Le seigneur des anneaux contre le mariage?

Juste une petite bafouille suite au revisionnage de la trilogie des anneaux.

J’ai comme la forte impression que cet anneau de pouvoir qui permet de lier les hommes dans la soumission me fait fortement penser à l’alliance des mariés. Surtout que cet anneau maudit met à rude épreuve l’amitié toute virile de nos chers héros. Il provoque la discorde entre les mâles et cherche à les séparer. Heureusement l’amitié triomphe de tout 😉 ! L’amitié plus forte que le mariage?

Même l’oeil qui voit tout de Sauron fait penser à la mère/épouse qui espionne tout ce que fait son mari. Bref je me demande si Tolkien n’a pas un peu beaucoup souffer dans son mariage…

Sinon il est aussi interessant de remarquer que les symboles humains (l’oeul de Sauron, la main de Saroumane) sont ceux des méchants alors que les gentils ont des symboles naturel (cheval pour Rohan, Arbre pour Gondor, feuille pour Lorien). L’industrialisation est aussi présentée comme un fléau dévoreur des arbres et de la nature (forge de Saroumane). Tolkien nostalgique du bon vieux temps au moyen-âge?

P.S.:au plus savant d’entre vous, pourquoi la reine des elfes garde-t-elle au doigt sa bague magique qui fait partie du lot d’anneaux qui assugétissent les nains, elfes et hommes? Cela ne l’affecte-t-elle pas?

Déjà publié le 1 December 2008

Et si le monde quantique était déterministe ?

Le grand public informé est maintenant convaincu de l’indéterminisme fondamental qui caractérise le monde quantique. Les propositions développées par Niels Bohr dans une interprétation dite de l’Ecole de Copenhague dans les années 1924-1927 ont provoqué une véritable révolution dans la physique en particulier et dans la philosophie des sciences en général. Elles posent en principe incontournable l’existence d’une frontière entre le monde ordinaire, régi par les lois déterministes héritées de Newton, et un monde quantique sous-jacent, dit microscopique, dont les « objets » sont marqués par l’incertitude de certaines de leurs propriétés. En conséquence, les entités décrites par la physique quantique ne peuvent pas être considérées comme des particules ordinaires, dont on pourrait à la fois mesurer, par exemple, la position et la vitesse. Elles sont représentées par une équation complexe, la fonction d’onde, qui n’en donne qu’une description probabiliste. Lors de l’observation, cette fonction d’onde s’effondre en ne faisant apparaître qu’une des propriétés de l’entité, par exemple sa position. Mais son autre propriété, sa vitesse, ne peut plus être connue. Il en résulte que toute prédiction sur l’avenir de telles entités devient impossible, sauf à considérer un très grand nombre d’entités analogues sur lesquelles la loi des grands nombres permettra de faire des prévisions vérifiables.

Déjà publié le 13 May 2008

Ni Dieu ni gène, pour une autre théorie de l’hérédité

Cette idée, rappelons-le, est que nul Dieu, nulle finalité, nulle forme prééablie ne guide le processus de réplication, sélection, amplification. Celui-ci se fait au hasard, et ne réussit qu’aux réplicateurs capables de trouver des sources de nutriments plus abondantes ou nouvelles, par rapport à ce que trouvent leurs concurrents. JJK et PS appellent simplement ce processus “hasard-sélection”. Ils l’opposent, au terme d’une longue et intéressante étude philosophique remontant à Aristote, au mécanisme dit par eux “instructif”, omniprésent dans la conscience populaire comme dans la plupart des paradigmes scientifiques encore actuels de nos jours, selon lesquels un moule préexiste toujours à la mutation et guide la sélection.

Et l’homme, dans tout cela, diront les bien-pensants. Selon les auteurs, vu avec un recul statistique nécessaire, il peut apparaître comme appartenant à une espèce définissable par des critères et des valeurs communes, où les composants, les gènes notamment, bien qu’égoïstes, coopèrent de fait de telle sorte que la survie de l’ensemble semble, au moins à court terme, assurée. Mais vu à une autre échelle statistique, l’individu humain ou l’espèce humaine, comme tous les êtres vivants d’ailleurs, ne sont que des assemblées de cellules momentanément unies par des intérêts égoïstes. En descendant plus finement encore dans l’analyse, le vivant peut être décomposé en atomes liés par des interactions chimiques, comme n’importe quel objet matériel. 

 Ils s’appuient, et  ils sont en droit de le faire, car c’est là leur métier principal, sur le décryptage des génomes des virus, notamment celui du sida. L’on sait tout depuis longtemps sur ces génomes, et pourtant l’on ne peut encore rien contre eux. La recherche d’un vaccin susceptible de s’adapter, après des délais nécessairement longs, aux milliards de mutations par minute de milliards d’individus n’a pas plus de sens – avons-nous compris – que celle consistant à analyser atome par atome la constitution d’une automobile pour empêcher les accidents de la route. Nous pourrions dire, sans plaisanter hélas, que le vrai vaccin consiste à couper le virus de ses sources de nutriments. C’est donc le préservatif, n’en déplaise au Vatican. De même que le vrai vaccin contre les accidents de la route, ce serait détruire les véhicules des conducteurs refusant d’appliquer les règles de circulation, et enlever leurs permis de conduire.

http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2000/dec/jj_kupiec_p_sonigo.html

Déjà publié le 4 December 2007