La meilleure des polices…

Petit morceau entendu aujourd’hui sur France-inter dans l’émission « là bas si j’y suis ».

J’ai trouvé ça très fort et très intelligent. Le groupe s’appelle « la rumeur » je ne le connaissais pas.

Je ne résiste pas à l’envie de citer les paroles :

La meilleure des polices
ne porte pas l’uniforme
Double ,triple, trouble,
incolore, informe.
Elle s’imisce en tout.
Se mêle de tout.
Se ressent partout.
Central, sans bruit.
Sans rien d’écrit,
sans aucun parfum de la moindre gachette.
Parfois même avec des talents de poète.

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Déjà publié le 4 January 2011

Quelques idées reçues sur l’insécurité

Cet enregistrement date de la compagne électorale du temps où Nicolas Sarkozy n’était encore que ministre de l’intérieur.

Ce chercheur du CNRS Sébastien Rocher auteur du livre :le frisson de l’emeute

Le frisson de l'émeute : Violences urbaines et banlieues

présente dans cette émission de France Inter du 18 mars 2007 quelques idées clefs:

  • L’insécurité a augmentée même si les politiques ont réussis à nous faire croire le contraire.
  • Plus de violence sur les personnes et moins sur les biens.
  • Ce sont les pauvres qui trinquent le plus.
  • La lutte contre l’insécurité est une priorité de tous les gouvernements depuis plus de 30 ans.
  • Comment Sarkozy arrive à nous faire croire qu’il y a eu une amélioration et comment la gauche est incapable de lui apporter la contradiction.
  • Comment la droite ressort des recettes américaines vieilles de 10 ans et qui ont depuis démontrées leur inefficacité.
  • La police de proximité : avantages et inconvenients

Première partie interview (10 minutes):

Sebastian Roché 1 partie (mp3)
Deuxième partie : réponse aux auditeurs (20 minutes) :

Sebastian Roché 2 partie (mp3)

Déjà publié le 21 October 2007

Et vous? Que voulez-vous devenir lorsque vous serez grands?

Traduction d’un chapitre du livre d’E. Amdur « Duelling with O-Senseï que j’ai trouvé vraiment intéressant sur la sempiternelle question de l’efficacité martiale de l’aikido, mais pas seulement. Je trouve qu’on y évoque également des questions de maturité et de gestion des conflits au sens large.

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Vous vous baladez dans une rue d’un petit village en Malaisie par une nuit sans lune pour rendre visite à quelques amis. En rentrant chez vous, un homme visiblement très pressé vous bouscule et cogne votre épaule. Vous le maudissez tout bas, en effet, il a précisément touché l’épaule que vous aviez blessé il y a quelques mois de cela lors d’un entrainement en aikido. Un Ikkyo un peu trop appuyé qui s’est terminé par une mauvaise réception au sol. Manifestement vous avez parlé un peu trop fort, car l’inconnu vous a entendu. Il se retourne visiblement belliqueux et vous hurle dessus en s’approchant de plus en plus près de vous.
Soudainement, il lance sa main à votre visage et vous entrez dans le but de le contrôler avec un irimi nage. Vous glissez dans son attaque, le mouvement est impeccable, mais alors que vous pivotez pour le diriger vers la projection, il s’accroche à vous et vous porte quelques tout petits uppercuts dans l’abdomen. Ah vous dites-vous, cela ne va même pas me laisser un bleu…sauf qu’il est armé… Il porte un Kerambit (une sorte de poing américain prolongé d’une lame courte incurvée.

Vous commencez à reculer et il jette sa tête contre votre torse et continue à vous porter ses petits coups de poing dans l’estomac. Chaque coup vous entaille l’abdomen. «oh mon Dieu» dites-vous, «pourquoi pendant toutes mes années d’entrainement en aikido, ne me suis-je jamais entrainé à contrer les technique mortelles du Kerambit malaisien?» Ce sont vos dernières pensées avant de vous effondrer dans une mare de sang dans une ruelle malaisienne désertée.

Vous êtes le premier représentant d’Aikido à l’ultimate fighting championship, une compétition de combat sans règles réunissant plusieurs représentants d’arts martiaux différents. Comme par hasard, vous tombez au premier tour contre un représentant de la famille gracie. Vous avez décidé de vous inscrire lorsque vous avez entendu la famille Gracie prétendre que le jiu-jitsu brésilien était l’art martial le plus efficace au monde. Comment cela pourrait-il être alors que lorsque vous les voyez agir, il n’y a visiblement aucun kokyu, aucun ki dans leur pratique. Vous connaissez la stratégie de ce membre de la famille gracie : il va chercher vos jambes mais vous serez prêt dés qu’il baissera la tête pour vous saisir, à lui placer un kaiten nage et à le projeter comme un fétu de paille.
Le combat commence, mais contrairement à vos plans, il parvient à vous attraper une jambe au moment ou vous commencez votre mouvement et vous vous retrouvez au sol à rouler avec lui. Sans que vous sachiez comment, il se retrouve sur vous et vos hanches, vous collant et vous serrant comme le ferait un python avec une proie succulente. Trois secondes plus tard vos pieds s’agitent dans tous les sens alors qu’il vous étrangle. Pas de problème, dites-vous, hier soir, avant le match, dans votre lit vous avez travaillé une projection dans cette situation précise. Vous n’avez qu’à rassembler votre ki, fixer un point, ponter, et…vous évanouir…
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Déjà publié le 2 August 2010

Sublimer le divin!

