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	<title>Notre fumier &#187; nue</title>
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		<title>Le Cool Biz : faire tomber la cravate pour sauver la planète</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2009 15:18:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>eclos</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Japon est entré le 1er juin dans la période dite de Cool Biz (abréviation de &#171;&#160;cool business&#160;&#187;) (kurubizu en japonais) qui durera jusqu&#8217;au 30 septembre. C&#8217;est la troisième année consécutive que le gouvernement met en place cette opération qui &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/le-cool-biz-faire-tomber-la-cravate-pour-sauver-la-planete/680">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span class="style95">Le Japon est entré le 1er juin dans la période dite de Cool Biz (abréviation de &laquo;&nbsp;cool business&nbsp;&raquo;) </span></p>
<p>(<em>kurubizu</em> en japonais)</p>
<p><span class="style95">qui durera jusqu&#8217;au 30 septembre. C&#8217;est la troisième année consécutive que le gouvernement met en place cette opération qui vise à limiter les fortes émissions de CO2 estivales, et qui rentre dans le cadre des actions de la Team Minus 6%.</span></p>
<p>Les autorités préconisent de régler la température des climatiseurs sur 28°C et donc d&#8217;adapter sa tenue vestimentaire. Typiquement, les salariés sont encouragés à venir travailler sans cravate ni veste, préférant les chemisettes et autres textiles légers. Le Premier Ministre japonais Shinzo Abe est le premier à promouvoir ce mouvement, adoptant lui-même une tenue plus décontractée dans l&#8217;exercice de ses fonctions.</p>
<p>Selon une enquête réalisée à l&#8217;automne dernier, 96% des japonais disent connaître le mouvement Cool Biz, et 43% le suivent sur leur lieu de travail. Par ailleurs, 93% des entreprises se disent favorables à cette initiative, surtout suivie par les grandes firmes.</p>
<p>D&#8217;après le Energy Conservation Center, en réglant la température des climatiseurs à 28°C au lieu de 26°C, il est possible de réaliser 17% d&#8217;économie d&#8217;énergie. A noter que le Japon dépense davantage en climatisation l&#8217;été qu&#8217;en chauffage l&#8217;hiver. Le gouvernement a évalué que pendant l&#8217;été 2006 1,14 millions de tonnes de CO2 avaient été rejetées en moins grâce au Cool Biz.</p>
<p class="style44"><span class="style28">Source : </span><a href="http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43182.htm"><span class="style95">Mainichi Shimbun, 21/05/2007</span></a></p>
<p class="style44"><span class="style95">Article sur Wikipedia : </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cool_Biz">Cool Biz</a></p>
<p class="style44">Avec le réchaufement progressif ( annoncé ) de la planète, les japonais vont vite se retrouver nus comme des vers au boulot &#8230;</p>
<p class="style44">Peut être le premier pays naturiste de fait &#8230; <img src='http://www.notrefumier.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p class="style44">
<p class="style44">Un autre article : <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/le-japon-tombe-la-veste_485686.html">Le Japon tombe la veste</a> où il est question de code vestimentaire bafoué &#8230; <img src='http://www.notrefumier.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> :)</p>
<p class="style44">
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		<title>Un thon robot pour l&#8217;armée américaine</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 11:56:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cento</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences Sur le même sujet Plutôt qu&#8217;une hélice, Robotuna II, directement inspiré du véritable thon, remue la queue pour progresser dans l&#8217;eau. Imaginé il y a plus de dix ans, ce robot est en voie d&#8217;être réalisé &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/un-thon-robot-pour-larmee-americaine/332">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1></h1>
<div class="auteur">
<div class="tailletexte" style="font-size: 100%;">Par Jean-Luc Goudet, <a href="http://www.futura-sciences.com/" target="_blank">Futura-Sciences</a></div>
</div>
<div class="memesujet">
<div class="tailletexte" style="font-size: 100%;"><a href="http://www.notrefumier.fr/fr/news/t/robotique/d/un-thon-robot-pour-larmee-americaine_16570/#connexe">Sur le même sujet</a></div>
</div>
<div class="le_contenu_type">
<div class="tailletexte" style="font-size: 100%;">
<p class="bodytext"><strong>Plutôt qu&#8217;une hélice, Robotuna II, directement inspiré du véritable thon, remue la queue pour progresser dans l&#8217;eau. Imaginé il y a plus de dix ans, ce robot est en voie d&#8217;être réalisé grâce à une innovation récente, les polymères électroactifs. L&#8217;US Navy est intéressée.</strong></p>
<p class="bodytext"><span id="more-332"></span>Au début des années 1990, David Barrett, futur ingénieur en mécanique, est fasciné par les thons. Ces grands poissons nagent à près de 80 kilomètres à l&#8217;heure si l&#8217;on en croit la littérature, une vitesse difficilement accessible pour un engin sous-marin fait de main d&#8217;homme. Pour sa thèse de doctorat, Barrett met au point un système de propulsion directement inspiré de l&#8217;anatomie de ce poisson. Baptisé Robotuna (qui, en français, donnerait <em>robothon</em>), il agite la queue grâce à un mécanisme compliqué fait de câbles et de poulies. L&#8217;énergie est fournie par des moteurs installés à l&#8217;extérieur du prototype, le banc de test se réduisant à un système propulsif fixé sous une quille plongée dans l&#8217;eau d&#8217;un bassin.</p>
<h6><a href="http://www.notrefumier.fr/wp-admin/uploads/RTEmagicC_newribcage.jpg.jpg" rel="shadowbox[sbpost-332];player=img;"></a><a href="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_newribcage.jpg.jpg" rel="shadowbox[sbpost-332];player=img;"><img class="alignnone" title="newribcage" src="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_newribcage.jpg.jpg" alt="" width="450" height="308" /></a><br />
La première version de Robotuna, avec son armature métallique. © MIT</h6>
<p class="bodytext">Devenu professeur d&#8217;ingénierie mécanique au <em>Olin College</em>, et vice-président de <a href="http://www.irobot.com/" target="_blank">iRobot</a>, David Barrett n&#8217;a pas abandonné l&#8217;idée de sa jeunesse et a su intéresser l&#8217;US Navy à son thonidé artificiel et même en obtenir une aide financière. Au sein du MIT (<em>Massachusetts Institue of Technology</em>) et avec une équipe de l&#8217;entreprise Boston Engineering, un robot, appelé <a href="http://web.mit.edu/towtank/www/Tuna/tuna.html" target="_blank">Robotuna II</a>, ou 2.0, pour rappeler la filiation directe avec le projet initial, est en cours de réalisation et sera prochainement livré à la marine américaine.</p>
<p class="bodytext">Sa structure est toujours proche de celle d&#8217;un poisson, avec une armature longiligne articulée en plusieurs parties, fonctionnant comme la colonne vertébrale. Mais la technologie a évolué depuis le premier prototype et la puissance mécanique est désormais intégrée à l&#8217;intérieur de l&#8217;engin. Les muscles sont bien là, réalisés en polymères électroactifs, ou EAP (<em>electro-active polymers</em>), fixés dans le sens de la longueur du robot. Ces matériaux ont la propriété de s&#8217;étendre ou se rétracter sous l&#8217;action d&#8217;une différence de potentiel électrique et sont souvent appelés muscles artificiels.</p>
<h6><a href="http://www.notrefumier.fr/wp-admin/uploads/RTEmagicC_RoboTunaTest.jpg.jpg" rel="shadowbox[sbpost-332];player=img;"></a><a href="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_RoboTunaTest.jpg.jpg" rel="shadowbox[sbpost-332];player=img;"><img class="alignnone" title="RoboTunaTest" src="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_RoboTunaTest.jpg.jpg" alt="" width="450" height="319" /></a><br />
Robotuna II en cours de test, recouvert de sa peau de plastique. © MIT</h6>
