Spider-Man 3 : le double obscur de Spider-Man, métaphore américaine ?

On le voit sur l’affiche, le nouvel ennemi de Spider-Man, dans sa troisième aventure au cinéma, se présente ici sous les traits du même. Défiant du regard le super-héros galbé de rouge et bleu, ce double obscur et séduisant n’est autre que son reflet dans le miroir, sa part d’ombre qui va tenter d’avoir le dessus, et qui va une fois de plus plonger cet attachant personnage dans des affres de doute.

Tout commence par la chute d’une météorite, qui déverse sur la terre, juste à côté de la toile d’araignée géante où roucoulent Peter Parker et sa douce Mary Jane, une matière noire et visqueuse particulièrement inquiétante qui se greffe sur la Mobylette du jeune homme. Le ver est dans le fruit : le mal ne demande qu’à être sollicité pour débrider ses pulsions les plus viles de sa proie.

Peter Parker veut demander Mary Jane en mariage et sa tante May lui fait don de sa propre bague de fiançailles pour qu’il l’offre à sa promise. Hautement symbolique, ce bijou va cristalliser le conflit qui se joue désormais dans son esprit entre le matériel et le spirituel. Plus il s’attache à cette bague, plus il néglige sa destinataire, et plus la matière, qui se transforme un beau matin en un splendide costume de Spider-Man noir, étend son empire sur lui. Dans ce nouveau costume qui décuple ses forces, Spider-Man n’envisage plus son pouvoir comme un fardeau mais comme une source de jouissance avec laquelle il assouvit sa soif de prestige et de vengeance.

Par bien des aspects, ce double maléfique renvoie à la manière dont l’actuel président des Etats-Unis a abusé de son pouvoir en arguant d’un combat du bien contre le mal. Une scène dans laquelle une poutre métallique pendue au bout d’une grue incontrôlée fracasse les fenêtres d’un immeuble de bureaux de Manhattan rappelle étrangement, d’ailleurs, les images des attentats du 11 septembre 2001.

A la mise en scène fluide mais décapante des scènes d’action, Sam Raimi oppose une trivialité assumée pour ce qui touche au changement de personnalité de Peter Parker, lequel troque par moments ses oripeaux de premier de la classe timide pour une panoplie de tombeur odieux, mais grotesque. Ce parti pris qui renvoie à l’esprit du comic semble dire que dans le monde réel, le mal est autre chose qu’un virus qui séparerait le monde en deux camps.

EN LANÇANT DES BOULES

C’est la violence du quotidien, qui frappe aussi bien Mary Jane, licenciée le lendemain de la première de son spectacle sur Broadway, que Peter Parker qui se fait ravir coup sur coup sa place de photographe par un jeune arriviste, et sa fiancée par Harry, son meilleur ami.

Brutalité et prolifération sont les maîtres mots de ce film dans lequel des menaces terrifiantes évoquent l’état du monde depuis la chute des tours. Harry se déplace sur un surf volant ultrarapide, en lançant des boules métalliques explosives. L’Homme-Sable est un géant de sable quasi invulnérable et qui forcit de combat en combat. Issu de la même matière que le Spider-Man noir, Venom est plus effrayant encore que tous ces super-héros réunis. Mais au même titre que Spider-Man, qui balance tout du long entre son costume noir et le bicolore, tous ces personnages gardent, en permanence, la liberté de changer de direction. Cela s’appelle le rêve américain.

Film américain de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco. (2 h 19.) En salles mardi 1er mai.
Isabelle Regnier

http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36[email protected],0.html

Déjà publié le 1 May 2007

Un numéro de magie rapprochée … bluffant!

L’Allemand Simon Pierro a fait des tours de magie avec une tablette l’une de ses spécialités. Admirez sa dextérité lors d’une de ses dernières performances inspirée par l’esprit de Noël!

