Oliver Stone : The untold history of the United States

Je viens de terminer le troisième épisode du documentaire d’ Oliver Stone et de Peter Kuznik :  « The untold history of the United States » et je ne peux que vous le recommander vivement

On connait les idées d’Oliver Stone au travers de ses films comme Platoon, JFK, Nixon, W- l’improbable président, Wall Street …

Dans cette série documentaire, il nous raconte l’histoire des Etats Unis d’une façon très différente de celles auxquelles nous avons été habitués.

Il commence un peu avant la seconde guerre mondiale en utilisant  uniquement des images d’époque et  nous propose des idées dérangeantes :

  • sur le rôle des soit disant méchants soviétiques pendant la guerre.
  • sur le rôle du « gentil » vice président Wallace, éternel défenseur de la paix
  • sur le rôle du « méchant » président Truman, borné et va t en guerre
  • sur l’inutilité de la bombe atomique dans la reddition du japon

Mais aussi quelques belles uchronies :

  • et si les américains avaient partagé leurs connaissances de la bombe atomique avec les russes en 1945.
  • et si les américains avaient élu Wallace au lieu de Truman

Oliver Stone ne fait certes pas dans la dentelle mais son point de vue est argumenté et ce serait dommage de passer à côté

Pour en savoir plus :

Déjà publié le 20 January 2013

Die Welle, le retour du facisme.

Un film sorti récemment au cinéma mais trouvable sur votre torrent préféré (en allemand sous-titré) qui retrace une expérience qui a réellement eu lieu en 1967. Un professeur met en pratique sur ses élèves les mécanisme de la mise en place du facisme et ça marche!!! Il obtient soumission et fanatisme, en faisant appelle à ce qu’il y a de plus vil en l’homme… A voir pour s’en prévenir!

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vague_(film,_2008)

[JOB] En attendant de faire de plus amples commentaires, j’ajoute un lien sur la bande annonce de ce film génial.

Déjà publié le 18 April 2009

Quelle est la couleur du cheval Blanc d’Henri IV ?

Combien de fois vous a t-on déjà posée cette question qui semble rhétorique ? Quelle est la couleur du cheval Blanc d’Henri IV ? Cette question a traversé les siècles, et ceci grâce à la nature du cheval lui-même. Apportons ici un peu de lumière sur la réponse à cet énigme.

1°) Sources hippiques

Un cheval dont la robe est de couleur blanche est très rare, les chevaux qui semblent être blancs sont bien plus souvent considérés comme gris (…).

D’après les Haras du Verseau, le cheval d’Henri IV aurait été un cheval de la race des Barbes et une bête particulièrement exceptionnelle. Sabots de corne blanche, nez rose, tour des yeux clair, caractéristiques maintenant connues sous le nom de « Crème« .

Pour en revenir à la solutionde cette énigme, Blanc aurait été le nom du cheval d’Henri IV. D’où la question : quelle est la couleur du cheval blanc Blanc d’Henri IV ? (source non confirmée). Sa couleur de robe véridique aurait été « crème« .

2°) Sources gastronomiques

Château Cheval BlancD’autres personnes, plus gastronomes qu’historiens (les deux n’étant pas incompatibles ;) ), ont opté pour une toute autre hypothèse quand à la couleur du cheval Blanc d’Henri IV : il serait … rouge ! Un cheval rouge ? Impossible ! Et bien si ! Car le Cheval-Blanc est un fameux Bordeaux, un Saint-Emilion pour être précis, Premier Grand Cru Classé A, comme le montre ce site, 1855.com, nous présentant des Château Cheval-Blanc. De source non confirmée, Henri IV aurait été très friand de ce cépage et, à en croire les prix exorbitants des bouteilles de Château Cheval-Blanc, il semble que l’on ait bon goût en Navarre !

Henri IV partie 1

Henri 4 partie 2

Déjà publié le 28 July 2011

Solon est la dette grecque (il y a 2000 ans déjà)

Je viens de découvrir quelques similitudes intéressantes entre la vie de la Grèce il y a 2500 ans  et notre actualité  où l’annulation des dettes est souvent à la une des journaux

L’homme de la situation à l’époque fut Solon (~640 env.-apr. ~560) qui mis fin à la guerre civile.