<p class="bodytext">Leur étude est récente et le JPL (<em>Jet Propulsion Laboratory</em>, émanation de la Nasa), s&#8217;y intéresse particulièrement. Depuis 2005, les progrès en la matière sont mesurés grâce à un original <a href="http://ndeaa.jpl.nasa.gov/nasa-nde/lommas/eap/EAP-armwrestling.htm" target="_blank">concours de bras de fe</a>r qui met en présence des humains et des systèmes articulés mis en mouvement par des EAP. En Suisse, l&#8217;Empa, un établissement public de recherche, qui envoie d&#8217;ailleurs ses réalisations au concours du JPL, travaille la question depuis plusieurs années et a testé un concept encore plus original : le <a href="http://www.empa.ch/plugin/template/empa/1086/60572/---/l=3/changeLang=true/lartid=60572/orga=/type=/theme=/bestellbar=/new_abt=/uacc=" target="_blank">dirigeable sans hélice</a> qui, littéralement, nage dans l&#8217;air en se tortillant grâce à ses muscles en EAP. Cette fois, aucun exemple vivant n&#8217;existe, la vie terrestre n&#8217;ayant pas inventé le plus léger que l&#8217;air&#8230;</p>
<h6><a href="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_EMPA-arm-against-Panna.jpg.jpg" rel="shadowbox[sbpost-332];player=img;"><img class="alignnone" title="arm-against-Panna" src="http://www.futura-sciences.com/uploads/RTEmagicC_EMPA-arm-against-Panna.jpg.jpg" alt="" width="450" height="346" /></a><br />
Panna Felsen, frêle étudiante de 17 ans, remporte, en 2005, le premier concours de bras de fer entre un être humain et un robot, organisé par le JPL à San Diego. En tant que muscles artificiels, les polymères électroactifs ont encore des progrès à faire&#8230; © JPL</h6>
<p class="bodytext"><strong>Adaptés pour des missions longues</strong></p>
<p class="bodytext">Nous n&#8217;en saurons pas beaucoup plus sur Robotuna. Pour ce projet financé par les militaires, les détails techniques sont donnés au compte-gouttes. On ne sait rien de la composition exacte des EAP utilisés ni sur la puissance consommée ou la vitesse obtenue.</p>
<p class="bodytext">Les performances des espèces du genre <em>Thunnus</em> seront toutefois difficiles à égaler. Ces poissons montrent aussi un hydrodynamisme remarquable. Leurs yeux dépassent à peine ; alignés sur le dos, des spicules (sortes d&#8217;épines) viennent réduire les turbulences générées par la nageoire dorsale ; les nageoires pelviennes et ventrales, inutilisées à grande vitesse, viennent se loger dans des anfractuosités, un peu comme rentre le train d&#8217;atterrissage d&#8217;un avion.</p>
<p class="bodytext">Mais, explique le communiqué de Boston Engineering, les militaires de la marine espèrent confier à un robot de ce genre des missions plus longues que celles des engins actuels. Ils pourraient par exemple porter des caméras ou des détecteurs de radioactivité. Ces thons mécaniques pourraient donc se multiplier (alors que leurs modèles vivants, eux, se portent nettement moins bien).</p>
</div>
</div>
<div class="image_fin"> </p>
<div class="image_fin_legende">
<div class="tailletexte" style="font-size: 100%;"><a href="http://www.futura-sciences.com/typo3temp/GB/941e49a9ab.jpg" rel="shadowbox[sbpost-332];player=img;"><img class="alignnone" title="941e49a9ab" src="http://www.futura-sciences.com/typo3temp/GB/941e49a9ab.jpg" alt="" width="475" height="342" /></a>La queue du thon&#8230; © MIT</div>
</div>
</div>
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		<title>L&#8217;homme &#171;&#160;enceint&#160;&#187; a accouché</title>
		<link>http://www.notrefumier.fr/lhomme-enceint-a-accouche/293</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Jul 2008 20:55:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>eclos</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Thomas Beatie, un américain de 34 ans, a accouché jeudi. Ce transexuel sera ainsi à la fois le père légal et la mère biologique du bébé. Cette femme devenue homme il y a 10 ans, a mis au monde une &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/lhomme-enceint-a-accouche/293">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Thomas Beatie, un américain de 34 ans, a accouché jeudi. Ce  transexuel sera ainsi à la fois le père légal et la mère biologique du bébé.  Cette femme devenue homme il y a 10 ans, a mis au monde une petite fille. Pour  parvenir à cette grossesse, Thomas avait arrêté son traitement hormonal il y a  deux ans, avant de commencer une procédure d&#8217;insémination artificielle. Il a  accouché par césarienne.<br />
césarienne.<br />
<img src="http://media.rtl.fr/online/image/2008/0703/670801_Un-homme-enceint-ca-existe.jpg" alt="" /></p>
<p><a title="Anarchy Media Player - Right click to download file" href="http://media.rtl.fr/online/sound/2008/0704/677199_Ce-transexuel-americain-de-34-ans-adonne-naissance-a-une-petite-fille.mp3"><em>Ce-transexuel-americain-de-34-ans-adonne-naissance-a-une-petite-fille</em></a></p>
<p>Le couple Beatie a dû consulter 8 médecins avant d&#8217;être accepté par le Dr Kimberly James, alors que les différents comités d&#8217;éthiques américains se sont massivement opposés à cette grossesse.</p>
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		<title>Le kilogramme sera-t-il défini par une sphère de silicium ?</title>
		<link>http://www.notrefumier.fr/le-kilogramme-sera-t-il-defini-par-une-sphere-de-silicium/289</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Jul 2008 07:41:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cento</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences A Marseille, lors d&#8217;une conférence internationale, des physiciens viennent de présenter une magnifique boule de silicium, dont ils espèrent qu&#8217;elle va détrôner l&#8217;antique étalon préservé à Sèvres, près de Paris. Ce bel objet a un concurrent : &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/le-kilogramme-sera-t-il-defini-par-une-sphere-de-silicium/289">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="entete_type">Par Jean-Luc Goudet, <span style="font-size: x-small;">Futura-Sciences</span></div>
<div class="le_contenu_type">
<div class="tailletexte" style="font-size: 100%;">
<p class="bodytext"><strong>A Marseille, lors d&#8217;une conférence internationale, des physiciens viennent de présenter une magnifique boule de silicium, dont ils espèrent qu&#8217;elle va détrôner l&#8217;antique étalon préservé à Sèvres, près de Paris. Ce bel objet a un concurrent : un dispositif électronique et mécanique, la balance du <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Watt&lt;/strong&gt;Unité légale de puissance (symbole: W). Equivalent à 1J/s ou à 1 V.A&lt;br /&gt;Puissance d\'un système dans lequel est transférée uniformément une énergie de 1 joule pendant 1 seconde.');" onmouseout="killlink()">watt</span>, à l&#8217;étude à Saint-Quentin-en-Yvelines.</strong></p>
<p class="bodytext">En 2011, le Bureau international des poids et mesures (BIPM) décidera comment définir le <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Kilogramme&lt;/strong&gt;Unité légale de masse (symbole: kg)&lt;br /&gt;Masse du prototype international en platine iridié de 1889 déposé au pavillon des Poids et Mesures.');" onmouseout="killlink()">kilogramme</span>, c&#8217;est-à-dire l&#8217;unité de masse. L&#8217;affaire est sérieuse. Chacune de nos unités a besoin d&#8217;une référence, la plus précise possible. De toutes, celle de la masse est la moins bien lotie. Le kilogramme reste la seule dont la définition repose sur un étalon physique, en l&#8217;occurrence une barre métallique faite d&#8217;un alliage de <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Platine&lt;/strong&gt;Le platine est un élément chimique - métal de transition - de symbole Pt et de numéro atomique 78. Il est dur, malléable, ductile et de couleur gris-blanc. &lt;br /&gt;C\'est un métal résistant à la corrosion (utilisation dans les piles à combustibles), et on le trouve dans certains minerais de cuivre ou de...');" onmouseout="killlink()">platine</span> et d&#8217;iridium, pieusement conservée au pavillon de Breteuil, à Sèvres, dans la proche banlieue parisienne, depuis 1889.</p>
<p class="bodytext"><span id="more-289"></span>Tous les cinquante ans, cet objet extraordinairement précieux, qui sert de référence principale pour le monde entier, est sorti des trois cloches de verre sous lesquelles il repose. Il est alors pesé et la mesure est comparée à celle de 1889 et à celle des autres étalons existant dans le monde. Deux vérifications ont été réalisées depuis, en 1946 et en 1989. Elles ont montré une variation de poids d&#8217;environ 30 microgrammes en un siècle et une dispersion des différentes mesures de quelque 100 microgrammes. L&#8217;unité de masse est ainsi la moins précisément définie.</p>