Ce «magicien des temps modernes» parvient à faire sortir une balle de tennis ou une tasse de sa tablette. Il arrive aussi à donner l’illusion d’arracher la jambe d’un bonhomme en biscuit représenté sur sa tablette tactile ou encore d’entrer en interaction avec le Père Noël… D’autres surprises sont à découvrir dans la performance qu’il a réalisée dans un centre commercial pour une émission télévisée allemande à l’occasion des fêtes de fin d’année.

http://www.wideo.fr/video/iLyROoafr2zc.html

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Déjà publié le 16 January 2012

Tunel secret entre New York et Londres

LONDRES (AFP) – Des dizaines de curieux se pressent à Londres devant une nouvelle oeuvre d’art contemporain: à l’entrée d’un « tunnel » qui les relierait à New York, ils font des signes de la main, étonnés de pouvoir être vus à l’autre bout de l’Atlantique.

Répondant au nom de « téléctroscope« , le « tunnel » émerge à Londres devant la mairie, à côté du fameux « Tower Bridge« . Il sort de terre comme une sorte de longue vue gigantesque et se termine par une vitrine qui permet de voir en temps réel -en fait via un lien vidéo– d’autres curieux installés sous le Brooklyn Bridge.

Les gens se font des signes de la main, se lancent des « Hello from London » (« Bonjour de Londres »), ravis de pouvoir ainsi communiquer à des milliers de km de distance, après avoir dû payer une livre (1,25 euro).

« On peut prendre rendez-vous avec des amis à New York ou demander quelqu’un en mariage », assure Nicky Webb, responsable de la société Artichoke, qui a développé un projet de l’artiste anglais de 53 ans, Paul St George.

Son site internet explique comment le « tunnel secret permet aux gens, de manière miraculeuse, de se voir à travers la Terre, de Londres à New York« .

L’idée consistait à permettre de « voir » à l’autre bout de l’Atlantique grâce à un système de miroirs installés sous un tunnel, précise l’artiste.

Ce qu’il ne dévoile pas, c’est que le téléctroscope n’est autre qu’une liaison vidéo à haute définition qui permet de se voir et d’être vu en temps réel des deux côtés de l’Atlantique. Seules les images sont transmises, sans le son. Et sans la nécessité d’un tunnel.

http://www.tiscali.co.uk/telectroscope/home.php

Déjà publié le 17 March 2009

Les Rois de la Suede

Les rois de la Suède … un drôle de nom pour un groupe de cinq ‘musiciens’ qui (se) sont engagés dans des chansons à texte …

Leur derniers titre Ta liberté de voler, pour dénoncer le téléchargement illégal sur internet, a fait beaucoup parler d’eux …
Ce titre qui fait inévitablement penser à celui de Florent Pagni, ‘ma liberté de penser’ est un peu à rapprocher de l’action de ces femmes qui posent nues pour protester contre la fourrure.

Si cette chanson est très ‘premier degré’, c’est certainement une façon une façon primitive de constater que le monde évolue et que ce qu’on croyait acquis ne l’est pas. Les mines de charbons ont fermé et tout un pan de population s’est retrouvé ‘nu’ … C’est comme ça!

Enfin … , ces joyeux troubadours des temps modernes s’essayent aussi dans d’autres registres comme la place de la femme dans la société. Là je crois que je cire un peu fort mais leur clip m’a fait sourire …


T'es belle – Les Rois de la Suede par LesRoisdelaSuede

Déjà publié le 2 March 2012

La meilleure des polices…

Petit morceau entendu aujourd’hui sur France-inter dans l’émission « là bas si j’y suis ».

J’ai trouvé ça très fort et très intelligent. Le groupe s’appelle « la rumeur » je ne le connaissais pas.

Je ne résiste pas à l’envie de citer les paroles :

La meilleure des polices
ne porte pas l’uniforme
Double ,triple, trouble,
incolore, informe.
Elle s’imisce en tout.
Se mêle de tout.
Se ressent partout.
Central, sans bruit.
Sans rien d’écrit,
sans aucun parfum de la moindre gachette.
Parfois même avec des talents de poète.

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Déjà publié le 4 January 2011