Morale ou prospérité , il faut choisir.

Après avoir découvert dans Le divin marché Bernard de Mandeville, j’ai continué à lire sur ce monsieur.

D’après Wikipedia il soutient qu’une société ne peut avoir en même temps morale et prospérité et que le vice, entendu en tant que recherche de son intérêt propre, est la condition de la prospérité.

Cela nous ramène à notre discussion avec CriCri sur l’intérêt ou pas de vendre des Airbus et des centrales nucléaires à la chine. L’argument qui veut que si c’est pas nous qui le faisons d’autres prendront notre place est justement une illustration de ce que dit Mandeville.
Reste à définir qu’elle serait l’attitude morale à avoir sur ce sujet.
Le refus de dialogue avec la Chine parce qu’elle ne respecte pas les droits de l’homme et nous pique nos emplois ne nous mènerait pas loin. Si on ne devait pas parler avec tout ceux qui ne pensent pas comme nous finiraient un peu seul.
Par contre laisser nos valeurs aux vestiaires quand on va en Chine est une grosse connerie. La dette américaine est aujourd’hui en partie aux mains des financiers chinois parce que justement des entrepreneurs américains ont voulu être les premiers sur un marché juteux. C’est donc à chaque jour qui passe un peu plus Pékin qui décide de l’avenir économique des Etats Unis. (voir les chiffres en bas de page) Continuer la lecture de « Morale ou prospérité , il faut choisir. »

Déjà publié le 21 December 2007

Du bon usage du cannibalisme

Pour rester sur le sujet des pauvres, je vous propose un peu d’humour irlandais.

Le monde diplomatique m’a fait découvrir un texte satirique de Jonathan Swift , l’auteur des voyages de Gulliver, intitulé : »A Modest Proposal: For Preventing the Children of Poor People in Ireland from Being a Burden to Their Parents or Country, and for Making Them Beneficial to the Public » que l’on peut traduire par « Humble proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public ».

L’idée est fort simple. Dans une Irlande du XIX siècle qui souffre de la famine, Swift propose aux Irlandais pauvres d’élever leur enfants pour en faire de la viande de boucherie.
Mais ma présentation est bien trop brutale par rapport à son texte dont je vous livre quelques extraits.

Pour ma part, j’ai consacré plusieurs années à réfléchir à ce sujet capital, à examiner avec attention les différents projets des autres penseurs, et y ai toujours trouvé de grossières erreurs de calcul. Il est vrai qu’une mère peut sustenter son nouveau-né de son lait durant toute une année solaire sans recours ou presque à une autre nourriture, du moins avec un complément alimentaire dont le coût ne dépasse pas deux shillings, somme qu’elle pourra aisément se procurer, ou l’équivalent en reliefs de table, par la mendicité, et c’est précisément à l’âge d’un an que je me propose de prendre en charge ces enfants, de sorte qu’au lieu d’être un fardeau pour leurs parents ou leur paroisse et de manquer de pain et de vêtements ils puissent contribuer à nourrir et, partiellement, à vêtir des multitudes.

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Déjà publié le 16 March 2012

La vérité ( A imprimer pour la pause caca ;-)

Le point de vue bouddhiste est intéressant: Il considère la vérité comme un composante d’un concept plus large : La parole parfaite.
Je crois que le sujet devient alors plus facile à aborder car on sort d’un débat trop théorique.

Dans les textes bouddhiques la Parole Parfaite est habituellement décrite comme une parole qui est véridique, qui est affectueuse, qui est serviable et utile, et qui favorise la concorde, l’harmonie et l’unité.