<p class="bodytext">Depuis 2002, une équipe internationale de scientifiques s&#8217;est lancée dans le projet <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Avogadro&lt;/strong&gt;Comte Avogadro (1776-1846) chimiste italien - &lt;br /&gt;Loi d\'Avogadro-Ampère  : Il y a toujours le même nombre de molécules dans des volumes égaux de gaz différents pris dans les mêmes conditions de température et de pression.');" onmouseout="killlink()">Avogadro</span>, consistant à créer une sphère de silicium pur dont le nombre d&#8217;<span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Atome&lt;/strong&gt;Constituant fondamental de la matière. Un corps constitué d\'atomes de même espèce est appelé corps simple ou élément chimique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Composition:&lt;br /&gt;- un noyau de nucléons : protons et neutrons concentrant pratiquement toute la masse de l\'atome,&lt;br /&gt;- des électrons minuscules, orbitant très...');" onmouseout="killlink()">atomes</span> serait précisément connu et dont la masse serait d&#8217;un kilogramme. L&#8217;aventure a commencé en Russie, où des centrifugeuses initialement dédiées à l&#8217;extraction d&#8217;<span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Uranium&lt;/strong&gt;L\'uranium, un métal, est un élément naturel, blanc argenté, brillant, dense et faiblement radioactif. Il est omniprésent dans la nature et on le trouve en quantités variables mais faibles dans les roches, le sol, l\'eau, l\'air, les plantes, les animaux et les êtres humains. &lt;br /&gt;L\'uranium naturel se...');" onmouseout="killlink()">uranium</span> ont purifié du silicium-28. Le bloc, de forme oblongue, a ensuite pris le chemin de l&#8217;Allemagne, où le <em>Leibniz-Institut für Kristallzüchtung</em> (IKZ) en a vérifié la pureté. Deux morceaux de cinq kilogrammes ont alors été taillés et se sont envolés pour l&#8217;Australie, où ils ont été remis, à Sydney, au Centre australien d&#8217;optique de précision, qui dépend du CSIRO (<em>Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation</em>).</p>
<p class="bodytext">De là est sortie une magnifique sphère de 93,75 millimètres dont les défauts de rugosité sont de l&#8217;ordre de 0,3 <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Nanomètre&lt;/strong&gt;Un nanomètre = un milliardième de mètre = 10-9 m.');" onmouseout="killlink()">nanomètre</span>. L&#8217;objet s&#8217;est trouvé au centre des discussions d&#8217;une réunion internationale d&#8217;astronomie organisée à Marseille par la SPIE, une organisation scientifique interdisciplinaire. Le thème de cette conférence annuelle (<em>Astronomical Telescopes and Instrumentation conference</em>) était cette année « <em>Les synergies entre le sol et l&#8217;espace </em>» (<em>Synergies Between Ground and Space</em>).</p>
<h6><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/RkT3L3hL2Ps&amp;hl=en" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/RkT3L3hL2Ps&amp;hl=en" allowfullscreen="true"></embed></object></h6>
</div>
<h6>La fabrication de la sphère exige de nombreuses étapes, dont la séparation d&#8217;un seul <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Isotope&lt;/strong&gt;Chacun des différents types d\'atomes d\'un même élément, différant par leur nombre de neutrons mais ayant le même nombre de protons et d\'électrons, et possédant donc les mêmes propriétés chimiques. &lt;br /&gt;Exemple : l\'uranium 235 et l\'uranium 238 dont le premier a 143 neutrons et le deuxième, 146 neutrons.');" onmouseout="killlink()">isotope</span> du silicium, la vérification de la pureté du matériau obtenu puis la taille et le polissage, effectués selon les mêmes techniques que pour la réalisation d&#8217;un <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Miroir&lt;/strong&gt;Surface optique réfléchissante utilisée dans les réflecteurs (télescope). On distingue le miroir principal qui réfléchit les rayons lumineux vers un miroir secondaire qui renvoie l\'image vers l\'oculaire. Ces miroirs peuvent être concaves, convexes, sphèriques, paraboliques.');" onmouseout="killlink()">miroir</span> de télescope. Vidéo proposée par le magazine <em>New Scientist</em></h6>
<p class="bodytext"><strong>Un étalon rond vaut-il mieux qu&#8217;un étalon long ?</strong></p>
<p class="bodytext">Le projet Avogadro a été présenté comme un successeur potentiel de la barre du pavillon de Breteuil. Mais beaucoup de travail reste à faire. Il faut produire plusieurs sphères et en déterminer le nombre d&#8217;atomes. Si les calculs donnent le même chiffre, le kilogramme pourrait alors être défini comme un certain nombre d&#8217;atomes de silicium 28.</p>
<p class="bodytext">Mais cette solution, qui ne consiste qu&#8217;à remplacer un étalon matériel par un autre, n&#8217;est pas la seule étudiée par le BIPM. A Saint-Quentin-en-Yvelines (en Ile-de-France), le LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essais), responsable de la métrologie française, travaille depuis plusieurs années, avec d&#8217;autres équipes dans le monde, à la mise au point d&#8217;une méthode complètement différente, la balance du watt. Il s&#8217;agit d&#8217;un dispositif électromécanique prenant la forme d&#8217;une balance, où une force électromagnétique, induite dans une bobine conductrice, <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Équilibre&lt;/strong&gt;État où la vitesse de transformation du substrat en produit, lors d\'une réaction réversible, est égale à la vitesse de transformation du produit en substrat. Donc, la vitesse apparente d\'une réaction réversible à l\'équilibre est nulle.');" onmouseout="killlink()">équilibre</span> le poids d&#8217;une masse (un kilogramme) suspendue de l&#8217;autre côté.</p>
<p class="bodytext">La mesure se fait en deux <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Temps&lt;/strong&gt;Grandeur physique continue permettant de situer la succession des événements dans un référentiel donné. L\'Unité S.I. est la seconde.');" onmouseout="killlink()">temps</span>. Dans la phase statique, un <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Champ magnétique&lt;/strong&gt;Grandeur physique vectorielle (H ou B ), B étant communément appelé induction. L\'une des grandeurs composant le champ électromagnétique.&lt;br /&gt;H et B sont reliés par la relation H=B/?o dans le vide et par H=B/?o - M dans un milieu d\'aimantation M. &lt;br /&gt;La grandeur fondamentale est B, dont dérive H...');" onmouseout="killlink()">champ magnétique</span> génère une force (la force de Laplace), qui s&#8217;oppose au poids de la masse. Dans la phase dynamique, la bobine est bougée avec une vitesse constante, ce qui induit une tension électrique, qui peut être mesurée. On relie alors la masse de l&#8217;échantillon aux forces électromagnétiques et, finalement, à la <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Constante de Planck&lt;/strong&gt;Appelée aussi quantum d\'action, la constante de Planck vaut 6,626 10-34 J·s (joule·seconde)');" onmouseout="killlink()">constante de Planck</span>, qui deviendrait ainsi une référence, comme l&#8217;est la vitesse de la <span onmouseover="poplink('&lt;strong&gt;Lumière&lt;/strong&gt;Rayonnement électromagnétique dont les longueurs d\'onde s\'échelonnent d\'environ 10-6 m (infrarouge) à 10-9 m (ultraviolet). La lumière est représentée par des ondes électromagnétiques ou par des photons, selon la dualité onde-corpuscule. Elle se propage dans le vide à la vitesse c de 3 * 108 m*s-1,...');" onmouseout="killlink()">lumière</span> pour la définition du mètre.</p>
<p class="bodytext">La réalisation pratique n&#8217;est pas une mince affaire (le projet prévoyait la mise au point de la balance du watt en 2007). Le bâtiment du LNE est monté sur des amortisseurs absorbant les vibrations et précisément climatisé. La mesure passe par la connaissance de g, c&#8217;est-à-dire le rapport entre la masse et le poids. On sait aujourd&#8217;hui mesurer ce paramètre avec précision mais il faut prendre quelques précautions, notamment tenir compte des effets de marée qui soulèvent régulièrement le sol de plusieurs dizaines de centimètres&#8230;</p>
<p class="bodytext">En 2011, le BIPM devra trancher entre ces méthodes. A moins qu&#8217;aucune ne soit considérée comme suffisamment fiable, le vénérable étalon du pavillon de Breteuil pourra alors prendre une retraite méritée après 122 ans de bons et loyaux services.</p>