Chronique-de-Cécile-Ladjali-01.03.20a (durée 3 m)

C’est assez amusant de l’entendre dire que nos contemporain recherche le divin, comme si il pouvait leur manquer! Car cela sous entend qu’il existe et qu’il nous est indispensble. Alors que le sport est plutot la sublimation de notre violence. Moins sublimé que la peinture ou la musique mais c’est déjà de la violence redirigée et contenue pour la rendre socialement acceptable. Après plus on a du mal à sublimer, plus on se tourne vers de la violence comme les romains avec leurs jeux d’arène et nous avec nos séries télé sur leurs jeux d’arène ;-)!

L’autorité du père, à quoi cela sert il ?

Pourquoi est il essentiel qu’un enfant ait à faire à un autre adulte que sa mère.

On peut hasarder de nombreuses réponses plus ou moins farfelues.

  • La virilité du père et la puissance physique qu’il dégage peuvent apparaître rassurantes pour l’enfant.
  • Dans notre civilisation le père incarne le chef pour la famille.

J’aime beaucoup mieux l’explication qu’en donne ce médecin, Claude Halmos qui a écrit un bouquin sur l’autorité.

L'autorité expliquée aux parents

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Spider-Man 3 : le double obscur de Spider-Man, métaphore américaine ?

On le voit sur l’affiche, le nouvel ennemi de Spider-Man, dans sa troisième aventure au cinéma, se présente ici sous les traits du même. Défiant du regard le super-héros galbé de rouge et bleu, ce double obscur et séduisant n’est autre que son reflet dans le miroir, sa part d’ombre qui va tenter d’avoir le dessus, et qui va une fois de plus plonger cet attachant personnage dans des affres de doute.

Tout commence par la chute d’une météorite, qui déverse sur la terre, juste à côté de la toile d’araignée géante où roucoulent Peter Parker et sa douce Mary Jane, une matière noire et visqueuse particulièrement inquiétante qui se greffe sur la Mobylette du jeune homme. Le ver est dans le fruit : le mal ne demande qu’à être sollicité pour débrider ses pulsions les plus viles de sa proie.

Peter Parker veut demander Mary Jane en mariage et sa tante May lui fait don de sa propre bague de fiançailles pour qu’il l’offre à sa promise. Hautement symbolique, ce bijou va cristalliser le conflit qui se joue désormais dans son esprit entre le matériel et le spirituel. Plus il s’attache à cette bague, plus il néglige sa destinataire, et plus la matière, qui se transforme un beau matin en un splendide costume de Spider-Man noir, étend son empire sur lui. Dans ce nouveau costume qui décuple ses forces, Spider-Man n’envisage plus son pouvoir comme un fardeau mais comme une source de jouissance avec laquelle il assouvit sa soif de prestige et de vengeance.

Par bien des aspects, ce double maléfique renvoie à la manière dont l’actuel président des Etats-Unis a abusé de son pouvoir en arguant d’un combat du bien contre le mal. Une scène dans laquelle une poutre métallique pendue au bout d’une grue incontrôlée fracasse les fenêtres d’un immeuble de bureaux de Manhattan rappelle étrangement, d’ailleurs, les images des attentats du 11 septembre 2001.

A la mise en scène fluide mais décapante des scènes d’action, Sam Raimi oppose une trivialité assumée pour ce qui touche au changement de personnalité de Peter Parker, lequel troque par moments ses oripeaux de premier de la classe timide pour une panoplie de tombeur odieux, mais grotesque. Ce parti pris qui renvoie à l’esprit du comic semble dire que dans le monde réel, le mal est autre chose qu’un virus qui séparerait le monde en deux camps.

EN LANÇANT DES BOULES

C’est la violence du quotidien, qui frappe aussi bien Mary Jane, licenciée le lendemain de la première de son spectacle sur Broadway, que Peter Parker qui se fait ravir coup sur coup sa place de photographe par un jeune arriviste, et sa fiancée par Harry, son meilleur ami.

Brutalité et prolifération sont les maîtres mots de ce film dans lequel des menaces terrifiantes évoquent l’état du monde depuis la chute des tours. Harry se déplace sur un surf volant ultrarapide, en lançant des boules métalliques explosives. L’Homme-Sable est un géant de sable quasi invulnérable et qui forcit de combat en combat. Issu de la même matière que le Spider-Man noir, Venom est plus effrayant encore que tous ces super-héros réunis. Mais au même titre que Spider-Man, qui balance tout du long entre son costume noir et le bicolore, tous ces personnages gardent, en permanence, la liberté de changer de direction. Cela s’appelle le rêve américain.

Film américain de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco. (2 h 19.) En salles mardi 1er mai.
Isabelle Regnier

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