LA VERITE

[…]
Mais savons-nous vraiment ce que veut dire dire la vérité ? […] Dire la vérité ne signifie pas seulement s’attacher à la précision factuelle, à dire que ce vêtement est jaune et que ceci est un microphone. Ceci n’épuise pas le concept de véracité. La précision factuelle est bien entendu importante. C’est un des éléments de la véracité, et nous ne pouvons pas l’ignorer. Mais ce n’en est pas la totalité.
[…]
La véracité est aussi psychologique, aussi spirituelle. A côté de la précision factuelle, dire la vérité implique aussi une attitude d’honnêteté et de sincérité. Cela implique de dire ce que nous pensons réellement. Vous ne dites pas la vérité si vous ne dites pas toute la vérité, si vous ne dites pas ce qui est réellement dans votre cœur et dans votre esprit —ce que vous pensez réellement, voire ce que vous ressentez réellement. Si vous ne faites pas cela vous n’êtes pas sincère, vous ne communiquez pas réellement.
[…]
Mais alors, une autre question se pose : savons-nous vraiment ce que nous pensons ? Savons-nous vraiment ce que nous ressentons ? La plupart d’entre-nous vivons, ou existons, dans un état de confusion, de perplexité, de chaos, de désordre mental chronique. Il se peut que nous répétions, quand l’occasion se présente, ce que nous avons entendu, ce que nous avons lu.
[…]
Mais nous faisons tout cela sans réellement savoir ce que nous disons. Comment pouvons-nous donc vraiment dire la vérité ? Puisque nous ne savons pas réellement ce que nous pensons, comment pouvons-nous être véridiques ?
[…]
Si nous voulons dire la vérité dans un sens intégral, au moins dans un sens plus complet que ce qui est généralement compris, nous devons clarifier nos idées. Nous devons introduire quelque ordre dans ce chaos intellectuel qui est le nôtre.
[…]
Ceci signifie que nous devons être complètement honnêtes avec nous-mêmes. Ceci signifie que nous devons nous connaître. Si nous ne nous connaissons pas, dans nos profondeurs comme dans nos hauteurs, si nous ne pouvons pénétrer dans les profondeurs de notre être et être vraiment transparents à nous-mêmes, s’il n’y a pas de clarté ou de lumière intérieure — alors nous ne pouvons dire la vérité.
[…]
En y réfléchissant nous pourrions avoir à admettre que la plupart d’entre-nous traversons la vie, année après année, de l’enfance ou au moins de l’adolescence jusqu’à la vieillesse, sans peut-être être capables une fois au moins de dire la vérité dans le sens le plus large et le plus clair de ce terme tant abusé.
[…]

L’ Affection

[…]
Parler avec affection ou avec amour signifie dans ce contexte dire la vérité dans son intégralité, avec une prise de conscience complète de la personne à qui vous parlez. Combien d’entre-nous peuvent-ils faire cela ? Si nous y pensons nous réaliserons que quand nous parlons à des personnes, en général nous ne les regardons pas.
[…]
Nous voyons généralement les gens en termes de nos propres réactions émotionnelles envers eux. Nous avons envers eux une certaine réaction émotionnelle, et puis nous attribuons cette réaction émotionnelle envers eux comme étant une de leurs qualités. Si par exemple une personne fait ce que nous aimerions qu’elle fasse, alors nous disons qu’elle est bonne, gentille, serviable, etc. Ainsi nous ne communiquons pas réellement avec cette personne particulière. Ce qui se passe réellement, la plupart du temps, c’est que nous communiquons, ou essayons de communiquer, ou prétendons communiquer, avec nos propres projections mentales.
[…]
C’est particulièrement le cas de ceux qui nous sont — à ce que l’on prétend — proches et chers. Parents et enfants, frères et sœurs, maris et femmes se connaissent très rarement les uns les autres
[…]
Si nous connaissons vraiment cette autre personne nous saurons ce dont elle a besoin — ce qui est bien différent de ce que nous pensons qu’elle devrait avoir parce que cela serait bon pour nous si elle l’avait, ce qui est ce que la plupart des gens entendent par « savoir ce qui est bon pour les autres ». Savoir ce que d’autres personnes ont besoin signifie savoir ce qui est bon pour elles de façon très objective, sans référence à nous-mêmes. Nous saurons alors ce qui doit être apporté, ce qui doit être donné, comment elles doivent être aidées, et ainsi de suite.
[…]