</div>
<div class="image_fin"><img src="http://www.futura-sciences.com/typo3temp/GB/28d9189f3c.jpg" alt="" width="475" height="346" /> </div>
<div class="image_fin_legende">
<div class="tailletexte" style="font-size: 100%;">La sphère de silicium (93,75 millimètres de diamètre) présente des défauts de rugosité de l&#8217;ordre de 0,3 nm et des variations du rayon inférieures à 70 nm. © CSIRO</div>
</div>
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		<title>Management 2.0</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 14:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cento</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Management 2.0 : Wikio, l&#8217;entreprise sans murs [ 10/04/08  - 14H48  Enjeux-Les Echos   ] Pierre Chappaz, patron du portail d&#8217;information Wikio, est un adepte convaincu du télé-travail et du management à distance. Un management dit &#171;&#160;2.0&#8243;, moins hiérarchique, qui prend &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/management-20/287">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Management 2.0 : Wikio, l&#8217;entreprise sans murs<br />
[ 10/04/08  - 14H48  Enjeux-Les Echos   ]<br />
Pierre Chappaz, patron du portail d&#8217;information Wikio, est un adepte convaincu du télé-travail et du management à distance. Un management dit &laquo;&nbsp;2.0&#8243;, moins hiérarchique, qui prend mieux en compte l&#8217;individu, s&#8217;appuie sur des pratiques collaboratives et exploite les technologies de la communication.  <br />
Entretien : Comment manager plus de 30 personnes réparties dans toute l&#8217;Europe depuis les bords d&#8217;un grand lac européen, un hall d&#8217;aéroport ou un web café californien ? Quels profils embaucher ? Et comment concilier vie professionnelle et vie privée ? Pierre Chappaz répond à Anne-Laurence Fitère : personnalité reconnue de l&#8217;Internet, après avoir créé Kelkoo en 1999, il a lancé et dirige le portail d&#8217;information Wikio, tout en soutenant d&#8217;autres entreprises et projets.<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="393" height="320" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="FlashVars" value="flv=http://ftp-videos.lesechos.fr/videomanagement/sur_le_vif_20080409.flv&amp;showstop=1&amp;showvolume=1&amp;showtime=1&amp;skin=http://ftp-videos.lesechos.fr/management/player_flv_skin002.jpg&amp;showplayer=always&amp;margin=10&amp;playercolor=ffffff&amp;buttoncolor=CC0000&amp;buttonovercolor=CC0000&amp;slidercolor1=CC0000&amp;slidercolor2=0&amp;sliderovercolor=CC0000&amp;loadingcolor=0&amp;showfullscreen=true&amp;autoload=1" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://ftp-videos.lesechos.fr/management/player_flv_maxi.swf" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="393" height="320" src="http://ftp-videos.lesechos.fr/management/player_flv_maxi.swf" allowfullscreen="true" flashvars="flv=http://ftp-videos.lesechos.fr/videomanagement/sur_le_vif_20080409.flv&amp;showstop=1&amp;showvolume=1&amp;showtime=1&amp;skin=http://ftp-videos.lesechos.fr/management/player_flv_skin002.jpg&amp;showplayer=always&amp;margin=10&amp;playercolor=ffffff&amp;buttoncolor=CC0000&amp;buttonovercolor=CC0000&amp;slidercolor1=CC0000&amp;slidercolor2=0&amp;sliderovercolor=CC0000&amp;loadingcolor=0&amp;showfullscreen=true&amp;autoload=1"></embed></object></p>
<p>Durée vidéo: 10min40</p>
<p><a href="http://www.lesechos.fr/management/video/300256093.htm">http://www.lesechos.fr/management/video/300256093.htm</a></p>
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		<title>Le monde des systèmes et des supersystèmes cognitifs. Conflits et coopérations. Vers le post-humain.</title>
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		<pubDate>Wed, 21 May 2008 15:34:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cento</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Encore un super article passionnant avec pleins de concepts indispensables à une vision lucide du monde. La totalité en deuxième partie. Le modèle de soi qui donne à un système cognitif toute sa puissance compétitive est différent. Il est doté &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/le-monde-des-systemes-et-des-supersystemes-cognitifs-conflits-et-cooperations-vers-le-post-humain/256">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Encore un super article passionnant avec pleins de concepts indispensables à une vision lucide du monde. La totalité en deuxième partie.</p>
<blockquote><p><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana;">Le modèle de soi qui donne à un système cognitif toute sa puissance compétitive est différent. Il est doté d’une propriété qui lui ouvre au moins virtuellement des possibilités innombrables, celle de pouvoir contribuer à la formulation d’hypothèses s’affranchissant des expériences précédemment vécues par le système. C’est précisément en cela que réside la capacité du système cognitif, non pas de s’affranchir des déterminismes, mais de faire des hypothèses ne tenant pas compte des déterminismes déjà expérimentés et mémorisés.</span></p>
<p><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana;">Le fait que le modèle du soi propre au système cognitif échappe aux déterminismes linéaires et puisse formuler des hypothèses sur un mode presque aléatoire permet au cerveau d’abord, au corps tout entier du système cognitif ensuite, de se comporter dans le monde réel en machines à inventer. Le bénéfice en terme de compétitivité de l’émergence d’une telle propriété a été immédiat. Le cerveau du système cognitif, enrichi par le modèle (imaginaire ou halluciné) d’un soi pouvant librement imaginer de modifier le monde afin de le transformer a priori, est devenu un compétiteur redoutable à l‘égard des systèmes non cognitifs qui n’évoluent que beaucoup plus lentement et le plus souvent a posteriori seulement d’un évènement perturbateur. </span></p></blockquote>
<p>Ces deux petits extraits m&#8217;ont poussés à la réflexion suivante : l&#8217;avantage de l&#8217;espèce humaine sur toutes les autres formes de vies connues est sa double capacité à transmettre un savoir sous forme de traditions et de remettre en question à chaque génération ces mêmes traditions. Ces deux facultés qui s&#8217;opposent et se complètent, la nouveauté devenant la tradition de la génération suivante, assurent une adaptation permanente des humains à leur milieu, même s&#8217;ils sont la cause des boulversements de leur environement.</p>
<blockquote><p><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana;">Les systèmes cognitifs assemblés en SSC (super systèmes cognitifs) ont très vite, nous l’avons indiqué précédemment, exporté sur des réseaux de supports physiques externes à eux un certain nombre de représentations du monde, construites initialement dans les cerveaux des systèmes cognitifs individuels et s’étant révélées efficaces pour contribuer à la survie de ces systèmes. C’est ce mécanisme qui a donné naissance aux mémoires sociales les plus variées, depuis les mythes jusqu’aux programmes éducatifs enseignés dans les écoles. Si les contenus de ces mémoires ont été conservés et améliorés, ce n’était pas par ce qu’ils étaient vrais dans l’absolu (notion qui n’a pas de sens dans l’approche retenue ici) mais parce qu’ils étaient les plus propres à faciliter la survie des groupes et des individus qui s’y référaient. C’est ainsi que les mythes fondateurs, croyances religieuses et superstitions diverses sont apparus et ont continué à se développer du fait des références utiles à la survie qu’ils apportent aux systèmes cognitifs individuels et aux SSC. Ceci en dépit du fait que ces mythes, au regard des critères de la scientificité que nous allons présenter ci-dessous, ressemblent à des &laquo;&nbsp;mensonges &nbsp;&raquo; ou tout au moins des illusions. </span></p></blockquote>
<p>J&#8217;aime beaucoup cette explication de l&#8217;utilité des illusions! Cela parrait effectivement tellement logique!</p>
<blockquote><p><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana;">Les contenus des mémoires scientifiques ne sont pas plus « vrais » au sens ontologique que ceux des mémoires mythologiques. Ils sont seulement plus efficaces puisqu’ils représentent la globalisation réutilisable par tous d’un nombre considérable d’expériences « réussies ». Autrement dit, ils contribuent à construire un monde que l’on pourrait dire scientifique ou rationnel qui se superpose au monde naturel et qui le modifie en permanence dans la mesure où la machine à inventer des SSC continue à fonctionner sur le mode de la production de contenus scientifiques. </span></p></blockquote>
