Le monde, dans l’indifférence générale, est en train d’épuiser ses ressources en minéraux rares

De quelle rareté s’agit-il ? De celle concernant des minerais et métaux rares utilisés de plus en plus abondamment dans les technologies modernes, celles sur lesquelles on compte précisément pour remplacer les technologies anciennes et pour développer de nouveaux usages faisant un large appel aux télécommunications, aux automatismes et au virtuel. Quand on parle de rareté, il faut évidemment parler d’une rareté relative et non d’une rareté absolue, Aucun géologue sérieux ne nierait la possibilité de trouver du rhodium, du gallium ou du germanium sous les glaces de l’antarctique ou à grande profondeur sous terre. Mais les coûts d’extraction seraient tels, avec les méthodes actuelles, que de telles réserves n’auraient qu’un intérêt théorique. Les produits en question sont non seulement de plus en plus rares, mais gaspillés, en ce sens qu’aucun effort de récupération n’est aujourd’hui organisé à l’échelle suffisante. Par ailleurs, ils ne peuvent pas être produits de façon synthétique. Prenons l’exemple du platine, qui constitue un composant indispensable aux pots catalytiques et aux piles à combustibles. Avec le développement d’une industrie automobile dite propre, les réserves de platine seront épuisées d’ici 15 ans. Il en est de même de l’indium, utilisé pour la réalisation des écrans plats, du tantalum utilisé dans les téléphones portables, de l’hafnium pour les puces électroniques, du gallium pour les cellules solaires et les LEDs, du germanium dans les semi-conducteurs…D’autres minerais ne sont pas considérés comme aussi rares, mais ils le deviennent rapidement. Citons le plomb, le nickel, l’étain, le zinc l’argent et l’antimoine, sans mentionner le cuivre et l’uranium dont les réserves économiquement exploitables se réduisent rapidement.

Nous ferons pour terminer ce sombre diagnostic une réflexion qui ne surprendra personne : les pays européens, si préoccupées par le problème de l’énergie, ignorent superbement des défis qui risquent de compromettre leur développement économique bien plus tôt et bien plus sévèrement que ne le fera la raréfaction du pétrole et du gaz.

http://www.automatesintelligents.com/edito/2007/juin/edito.html

Déjà publié le 4 December 2007

Le capitalisme est –il moral ?

Une intervention d’André Compte-Sponville sur le capitalisme qui devrait plaire à Job.

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/grain/fiche.php?diffusion_id=74891

En gros ce que j’ai compris : le capitalisme n’est ni moral ni immoral mais ammoral, c’est à dire en dehors de la morale. C’est un système économique qui ne peut pas avoir de valeur morale. Par contre le capitalisme est générateur d’injustices et c’est là que la morale doit intervenir. Ce qui relève de la politique.

Un autre point important. Le capitalisme est le meilleur moyen pour produire de la richesse. Par contre il est foncièrement injuste et doit être controlé par la morale pour une redistribution de la richesse plus juste.

Compte-Sponville dit ça bien mieux que moi, je vous recommende donc fortement de l’écouter pour vous faire votre opinion là-dessus.

Déjà publié le 29 June 2009

Sapere aude !

Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de son enfance dont il est lui-même responsable. Enfance, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d’autrui, enfance dont il est lui-même responsable puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! (Ose penser) Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
Continuer la lecture de « Sapere aude ! »

Déjà publié le 4 March 2008

La mauvaise foi féminine

Une analyse phénoménologique de l’attitude féminine lors du premier rendez-vous.

Le fichier audio à télécharger: http://www.litteratureaudio.net/Jean_Paul_Sartre_-_La_mauvaise_foi_feminine.mp3

 Et la page complète : http://www.litteratureaudio.com/index.php/2007/08/06/jean-paul-sartre-la-mauvaise-foi-feminine/

Là Sartre parle de la mauvaise foi féminine, mais cela s’applique en fait tout aussi bien aux hommes. Ce dénis de la réalité fait penser à ce maintient dans l’enfance de Kant.

Déjà publié le 5 March 2008

Le seigneur des anneaux contre le mariage?

Juste une petite bafouille suite au revisionnage de la trilogie des anneaux.

J’ai comme la forte impression que cet anneau de pouvoir qui permet de lier les hommes dans la soumission me fait fortement penser à l’alliance des mariés. Surtout que cet anneau maudit met à rude épreuve l’amitié toute virile de nos chers héros. Il provoque la discorde entre les mâles et cherche à les séparer. Heureusement l’amitié triomphe de tout 😉 ! L’amitié plus forte que le mariage?

Même l’oeil qui voit tout de Sauron fait penser à la mère/épouse qui espionne tout ce que fait son mari. Bref je me demande si Tolkien n’a pas un peu beaucoup souffer dans son mariage…

Sinon il est aussi interessant de remarquer que les symboles humains (l’oeul de Sauron, la main de Saroumane) sont ceux des méchants alors que les gentils ont des symboles naturel (cheval pour Rohan, Arbre pour Gondor, feuille pour Lorien). L’industrialisation est aussi présentée comme un fléau dévoreur des arbres et de la nature (forge de Saroumane). Tolkien nostalgique du bon vieux temps au moyen-âge?

P.S.:au plus savant d’entre vous, pourquoi la reine des elfes garde-t-elle au doigt sa bague magique qui fait partie du lot d’anneaux qui assugétissent les nains, elfes et hommes? Cela ne l’affecte-t-elle pas?

Déjà publié le 1 December 2008

Et si le monde quantique était déterministe ?

Le grand public informé est maintenant convaincu de l’indéterminisme fondamental qui caractérise le monde quantique. Les propositions développées par Niels Bohr dans une interprétation dite de l’Ecole de Copenhague dans les années 1924-1927 ont provoqué une véritable révolution dans la physique en particulier et dans la philosophie des sciences en général. Elles posent en principe incontournable l’existence d’une frontière entre le monde ordinaire, régi par les lois déterministes héritées de Newton, et un monde quantique sous-jacent, dit microscopique, dont les « objets » sont marqués par l’incertitude de certaines de leurs propriétés. En conséquence, les entités décrites par la physique quantique ne peuvent pas être considérées comme des particules ordinaires, dont on pourrait à la fois mesurer, par exemple, la position et la vitesse. Elles sont représentées par une équation complexe, la fonction d’onde, qui n’en donne qu’une description probabiliste. Lors de l’observation, cette fonction d’onde s’effondre en ne faisant apparaître qu’une des propriétés de l’entité, par exemple sa position. Mais son autre propriété, sa vitesse, ne peut plus être connue. Il en résulte que toute prédiction sur l’avenir de telles entités devient impossible, sauf à considérer un très grand nombre d’entités analogues sur lesquelles la loi des grands nombres permettra de faire des prévisions vérifiables.

Déjà publié le 13 May 2008