Je laisse l’encyclopédia Universalis vous raconter l’histoire:

« La crise qu’il doit surmonter est de nature agraire, mais ses répercussions se font sentir sur tous les plans. À la fin du VIIe siècle, le petit propriétaire foncier n’arrive plus à vivre. Il lui faut emprunter. Comme gage, il ne peut donner sa terre, alors probablement inaliénable, mais seulement la récolte à venir. S’il est contraint à plusieurs emprunts, celle-ci cesse de lui appartenir. Il tombe au rang de métayer, versant au créancier une redevance du sixième de la récolte, d’où le nom d’hectèmore (sizenier) qui lui est donné. S’il contracte de nouvelles dettes, il n’a plus que son corps à offrir et l’esclavage le menace.solon

La gravité du conflit vient de ce que le prêteur est l’aristocrate du cru qui, seul, a des disponibilités. Les dettes annulant la liberté d’exploitation du paysan, il est en passe d’imposer sa maîtrise absolue à la vie locale : dans une société agraire, la capacité politique est liée à la terre. L’hectèmore, qui a perdu la disposition de la sienne, cesse sans doute d’être citoyen, l’esclave sûrement. L’indignation qui en résulte est au même titre que la misère à l’origine de la révolte qui soulève les pauvres contre les riches et qui a pour objet l’abolition des dettes et une redistribution des terres

La seisachtheia (rejet du fardeau) est le remède de Solon : il annule les dettes sur le corps. Implicitement, le statut d’hectèmore est aboli ; le paysan redevient son maître et citoyen. Mais Solon refuse obstinement de partager les biens nobles. N’yant pas satisfait les revoltés tout en imposant de lourds sacrifices à leur adversaires, il mécontente tout le monde et son oeuvre est violemment attaquée. »

La suite on la connaît, malgré son impopularité du moment, Solon va progressivement mettre en place les lois et les institutions du modèle démocratique que nous utilisons aujourd’hui.loi juge

« L’HISTOIRE NE SE RÉPÈTE PAS ELLE BÉGAIE » (Karl Marx)

Deadliest Warrior

On se demande toujours qui serait le plus fort entre deux guerriers qui ne se sont jamais rencontrés. Et bien spike a la réponse avec ses émissions TV Deadliest Warrior (http://www.spike.com/shows/deadliest-warrior). Ça va du combat entre dictateurs (Saddam Hussein Vs. Pol Pot) aux soldats de la seconde guerre mondiale (Gurkhas Vs. French Foreign Legion) en passant par le viking contre le samourai!

Bref pour vos longues soirées d’hiver, je vous recommande cette série qui est menée par des scientifiques avec des moyens scientifiques et les experts de chaque époque.

Un très intéressant matchup : le vampire contre le zombie : qui est le plus fort? http://www.spike.com/articles/kqy09m/deadliest-warrior-an-undeadliest-warrior-matchup-vampires-vs-zombies

 

 

 

 

De l’intérêt des cloches dans les monastères

J’ai lu cette page dans le livre « L’étonnement philosophique » de Jeanne Hersh, sous-titré « Une histoire de la philosophie ».

Cette dernière a été l’élève du philosophe Allemand Karl Jaspers, elle a été pendant 20 ans professeur de philosophie à l’Université de Genève, et elle a dirigé la division de philosophie à l’Unesco. Voici le texte (c’est dans le chapitre sur « La Renaissance ») :

« Le rapport entre le Moyen Age et cette époque nouvelle [la Renaissance] a été conçu de façon très différente selon les auteurs. Certains ne retiennent que les contrastes entre les deux, si bien que la seconde ne constitue qu’une réaction à la première. D’autres au contraire soulignent les continuités. Il y a sans doute les deux : des contrastes et des continuités. Le sociologue Lewis Mumford a mis en évidence un intéressant exemple de continuité. Selon lui, les cloches des monastères ont contribué à rendre possible et à préparer le monde moderne de la science et de la technique. En ce temps, les gens n’avaient pas de montre, et les moines qui se rendaient au travail dans les champs éloignés appartenant à leur monastère ne savaient pas l’heure. Or il y avait chaque jour plusieurs services religieux auxquels ils devaient assister. On sonnait donc les cloches pour les réunir. C’est ainsi que les cloches rythmèrent la vie de toute la journée, non seulement celle des moines mais aussi celle des habitants des villages alentour, et tous prirent l’habitude de coordonner leur existence au long de la journée. Au son des cloches, les familles se livrèrent au même moment à des occupations analogues.

La portée d’une telle manière de vivre, nous pouvons aujourd’hui l’apprécier par contraste, en constatant les énormes difficultés que rencontre l’organisation du travail industriel dans les pays en développement, où le manque de coordination dans le temps constitue un des obstacles essentiels. Lorsqu’on n’a pas l’habitude, dans une société donnée, de se réunir, pour l’exécution d’une tâche déterminée à une heure et en un lieu donnés, rien ne va plus. Et aucune industrie n’aurait pu se développer si la population européenne n’avait pas au préalable soumis son rythme de vie commun à la sonnerie des cloches. Une remarque historique comme celle-là a de l’importance. Elle met en lumière la complexité concrète des conditions nécessaires à tout nouveau comportement social et à tout développement intégré. Si on se réfère en revanche, non au Moyen Age, mais à l’Antiquité, on verra que, d’après les textes grecs et latins, les gens prenaient rendez-vous pendant une période approximative de trois heures, entre six et neuf heures, par exemple. »