<p>J&#8217;ai envie de me revendiquer comme un représentationiste! Il n&#8217;existe pas de réel en soi. Seulement des représentations créées à partir de nos perceptions. On invente un modèle du monde qui nous sert d&#8217;environement d&#8217;interaction. Et l&#8217;on revoit ce modèle à chaque fois que nécessaire pour qu&#8217;il colle à à nos sensations. Ce processus nous permet de nous optimiser et améliorer nos chances de survie.</p>
<blockquote><p><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana;">Les systèmes cognitifs sont en compétition les uns avec les autres. En simplifiant on dira qu’une première lutte pour la survie oppose les SSC scientifiques aux SSC privilégiant des représentations mythologiques. Vu l’efficacité des représentations scientifiques, on pourrait penser que les premiers l’emporteront inévitablement sur les seconds. Mais les connaissances scientifiques, bien qu’étendues, ne peuvent suffire à répondre à toutes les questions que les cerveaux des systèmes cognitifs se posent sur le monde. Donc, au sein même des SSC scientifiques persistent avec succès des représentations mythologiques dont s’inspirent beaucoup d’individus. Elles sont transmises tout naturellement par les langages, qui sont les vecteurs, non seulement des contenus de communication scientifique, mais de la prolifération d’entités informationnelles réplicantes n’ayant rien de particulièrement rationnel et que l’on désigne par le terme de mèmes. </span></p></blockquote>
<p>Mais il y a un défaut à ce processus d&#8217;optimisation. Notre besoin d&#8217;avoir un modèle qui répond à toutes les questions nous pousse à croire à n&#8217;importe quoi plutot que d&#8217;admettre notre ignorance. C&#8217;est tellement simple et évident comme explication du fait religieux! Renforcé par notre mimétisme sociale, la modélisation a ses défauts qui vont à l&#8217;encontre de l&#8217;efficacité.</p>
<blockquote><p><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana;">Par ailleurs et surtout, les corps et cerveaux des individus ou systèmes cognitifs individuels qui se regroupent au sein des SSC scientifiques ne sont pas entièrement dédiés à la construction de représentations scientifiques du monde. Quand il s’agit de corps biologiques (et non de corps artificiels), leurs héritages génétiques provenant de millions d’années d’évolution les laissent sensibles à des motivations qui peuvent venir en contradiction avec la rationalité scientifique (par exemple la défense exacerbée du territoire et la haine de l’autre considéré comme un rival). Au sein même de ceux des SSC que l’on pourrait globalement considérer comme des sociétés scientifiques ou technoscientifiques, les contenus de mémoire mythologiques réactivés en permanence par des héritages génétiques ou épigénétiques persistants depuis le fond des âges peuvent être bien plus nombreux que les contenus de mémoire provenant de la construction scientifiques. Les SSC à ciment principalement traditionaliste ou mythologique, dont certains sont aussi en partie des SSC scientifiques, sont finalement aussi puissants, en termes d’affrontement physique, que les SSC à ciment principalement scientifique. L’issue des conflits darwiniens pour la survie qui les oppose n’est donc pas prévisible.</span></p></blockquote>
<p>C&#8217;est tellement vrai! Quand on voit de grands scientifiques de renom qui font appel au spiritualisme, à dieu ou même l&#8217;âme pour expliquer ce qu&#8217;ils échouent à comprendre, on voit bien à l&#8217;oeuvre ce mécanisme de modélisation.</p>
<p><span style="font-size: x-small; color: #006699; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: small; color: #000099;"><strong><span style="font-size: x-small; color: #339999;"><span id="more-256"></span>Le monde des systèmes et des supersystèmes cognitifs. Conflits et coopérations. Vers le post-humain </span><br />
</strong></span></span></strong></span><span style="font-size: x-small; color: #000000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">par Jean-Paul Baquiast 20/03/2008</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><em><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: x-small; color: #000099; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif;">NB. Ce texte ne vise pas à la scientificité au sens habituel. Il s&#8217;agit plutôt d&#8217;un apologue scientifique visant à concrétiser une vision du monde et de la science à laquelle, d&#8217;une façon bêtement métaphysique (et darwiniste) &laquo;&nbsp;croît&nbsp;&raquo; l&#8217;auteur. </span></span></em></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Appelons système cognitif (de l’américain <em>Cognitive system</em>) toute organisation biologique ou artificielle dotée d’un corps et d’un cerveau et capable de construire au niveau de son cerveau des modèles du monde incluant une image de lui-même (ou de soi). Le terme de système cognitif est préférable à celui de système conscient car ce dernier fait allusion à la conscience, propriété élusive pour laquelle aucune définition opérationnelle ne peut être retenue. Le terme cognitif, au contraire, implique que le système a la connaissance de quelque chose dont l’importance est telle qu’elle permette de le différencier de tous les autres systèmes. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; color: #339999; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong>Le système cognitif</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Est-ce le modèle du monde qui est ce &laquo;&nbsp;quelque chose&nbsp;&raquo; dont le système cognitif a connaissance? Pas seulement. Rappelons que tout système biologique ou artificiel doté d’un corps et d’un cerveau, en interagissant par ses organes d’entrée-sortie avec son environnement, identifie dans celui-ci, sur le mode essais et erreurs, des constantes qui pour lui représentent le monde. Ces constantes sont mémorisées dans la mémoire du système et constituent le modèle du monde auquel il se réfère lors de ses actions ultérieures. Ce modèle déclenche des actions en réponse quasi automatiques (stimulus-réponse), quand le système se retrouve confronté à des situations analogues à celles ayant fait l’objet d’une observation ou expérience dont les résultats ont été mis en mémoire.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Ce qui fait l’originalité du système cognitif est le fait que le modèle du monde dont il dispose est « habité », si l’on peut dire, par une représentation du système cognitif lui-même, que nous appellerons image de soi. La comparaison parfois faite avec un jeu vidéo est utile. Un système non cognitif, nous venons de le voir, dispose d’un modèle du monde présent en permanence dans sa mémoire. Il l’a construit progressivement par apprentissage en interagissant avec le monde extérieur. C’est l’équivalent du décor visible sur l’écran du jeu vidéo. Mais ce décor est vide. Un système cognitif, au contraire, dispose d’un personnage, ou <strong>avatar</strong> de lui-même, qui le représente en train d’interagir avec le monde. C’est le modèle de soi. