La sobriété heureuse, une utopie ?

Consommer moins, consommer mieux pour être heureux ? « Je préfère, dit-il, résoudre mes propres besoins et ceux de ma famille et me libérer du temps pour être, plutôt que de courir à accumuler de l’argent. Un être humain dans son accomplissement ne peut pas être seulement dans l’avoir. »

La sobriété heureuse implique donc, pour lui, d’apprendre « à équilibrer la nécessité d’avoir tout en nourrissant sa dimension intérieure, souvent niée ou occultée par des compensations aléatoires qui cherchent à combler un vide qui n’est jamais comblé. C’est pour cela que l’abondance et l’insatisfaction vont ensemble ». D’après lui, c’est faire le choix d’une modération de nos besoins et de nos désirs. Comme un art de vivre, une quête de sens et de cohérence.

Pierre Rabhi est à l’honneur dans le film de Coline Serreau “Solutions locales pour un désordre global“. Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, il est l’initiateur de l’agro-écologie ce qui lui a valu de participer à l’élaboration de la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification. Dans son nouveau livre publié par Actes Sud, le fondateur du mouvement “Colibris” (dont l’objectif est de donner à chacun les moyens d’agir pour changer de modèle de consommation) signe un plaidoyer pour l’émergence de nouveaux modèles de société fondés sur la sobriété heureuse, l’autonomie, la coopération et la compassion.

Références : Vers la sobriété heureuse de Pierre RABHI – Éditeur : Actes Sud – Parution : 07/04/2010 – 144 pages – EAN13 : 9782742789672 – Prix public : 15 €

Alors, utopie ou dystopie ?

Déjà publié le 2 February 2012

Leçon d’économie moderne

En complément des articles plus sérieux sur l’économie

Une vision optimiste de l’économie

Une journée maussade dans un petit bourg humide au fond de l’Irlande.

Il tombe une pluie battante et les rues sont désertes.

Les temps sont durs, tout le monde est endetté, tout le monde vit  à crédit.

La dessus arrive un touriste allemand riche. Il arrête sa belle voiture

devant le seul hôtel de la Ville et il entre. Il pose un billet de 100

sur le comptoir et demande  voir les chambres disponibles afin d’en choisir une pour la nuit.

Le propriétaire de l’établissement lui donne les clefs et lui dit de choisir celle qu’il veut.

Dès que le touriste monte l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 100 , file chez le boucher voisin et règle sa dette envers celui-ci.

Le boucher, qui doit de l’argent à un éleveur de bovins, se rend immédiatement chez lui et lui donne le billet de 100 .

L’éleveur  son tour règle ses dettes envers la coopérative agricole où il achète ses fournitures.

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Déjà publié le 26 June 2012