L’hyperscience, enjeu pour l’Europe

Pourquoi ce terme et cette affirmation, qui feront d’emblée monter aux créneaux les tenants d’un principe de précaution cachant en fait la volonté de maintenir des avantages acquis menacés par les nouvelles formes de connaissances et de technologies?

L’hyperscience, dans la définition provisoire que nous vous proposons, comporterait les traits suivants, qui la distingueraient de la science traditionnelle

* Elle multiplierait les hypothèses, sans se laisser embarrasser par des considérations de convenance, vis-à-vis notamment des mandarins et des institutions. Ainsi serait remis à l’ordre du jour le concept d’anarchisme méthodologique lancé par le regretté et aujourd’hui oublié Paul Feyerabend (Contre la méthode, esquisse d’une théorie anarchiste de la connaissance 1975).

* Elle multiplierait parallèlement la mise en service d’équipements lourds ou légers destinés non seulement à tester les hypothèses déjà formulées mais à faire naître ce que l’astrophysicien Michel Cassé appelle des nuages d’incompréhension, indispensables à l’avancement de la recherche.

* Elle serait radicalement transdisciplinaire. Non seulement elle naviguerait hardiment d’une spécialisation à l’autre au sein d’une discipline donnée, mais aussi d’une discipline à l’autre, et ceci en priorité si tout paraît les séparer. Pour l’aider, il faudrait multiplier les outils et les réseaux permettant le rapprochement des connaissances et des hypothèses.

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Déjà publié le 19 December 2007

Toutes les œuvres originales de Darwin sur le Web !

Toutes les œuvres originales de Darwin sur le Web !

Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Un colossal travail de numérisation, entamé en 2002, vient de porter ses fruits : 43.000 pages et 150.000 dessins, y compris des documents manuscrits, sont désormais accessibles à tous, sous forme d’images ou de textes retranscrits. Un régal pour les amoureux des sciences et une mine pour les biologistes.

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Déjà publié le 21 April 2008

Cette jeunesse qui ne veut pas payer la retraite des vieux!

11% des 16-29 ans Français sont prêt à payer pour la retraites des gens agés…

20% des 16-29 ans Français pensent que la mondialisation apporte de nouvelles opportunités pour eux.

54% des 16-29 ans Français pensent que le regard de l’autre est déterminant dans leur choix professionnel.

27% des 16-29 ans Français sont certain d’avoir un bon boulot à l’avenir.

26% des 16-29 ans Français pensent que leur avenir est prometteur.

39% des 16-29 ans Français pensent pouvoir changer la société.

Non seulement ces chiffres sont effrayants, mais quand on les compare aux autres pays du monde, ça fait encore plus peur!!! Bref, ya plus de jeunesse mon bon monsieur :-P!

Le dossier en 8 pages : http://www.fondapol.org/fileadmin/uploads/pdf/documents/Dossier_LExpress-Etude_Jeunes.pdf

L’étude complète : http://www.fondapol.org/fileadmin/uploads/pdf/documents/Etude_Les_Jeunesses_face_a_leur_avenir.pdf


Le site d’origine

Déjà publié le 8 March 2008

Spider-Man 3 : le double obscur de Spider-Man, métaphore américaine ?

On le voit sur l’affiche, le nouvel ennemi de Spider-Man, dans sa troisième aventure au cinéma, se présente ici sous les traits du même. Défiant du regard le super-héros galbé de rouge et bleu, ce double obscur et séduisant n’est autre que son reflet dans le miroir, sa part d’ombre qui va tenter d’avoir le dessus, et qui va une fois de plus plonger cet attachant personnage dans des affres de doute.

Tout commence par la chute d’une météorite, qui déverse sur la terre, juste à côté de la toile d’araignée géante où roucoulent Peter Parker et sa douce Mary Jane, une matière noire et visqueuse particulièrement inquiétante qui se greffe sur la Mobylette du jeune homme. Le ver est dans le fruit : le mal ne demande qu’à être sollicité pour débrider ses pulsions les plus viles de sa proie.

Peter Parker veut demander Mary Jane en mariage et sa tante May lui fait don de sa propre bague de fiançailles pour qu’il l’offre à sa promise. Hautement symbolique, ce bijou va cristalliser le conflit qui se joue désormais dans son esprit entre le matériel et le spirituel. Plus il s’attache à cette bague, plus il néglige sa destinataire, et plus la matière, qui se transforme un beau matin en un splendide costume de Spider-Man noir, étend son empire sur lui. Dans ce nouveau costume qui décuple ses forces, Spider-Man n’envisage plus son pouvoir comme un fardeau mais comme une source de jouissance avec laquelle il assouvit sa soif de prestige et de vengeance.

Par bien des aspects, ce double maléfique renvoie à la manière dont l’actuel président des Etats-Unis a abusé de son pouvoir en arguant d’un combat du bien contre le mal. Une scène dans laquelle une poutre métallique pendue au bout d’une grue incontrôlée fracasse les fenêtres d’un immeuble de bureaux de Manhattan rappelle étrangement, d’ailleurs, les images des attentats du 11 septembre 2001.

A la mise en scène fluide mais décapante des scènes d’action, Sam Raimi oppose une trivialité assumée pour ce qui touche au changement de personnalité de Peter Parker, lequel troque par moments ses oripeaux de premier de la classe timide pour une panoplie de tombeur odieux, mais grotesque. Ce parti pris qui renvoie à l’esprit du comic semble dire que dans le monde réel, le mal est autre chose qu’un virus qui séparerait le monde en deux camps.

EN LANÇANT DES BOULES

C’est la violence du quotidien, qui frappe aussi bien Mary Jane, licenciée le lendemain de la première de son spectacle sur Broadway, que Peter Parker qui se fait ravir coup sur coup sa place de photographe par un jeune arriviste, et sa fiancée par Harry, son meilleur ami.

Brutalité et prolifération sont les maîtres mots de ce film dans lequel des menaces terrifiantes évoquent l’état du monde depuis la chute des tours. Harry se déplace sur un surf volant ultrarapide, en lançant des boules métalliques explosives. L’Homme-Sable est un géant de sable quasi invulnérable et qui forcit de combat en combat. Issu de la même matière que le Spider-Man noir, Venom est plus effrayant encore que tous ces super-héros réunis. Mais au même titre que Spider-Man, qui balance tout du long entre son costume noir et le bicolore, tous ces personnages gardent, en permanence, la liberté de changer de direction. Cela s’appelle le rêve américain.

Film américain de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco. (2 h 19.) En salles mardi 1er mai.
Isabelle Regnier

http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],36[email protected],0.html

Déjà publié le 1 May 2007

Sublimer le divin!

Chronique-de-Cécile-Ladjali-01.03.20a (durée 3 m)

C’est assez amusant de l’entendre dire que nos contemporain recherche le divin, comme si il pouvait leur manquer! Car cela sous entend qu’il existe et qu’il nous est indispensble. Alors que le sport est plutot la sublimation de notre violence. Moins sublimé que la peinture ou la musique mais c’est déjà de la violence redirigée et contenue pour la rendre socialement acceptable. Après plus on a du mal à sublimer, plus on se tourne vers de la violence comme les romains avec leurs jeux d’arène et nous avec nos séries télé sur leurs jeux d’arène ;-)!

Déjà publié le 11 March 2010