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">A quoi sert ce personnage ou modèle de soi ? Nous avons vu précédemment que le propre du cerveau associatif, dans les systèmes non cognitifs comme dans les systèmes cognitifs, est de construire des représentations du monde en élaborant, à partir des expériences précédentes conservées en mémoire, des hypothèses que le reste du corps se charge de mettre à l’épreuve. Ces hypothèses portent toujours sur l’effet positif ou négatif que tel élément du monde perçu par les sens pourra avoir sur la vie ou la survie du système tout entier. Prenons l’exemple d’un système non cognitif tel qu’un cheval non monté se déplaçant au galop sur un terrain varié comportant des haies. Le modèle du monde mémorisé dans le cerveau de ce cheval comporte, consécutivement à des expériences précédentes, deux catégories de haies, celles qui sont franchissables d’un bond et celles qui ne le sont pas. Lorsque le cheval se trouve en présence d’une nouvelle haie, son cerveau construit un modèle de cette haie à partir des informations visuelles qu’il en reçoit. Il compare ce modèle à ceux des haies déjà présentes en mémoire et procède à une hypothèse concernant la possibilité de la franchir ou non d’un bond. Le cerveau commande ensuite au corps de vérifier l’hypothèse qu’il vient de formuler : sauter ou se dérober. Le résultat de l’expérience, qu’il confirme ou infirme l’hypothèse, est enregistré. Il enrichit ainsi le modèle du monde dont dispose notre cheval</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Nous avons dit que tous les systèmes, qu’ils soient ou non cognitifs, procèdent de même. Les systèmes non cognitifs le font systématiquement et les systèmes cognitifs par défaut, quand ils fonctionnent en mode non cognitif, ce qui est le plus fréquent. Mais quand le système cognitif bascule en mode cognitif, que se passe-t-il ? Revenons sur l’exemple du cheval au galop, considéré comme représentatif d’un système non cognitif (ce qui était peut être un peu désobligeant pour cet animal, dont les capacités cognitives en remontrerait à beaucoup de cavaliers <em>lambda</em>). Dans le scénario retenu, son cerveau n’anticipe pas sur les évènements du monde extérieur. Il se borne à attendre que ceux-ci soient perçus par les sens et plus généralement, vécus par le corps. Ce sont ces perceptions qui déclenchent l’activité de formulation d’hypothèses caractéristiques du cerveau. Nous pourrions pour illustrer ceci nous placer dans la situation d’un apprenti pilote en cours de formation sur un simulateur de vol. Le simulateur, dans sa fonction la plus simple, se limite à faire défiler sur l’écran des scènes face auxquelles le pilote devra réagir, sans pouvoir anticiper sur le déroulement des évènements. Dans une approche de piste simulée, le simulateur se bornera à provoquer des turbulences auxquelles le pilote devra réagir pour corriger son assiette. Le pilote en ce cas ne se comporte pas véritablement comme un système cognitif. Les performances accomplies par son cerveau ne dépassent pas celles du cerveau du cheval précité. </span></p>
<p align="center"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><img src="http://by130w.bay130.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http://65.55.135.121/att/GetAttachment.aspx&amp;hm__qs=file%3d1a60d406-5167-4744-8038-70f2d5be0135.gif%26ct%3daW1hZ2UvZ2lm%26name%3daW1hZ2U3LmdpZg_3d_3d%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimH&amp;oneredir=1&amp;ip=10.1.106.99&amp;d=d2321&amp;mf=0" alt="simulateur de vol" width="350" height="266" /></span></p>
<p align="center"><span style="font-size: xx-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><a href="http://rafale-f2.france-simulation.com/" target="_blank">Mirage 2000-5 survolant le porte-avions Charles de Gaulle.<br />
Source: http://rafale-f2.france-simulation.com/</a></span>
</p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">La situation est toute autre quand le simulateur fait intervenir un avatar ou image de l’avion auquel le pilote peut donner des ordres. Il peut alors commander à son avatar d’accomplir telles actions au sein du décor, lesquelles provoquent des évènements en réaction qui ne se seraient pas produits en l’absence d’avatar. Dans un exercice d’appontage sur porte-avion, le pilote peut alors décider de se mettre en approche ou au contraire de reprendre de l’altitude. Nous sommes toujours dans la simulation, c’est-à-dire dans le virtuel. Mais les simulations ainsi réalisées peuvent être beaucoup plus variées que si elles se déroulaient séquentiellement. Elles peuvent aider le pilote à maîtriser le moment venu des situations en vraie grandeur qu’il aurait lui-même provoquées pour optimiser le déroulement de son vol. Evidemment, sur un simulateur de vol, c’est le cerveau du pilote qui joue le rôle de modèle du soi en se projetant dans l’avatar. Quelle est la nature du modèle du soi qui intervient dans les systèmes cognitifs ? </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Tout système comportant un corps et un cerveau, qu’il soit ou non cognitif, acquiert un modèle de soi qui fait partie du modèle du monde construit par son cerveau. Mais le modèle de soi du système non cognitif n’est pas proactif. Autrement dit, il ne contribue pas, par des initiatives spécifiques, à la fabrication des hypothèses qui constituent l’activité principale du cerveau. Il fait partie, si l’on peut dire, du décor général dont le cerveau tient compte pour élaborer ses hypothèses. Le modèle du soi du système non cognitif est un modèle du corps, avec ses capacités mémorisées depuis les origines de la vie du système. Il a été construit par le cerveau du système non cognitif de la même façon que son modèle du monde, par apprentissage à partir des informations endogènes (provenant du corps). Un système faiblement cognitif, ou non cognitif, tel un insecte, « connaît » toujours exactement l’état de ses membres dans l’espace. Ces informations endogènes permettent à son cerveau de construire ce que l’on nomme parfois la conscience primaire de soi. Mais les informations correspondant à la construction de cette conscience primaire ne sont pas utilisées dans les hypothèses sur le monde auxquelles procède le cerveau en dehors des situations précises auxquelles le corps sera appelé à s’adapter. Le cerveau d’un système non cognitif, quand il perçoit l’existence d’une haie dans le monde extérieur, simule le saut compte tenu de ce qu’il a mémorisé des capacités saltatoires des jambes. Mais il ne va pas simuler par anticipation la réaction du corps à des situations qui ne se sont pas encore produites, tel que le saut imaginaire d&#8217;une rivière imaginée. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Le modèle de soi qui donne à un système cognitif toute sa puissance compétitive est différent. Il est doté d’une propriété qui lui ouvre au moins virtuellement des possibilités innombrables, celle de pouvoir contribuer à la formulation d’hypothèses s’affranchissant des expériences précédemment vécues par le système. C’est précisément en cela que réside la capacité du système cognitif, non pas de s’affranchir des déterminismes, mais de faire des hypothèses ne tenant pas compte des déterminismes déjà expérimentés et mémorisés. On connaît l’histoire (romancée) de la découverte des premiers outils par des hominiens en train de devenir des systèmes cognitifs à la différence de leurs cousins primates qui ne suivaient pas cette voie. Plutôt que rejeter les noix dont ils ne pouvaient casser l’enveloppe, ils ont entrepris de les casser avec des percuteurs de pierre. Ces hypothèses, mises en expérimentation par le corps du système cognitif, pouvaient échouer : l’hominien s’écrase un doigt et renonce, mais elles pouvaient aussi réussir. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Quand de telles hypothèses réussissent, le système cognitif s’est ouvert une marge d’action dans le monde extérieur qu’il n’aurait jamais découverte s’il était resté enfermé dans la chronologie des évènements s’imposant à lui. Si je m’imagine que je ne suis pas condamné à répéter indéfiniment les comportements anciens, avec leurs déterminismes bien définis, autrement dit si me suppose capable d’inventer un comportement nouveau tel qu’utiliser une pierre pour casser une noix, même si je n’ai jamais vu faire ce geste, il viendra bien un jour où je casserai effectivement une noix, augmentant ainsi mes chances de vie. Mais par quel terme traduire le fait de se supposer capable d’inventer un comportement nouveau échappant aux déterminismes anciens ? Dans la philosophie courante, on dira que c’est faire preuve de liberté. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Nous n’allons pas ici reprendre ce terme de liberté dont les implications métaphysiques empêchent de rechercher comment, dans l’évolution des systèmes cognitifs, des propriétés nouvelles favorisant l’invention créatrice ont pu être acquises par essais et erreurs au sein de systèmes en compétition pour la survie. Comment le cerveau du premier système cognitif aura-t-il généré l’image d’un soi capable de s’affranchir de certains déterminismes et d’expérimenter librement, hypothèse contraire à toutes les expériences faites jusqu’alors ? On retrouve là une question bien connue, celle de l’origine de la « conscience de soi » dans le règne animal ? Une explication relativement simple consisterait à dire que l’image d’un soi libre d’inventer pourrait n’être que la traduction, au niveau du cerveau associatif, d’un comportement très répandu y compris dans des espèces animales non réputées pour leurs aptitudes à la conscience de soi, qui est le jeu, l’exploration relativement « hors normes » du monde, auxquels se livrent les jeunes de nombreuses espèces, voire les cerveaux non matures d’espèces capables de conscience. