Quand les plus grandes utopies deviennent réelles.

Si je vous dis que le monde vivra mieux sans bombes atomiques, qu’il faut militer pour “un monde libéré des armes nucléaires”  « A World Free Of Nuclear Weapons » en anglais, vous aller me prendre pour un doux reveur, un baba cool égaré au XXI ème siècle.

Que neni, tout cela est bien réel et c’est pas specialement des poètes qui s’y collent

Dans une tribune publiée le 4 janvier dans The Wall Street Journal, quatre anciens hauts responsables américains, les anciens secrétaires d’Etat Henry Kissinger et George Shultz, l’ancien secrétaire à la défense William Perry et l’ancien président de la commission des forces armées du Sénat Sam Nunn, appellent les Etats-Unis à tout faire pour l’élimination des armes nucléaires. Sous le titre « A World Free Of Nuclear Weapons » , les quatre responsables rappellent que « les armes nucléaires ont été un élément essentiel pour maintenir la sécurité internationale durant la guerre froide car elles étaient un élément de dissuasion ». Mais, désormais, « il est loin d’être certain que nous pouvons reproduire le vieux modèle soviéto-américains de la “destruction mutuelle assurée”, avec le nombre croissant d’ennemis à travers le monde pouvant devenir des puissances nucléaires, sans accroître considérablement le risque d’utilisation des armes nucléaires ». Continuer la lecture de « Quand les plus grandes utopies deviennent réelles. »

Voeux présitentiels : plagiat mal fait ou vraies bonnes résolutions ?

Une fois de plus notre grand président et ses aides font dans la communication. En ce moment des voeux, propice aux grandes envolées lyriques, il nous invente “ce que j’appelle une politique de civilisation”.

(extrait de 30s)

Voeux présidentiel 2008

Le problème est que l’idée n’est pas de lui , elle est d’un sociologue, philosophe, plutôt de gauche Edgard Morin, dans un livre de 2001 “Pour une politique de civilisation”.

Le bonhomme en question reste un peu dubitatif sur l’application que pourrait faire Sarkozy de ses idées.

“Lorsque j’ai parlé de ‘politique de civilisation’, je partais du constat que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants”, poursuit le sociologue. “Je m’attachais à voir dans quelle mesure on peut remédier à ces maux sans perdre les bienfaits de notre civilisation.”
Edgar Morin explique encore qu’il avait fait des propositions concrètes aux candidats à la présidentielle en fonction de ce diagnostic, et “notamment sur le terrain du rétablissement des solidarités, de la création de maisons de solidarité ou d’un service civil ad hoc”.
“Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l’a pas montré jusqu’à présent et n’en donne aucun signe”, poursuit Edgar Morin. “Si sa reprise du thème de la ‘politique de civilisation’ pouvait éveiller l’intérêt, notamment de la gauche, non pour l’expression mais pour le fond, ce ne serait que souhaitable.

Je ne voudrais pas faire une procès d’intention à notre président, aussi, avec Edgard Morin, j’attends de voir la politique de civilisation mise en place.

En attendant, je vous propose de vous faire plaisir en écoutant Edgard Morin exposer d’une façon très claire ses idées à lui. C’est simple, clair et lumineux.

On retrouve des idées déjà évoquées ici et avec cricri : Le culte de la croissance , l’absence de vue à long terme, l’omnipotence de l’économie.

Un premier extrait de 10 minutes pour avoir l’essentiel :

Edouard Morin court

Et si vous êtes fan, alors la version complète de 38 minutes

Interview Edgard Morin (version longue) 50 minutes

Le divin marché

Est ce que la société libérale n’est pas en train de nous enfermer dans une logique de l’argent et de l’égoïsme.

Interview de Dany-Robert Dufour qui a écris :

Le Divin Marché : La révolution culturelle libérale

 

L’auteur cite Bernard de ManDeville qui énonçait “Les vices privées font la vertus publique.”

Sa thèse principale est que les actions des hommes ne peuvent pas être séparées en actions nobles et en actions viles, et que les vices privés contribuent au bien public tandis que des actions altruistes peuvent en réalité lui nuire. Par exemple, dans le domaine économique, il dit qu’un libertin agit par vice, mais que « sa prodigalité donne du travail à des tailleurs, des serviteurs, des parfumeurs, des cuisiniers et des femmes de mauvaise vie, qui à leur tour emploient des boulangers, des charpentiers, etc. ». Donc la rapacité et la violence du libertin profitent à la société en général.

Il inspira mon “grand ami” Adam Smith.

Continuer la lecture de « Le divin marché »

Bernard Steigler (2)

En effet , j’ai eu la chance d’être sur la route au moment ou s’était
diffusé. J’ai trouvé les idées du mec géniales, même si sa façon de
parler est parfois un peu compliquée.
Je suis en train de l’enregistrer en mp3.

Tu pense sans doute que c’est un peu le blackout de mon côté, mais j’ai
vraiment la tête dans le guidon au niveau du boulot. Ca devrait se
calmer en fin de semaine prochaine.

A+

Laurent

le fichier :Bernard STEIGLER (mp3)