L’Utilité

Nous devrions voir le côté bon, radieux, positif, des choses — et ne pas concentrer notre attention sur le côté négatif. Nous ne devrions pas être trop critiques ou destructifs. Il y a bien sûr un temps pour la critique, et même pour la critique destructive : c’est une activité légitime. Mais la plupart d’entre-nous sommes trop prêts et trop rapides à nous y adonner, négligeant le côté plus positif.
[…]
Nous pouvons au moins être positifs, et appréciatifs de toute bonne chose que nous voyons grandir en l’autre personne, ou émerger d’elle. En tout cas, même si le cas échéant nous donnons quelque instruction, cela ne sera efficace que si nous le faisons dans un esprit serviable, positif et constructif.
[…]
Maintenant, si nous communiquons tel que nous l’avons décrit : si nous disons la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité ; si nous parlons avec amour, c’est à dire avec la conscience de l’être de l’autre personne ; si nous parlons de façon à promouvoir le développement de l’autre, de façon à avoir sur l’autre un effet sain et positif ; si nous sommes plus concernés par ses besoins que par les nôtres ; si nous ne projetons pas nos propres états émotionnels, ou ne l’utilisons ou ne l’exploitons pas ; alors le résultat sera qu’en parlant, en communiquant avec une autre personne nous oublierons tout ce qui nous concerne. Ceci nous mène au quatrième et plus élevé des niveaux de Parole Parfaite, ou à la quatrième et dernière étape de la communication.
[…]

l’Harmonie

Même à un niveau ordinaire, quand vous faites pour la première fois connaissance avec quelqu’un, pendant un certain temps vous parlez beaucoup, vous échangez des idées, vous apprenez à vous connaître ; mais dans un sens plus vous vous connaissez, moins il y a à dire. Lorsque la Parole Parfaite culmine dans l’harmonie, dans l’unité et dans la transcendance de soi réciproque, alors en même temps elle culmine dans le silence.

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J’ai tiré ce texte d’une description de l’ « octuple sentier » qui est le « mode d’emploi » laissé par Bouddha.

Si un jour ca te tente , j’ai un petit livre très bien sur le bouddhisme.

L'enseignement du Bouddha d'après les textes les plus anciens

C’est une philosophie qui a beaucoup compté et compte encore beaucoup pour moi
http://www.centrebouddhisteparis.org/Bouddhisme/Parole_Parfaite/Veracite/veracite.html

Déjà publié le 21 January 2006

Bush : il va bientôt nous manquer

Une petite blague d’outre atlantique en cette période d’élections.

Osama Bin Laden decided to send George Bush a letter in his own handwriting to let him know he was still in the game. Bush opened the letter and it contained a single line of Coded message:

370H-SSV-0773H

Bush was baffled, so he e-mailed it to Condoleezza Rice. Condi and her aides hadn’t a clue either, so they sent it to the FBI. No one could solve it at the FBI so it went to the CIA, then to MI6 and Mossad. Eventually they asked Australian Intelligence (ASIO) for help. Within a minute, ASIO emailed the White House with this reply:

‘Tell the President he’s holding the message upside down.’

Déjà publié le 11 October 2008

Khan Academy: un merveilleux exemple de pédagogie

Je vous donne l’adresse de ce site pédagogique extraordinaire que j’utilise avec mes enfants pour leurs faire travailler les mathématiques : Khan Academy

Comme vous n’êtes peut être pas  motivés pour refaire des exercices de maths je vous propose d’aller voir la section « casse tête » (brain teaser)

Pour se chauffer le classique problème du trésor gardé par un menteur et un véridique. Cela me rappelle la défunte revue « Jeux et stratégie » qui proposait dans les années 80 ce type de problèmes de logique.

Lorsque vous aurez fini de jouer, n’oubliez pas de jeter un coup d’ oeil à la façon dont les exercices de math sont organisés, c’est vraiment génial : ici 

Maintenant que vous êtes chaud, une peu plus difficile: « la chambre des fronts bleus »

 

Déjà publié le 2 October 2011