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Mais l’hypothèse la plus vraisemblable fait appel à la vie de groupe. Un individu n’est jamais seul. Il est toujours membre d’un groupe plus ou moins important. C’est au sein de ce groupe qu’il se forme – en commençant par observer les comportements de sa mère. On considère généralement que ce sont des mutations apparues dans le cortex associatif de certains primates, sous forme de neurones miroirs (ou hypothèse analogue) qui ont permis, dans chacun des cerveaux individuels, d’associer et de construire par interaction l’image de l’autre et l’image de soi. Lorsque je vois quelqu’un d’autre que je considère semblable à moi cueillir un fruit pour le manger, je suis porté par empathie à faire de même. Ce faisant, je me crois libre de le faire puisque j’imite l’autre que je crois lui aussi libre de cueillir ou ne pas cueillir le fruit. Il ne me vient pas à l’idée que le geste de l’autre est entièrement déterminé. Par conséquent je ne me considère pas non plus comme déterminé lorsque je l’imite. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">On voit que le cerveau du système cognitif a placé dans le modèle du monde qu’il s’est construit un modèle du soi ou avatar capable de prendre des initiatives échappant aux déterminismes inscrits dans le modèle du monde. Ces initiatives ne sont jamais totalement indéterminées, ce qui n’aurait pas de sens. Mais elles obéissent à des causes tout à fait extérieures au système, comme l’imitation de comportements ou phénomènes étrangers. Dès que dans le cerveau du système, le modèle du soi a pris (virtuellement) une initiative jamais prise jusqu’alors, le cerveau commande au corps d’expérimenter cette initiative dans le monde réel. Elle aboutira ou n’aboutira pas, mais dans les deux cas, le modèle du monde et le modèle du soi géré par le cerveau du système cognitif se seront enrichis. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Le fait que le modèle du soi propre au système cognitif échappe aux déterminismes linéaires et puisse formuler des hypothèses sur un mode presque aléatoire permet au cerveau d’abord, au corps tout entier du système cognitif ensuite, de se comporter dans le monde réel en machines à inventer. Le bénéfice en terme de compétitivité de l’émergence d’une telle propriété a été immédiat. Le cerveau du système cognitif, enrichi par le modèle (imaginaire ou halluciné) d’un soi pouvant librement imaginer de modifier le monde afin de le transformer a priori, est devenu un compétiteur redoutable à l‘égard des systèmes non cognitifs qui n’évoluent que beaucoup plus lentement et le plus souvent a posteriori seulement d’un évènement perturbateur. Les systèmes non cognitifs modifient certes le monde, mais sans faire appel au cerveau. Ils le font par divers mécanismes de mutation aléatoires liés à leur corps, dont certains réussissent et d’autres pas. Mais ils n’imaginent pas de pouvoir modifier le monde. Aucun circuit ne peut au sein de leur cerveau élaborer de telles intentions. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">On n’oubliera pas cependant un point essentiel. Le modèle du soi généré par un système cognitif n’invente pas simplement au hasard, ce qui n’aurait pas de sens, comme nous venons de le rappeler. Il invente essentiellement à partir des informations et exemples visuels apportés par les autres individus du groupe. Mais il invente aussi (et peut-être surtout) à partir du modèle de soi acquis par le système dès sa naissance, informations endogènes venant des capteurs intérieurs qui renseignent sur les capacités du corps, informations mémorisées et disponibles en mémoire résultant des expériences précédemment vécues par le système. Ainsi, s’il me vient à l’idée d’imiter les oiseaux que je vois voler, je ne chercherai pas à procéder comme eux car mon système cognitif sait très bien que je n’ai pas d’ailes. Peut-être imaginerai-je de voler comme un oiseau, mais cette rêverie n’aura pas de suite pratique. Au contraire j’essaierai de mobiliser les ressources dont je dispose, individuellement ou dans le cadre du groupe, pour inventer des substituts au vol de l’oiseau. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; color: #339999; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong>Systèmes cognitifs et supersystèmes cognitifs</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">On considère généralement que l’individu humain adulte constitue une version particulièrement accomplie de système cognitif. Mais il en existe un certain nombre de versions moins élaborées dans le règne animal et, de plus en plus, sous forme artificielle, dans un nombre croissant d’entreprises travaillant pour la défense, essentiellement aux Etats-Unis. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Ceci dit, comme nous venons de le rappeler, ces systèmes, que nous pourrions nommer des systèmes individualisés, ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Ils n’auraient jamais pu apparaître et moins encore se développer sans les interactions permanentes qu’ils entretiennent entre eux au sein des groupes qui les réunissent. Nous pourrions considérer que lesdits groupes constituent en fait les véritables systèmes cognitifs, les seuls capables en tous cas d’agir sur le monde et d’y construire des environnements nouveaux. Nous appellerons donc ces groupes des supersystèmes cognitifs (SSC). Ce terme n’a rien d’original pour nous puisque dans la suite des propositions d&#8217; Howard Bloom, nous avons depuis longtemps pris l’habitude d’identifier comme moteurs de l’évolution globale du monde un certain nombre se superorganismes dotés, comme des organismes individuels, bien qu&#8217;à une autre échelle, de corps et de cerveaux.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Mais ces superorganismes sont-ils tous des systèmes cognitifs, autrement dits des supersystèmes cognitifs? Non, puisque dans la plupart des cas, leur cerveau ou ce qui en tient lieu n’est pas capable de construire des modèles globaux du monde et moins encore d’y introduire des modèles du soi présentant le moindre caractère de proactivité. Nous devrons donc les nommer des supersystèmes non cognitifs (SSNC). On trouve de tels SSNC à tous les niveaux d’organisation. C’est le cas d’une termitière, c’est le cas d’une espèce animale répartie sur tous les continents, comme les bactéries et certaines espèces d’oiseaux. C’est enfin le cas, au niveau de complexité le plus élevé, de la Terre toute entière. Certains scientifiques avaient imaginé qu’existait un supersystème non cognitif global (baptisé <strong>Gaïa)</strong> doté de facultés d’autoréparation suffisantes pour lui permettre de résister à des agressions naturelles (par exemple chute de petit astéroïde, variations climatiques spontanées) et continuer à se développer de façon globalement régulée. Mais il apparaît aujourd’hui que faute précisément de disposer de capacités cognitives, les SSNC naturels, qu’ils soient petits, grands ou global (Gaïa), ne semblent pas capables de résister spontanément aux modifications agressives que leur imposent les SSC. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les SSNC, bien qu’infiniment plus présents dans le monde que les SSC, ne génèrent pas en effet dans leur cerveau (quand ils en ont) d’images d’eux-mêmes ni d’ailleurs d’images du monde. Ils ne génèrent donc pas d’hypothèses sur le monde et sur leur soi. Leur cerveau ou ce qui en tint lieu leur sert seulement à la coordination locomotrice sur le mode stimulus-réponse/retard, en réaction aux évènements que l’évolution du monde leur impose. Ils peuvent apprendre à s’adapter aux changements du monde (principalement sur le mode des mutations génétiques réussies), mais sans pouvoir anticiper ces changements. Ils ne peuvent d’ailleurs pas s’adapter aux changements trop rapides ou trop importants. On dira, pour reprendre le terme précédemment utilisé, qu’ils ne sont pas proactifs. