewis Mumford a mis en évidence un intéressant exemple de continuité. Selon lui, les cloches des monastères ont contribué à rendre possible et à préparer le monde moderne de la science et de la technique. En ce temps, les gens n’avaient pas de montre, et les moines qui se rendaient au travail dans les champs éloignés appartenant à leur monastère ne savaient pas l’heure. Or il y avait chaque jour plusieurs services religieux auxquels ils devaient assister. On sonnait donc les cloches pour les réunir. C’est ainsi que les cloches rythmèrent la vie de toute la journée, non seulement celle des moines mais aussi celle des habitants des villages alentour, et tous prirent l’habitude de coordonner leur existence au long de la journée. Au son des cloches, les familles se livrèrent au même moment à des occupations analogues.

La portée d’une telle manière de vivre, nous pouvons aujourd’hui l’apprécier par contraste, en constatant les énormes difficultés que rencontre l’organisation du travail industriel dans les pays en développement, où le manque de coordination dans le temps constitue un des obstacles essentiels. Lorsqu’on n’a pas l’habitude, dans une société donnée, de se réunir, pour l’exécution d’une tâche déterminée à une heure et en un lieu donnés, rien ne va plus. Et aucune industrie n’aurait pu se développer si la population européenne n’avait pas au préalable soumis son rythme de vie commun à la sonnerie des cloches. Une remarque historique comme celle-là a de l’importance. Elle met en lumière la complexité concrète des conditions nécessaires à tout nouveau comportement social et à tout développement intégré. Si on se réfère en revanche, non au Moyen Age, mais à l’Antiquité, on verra que, d’après les textes grecs et latins, les gens prenaient rendez-vous pendant une période approximative de trois heures, entre six et neuf heures, par exemple.”

La dette publique : Une longue histoire

Je vous propose ce court article du monde très intéressant sur l’histoire de la dette publique

Le problème de la dette publique surgit aujourd’hui avec une extrême urgence sur la scène économique, politique et médiatique. Par un jeu de dominos pervers, plusieurs pays de la Communauté européenne sont au bord de la banqueroute (Irlande, Grèce) ou mis en danger par l’explosion de leur dette publique (Portugal, Espagne, Italie), tandis que les Etats-Unis sont minés par leur déficit abyssal.Triple a perdu

L’acuité de la crise financière et le désarroi des politiques incapables de la juguler expliquent la panique qui a saisi les marchés et l’angoisse qui a envahi les citoyens. Non que la question de la dette américaine ou du déficit des Etats européens ait été ignorée au moment du traité de Maastricht, en 1992, mais la tournure prise par les événements depuis 2008 lui confère le statut peu enviable de péril inouï.

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“Agora”, Hypatie, ou le ressac de l’Histoire …

Comme déjà évoqué sur ce site,  le film “Agora“, sorti en janvier dernier, évoquait un pan de l’histoire peu médiatisé : l’intolérance des Chrétiens.

Rachel Weisz dans le film hispano-américain d'Alejandro Amenábar, "Agora".
Rachel Weisz dans le film hispano-américain d'Alejandro Amenábar, "Agora".

Pour info., un article journalistique présente le film de manière assez complète.

Ce qui est dommage, c’est le peu d’audience qu’a eu ce péplum par rapport à des films comme “Hors-la-loi” qui sort aujourd’hui.

Peut être que l”éloignement temporel apporte à l’un ce qu’il enlève à l’autre …

Antony Beevor : La chute de Berlin

Je vous avez dit tout le bien que je pensais d’un précédent ouvrage de cette auteur sur le débarquement de Normandie.

D-Day et la bataille de Normandie

J’avais donc un préjugé très favorable sur cette auteur, ce qui m’a permis de passer outre à mon apriori premier par rapport à cet épisode de l’histoire.

En effet les fins de règne sont rarement très flamboyantes. De plus l’URSS de l’époque et l’armée rouge ne sont pas spécialement des sujets qui m’attiraient.

C’est donc, ma confiance dans les qualités de l’auteur qui m’ont fait franchir le pas. Bien que classé dans la rubrique “Livre d’histoire”, j’ai souvent l’impression avec Antony Beevor de lire un roman. Une sorte d’ Alexandre Dumas, qui te fait vivre l’histoire comme si tu y étais.

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