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Revenons aux SSC. Les premiers d’entre eux sont apparus dans le monde animal. Ils ont pris une grande extension au sein de l’espèce humaine. On considère généralement que les SSC biologiques se sont développés à partir des individus (individus humains dans le cas de l’espèce humaine). C’est une évidence dans la mesure où seuls les individus sont dotés de cerveaux. Mais les cerveaux eux-mêmes sont des constructions acquises génétiquement en conséquence des interactions entre individus au sein des groupes. Plus généralement, comme nous l’avons rappelé plus haut, ce sont les groupes ou sociétés qui ont permis, par l’imitation puis le langage, la mise en place au niveau du cerveau des individus des images du monde et de soi qui caractérisent les systèmes cognitifs. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les SSC sont évidemment très nombreux et divers. Ils regroupent des individus associés par des modes de vie communs et un tissu plus ou moins dense et permanent de symboles langagiers externalisés, matérialisés et mémorisés au sein de réseaux physiques. Ces réseaux constituent, avec les individus qui y sont connectés, les supercerveaux des SNC. Ces supercerveaux, de même que les cerveaux individuels, hébergent des modèles du monde et des modèles de soi représentant le supersystème cognitif. Pour simplifier, on dira qu’ils assurent les mêmes fonctions que les cerveaux biologiques individuels, malgré leurs profondes différences anatomiques. Les SSC, dans l’espèce humaine ou dans les autres domaines où ils apparaissent (notamment dans le monde de la vie artificielle, sur lequel nous reviendrons ultérieurement) sont, du fait de leur nombre, de leurs différences et donc de leurs exigences de survie pouvant éventuellement s’opposer, en conflit darwinien permanent. Il n’y a là rien de surprenant ni même d’inquiétant. Le moteur de leur évolution, pour eux comme pour tous les systèmes biologique, est la compétition darwinienne pour l’accès aux ressources et le « contrôle du monde ». Cette compétition n’exclut pas, comme on le sait, la coopération et les symbioses. Sans cette compétition, ils ne pourraient pas devenir de plus en plus cognitifs.</span></p>
<p>Nous avons vu qu’à la naissance d’un premier modèle du soi a été l’imitation en miroir par le proto- système cognitif de l’activité d’un système non cognitif extérieur intériorisé comme un soi. Le fonctionnement de la machine à inventer caractérisant les systèmes cognitifs a toujours été alimenté depuis lors par les échanges, de compétition ou de collaboration, avec les autres systèmes cognitifs. Laissé à lui-même, le recyclage interne sans apport de l’extérieur finirait vite en effet par enlever toute dynamique aux capacités d’invention du système cognitif. Le relais du groupe est nécessaire. L’accroissement de taille des SSC par recrutement constant de nouveaux membres individuels, qui semble être un de leurs traits significatifs, s’explique pour cette raison d’efficacité. Plus on est nombreux, plus on innove. On le vérifie aujourd’hui dans le domaine des systèmes cognitifs non biologiques ou artificiels, qui apprennent d’autant mieux à modifier le monde qu’ils sont groupés en essaims.</p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les systèmes cognitifs assemblés en SSC ont très vite, nous l’avons indiqué précédemment, exporté sur des réseaux de supports physiques externes à eux un certain nombre de représentations du monde, construites initialement dans les cerveaux des systèmes cognitifs individuels et s’étant révélées efficaces pour contribuer à la survie de ces systèmes. C’est ce mécanisme qui a donné naissance aux mémoires sociales les plus variées, depuis les mythes jusqu’aux programmes éducatifs enseignés dans les écoles. Si les contenus de ces mémoires ont été conservés et améliorés, ce n’était pas par ce qu’ils étaient vrais dans l’absolu (notion qui n’a pas de sens dans l’approche retenue ici) mais parce qu’ils étaient les plus propres à faciliter la survie des groupes et des individus qui s’y référaient. C’est ainsi que les mythes fondateurs, croyances religieuses et superstitions diverses sont apparus et ont continué à se développer du fait des références utiles à la survie qu’ils apportent aux systèmes cognitifs individuels et aux SSC. Ceci en dépit du fait que ces mythes, au regard des critères de la scientificité que nous allons présenter ci-dessous, ressemblent à des &laquo;&nbsp;mensonges &nbsp;&raquo; ou tout au moins des illusions. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Une révolution est cependant apparue dans la production de ces mémoires collectives, révolution due elle aussi au hasard et conservée par la sélection naturelle du fait de l’efficacité de sa contribution à la survie des SSC. Il s’agit de la révolution apportée par la méthode scientifique. Un certain nombre de SSC, aux alentour de la période dite des Lumières, voire auparavant, dès le XIVe siècle européen, ont expérimenté (là encore par suite d’un hasard heureux) l’intérêt pour la survie de la pratique consistant à mutualiser toutes les représentations du monde présentant à la fois le caractère d’être efficaces en terme d’action sur le monde et celui d’être cumulables avec d’autres analogues. Une représentation du monde provenant d’un mythe est rarement efficace. Elle est encore moins cumulable avec d’autres car la variété des mythes, religions et autres créations de l’imaginaire est sans limite. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les représentations dites par la suite scientifiques accumulées dans les mémoires scientifiques ont été générées par le travail d’un très grand nombre de cerveaux ayant appris par essais et erreurs l’efficacité :<br />
1. des méthodes de formulation d’hypothèses dites déduction, induction et abduction ;<br />
2. des méthodes de vérification d’hypothèses dites de la pratique expérimentale mutualisée ;<br />
3. des instruments d’observation et d’expérimentation physiques prolongeant les appareils sensorimoteurs des « corps » des systèmes cognitifs ;<br />
4. des outils logiques (mathématiques) et épistémologiques permettant de formaliser, rendre compatibles et critiquer les connaissances ;<br />
5. de la mutualisation des connaissances assurée sur un mode universel à travers les années et les continents, même lorsque les systèmes cognitifs contribuant à l’oeuvre commune sont en compétition sinon en guerre les uns avec les autres.</span></p>
<p>Les réseaux numériques modernes constituent aujourd’hui un des meilleurs terrains, comme nous le verrons ci-dessous, de la mutualisation des représentations scientifiques et donc du développement des SSC scientifiques.
</p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les contenus des mémoires scientifiques ne sont pas plus « vrais » au sens ontologique que ceux des mémoires mythologiques. Ils sont seulement plus efficaces puisqu’ils représentent la globalisation réutilisable par tous d’un nombre considérable d’expériences « réussies ». Autrement dit, ils contribuent à construire un monde que l’on pourrait dire scientifique ou rationnel qui se superpose au monde naturel et qui le modifie en permanence dans la mesure où la machine à inventer des SSC continue à fonctionner sur le mode de la production de contenus scientifiques. Les formes de vie, d’intelligence et de conscience artificielle constituent les aspects les plus récents de cette production d’un « nouveau monde » ». Mais comme on le verra, elles sont sur la voie de pouvoir elles-mêmes se transformer en systèmes cognitifs autonomes, éventuellement sans coopération avec les systèmes cognitifs humains, ce que ne peuvent pas faire des SSC tels que « le monde de l’automobile » ou « le monde des énergies fossiles ». Des problèmes ou même des conflits de coexistence pourront en surgir. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; color: #339999; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong>Les conflits entre supersystèmes cognitifs</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les systèmes cognitifs sont en compétition les uns avec les autres. En simplifiant on dira qu’une première lutte pour la survie oppose les SSC scientifiques aux SSC privilégiant des représentations mythologiques. Vu l’efficacité des représentations scientifiques, on pourrait penser que les premiers l’emporteront inévitablement sur les seconds. Mais les connaissances scientifiques, bien qu’étendues, ne peuvent suffire à répondre à toutes les questions que les cerveaux des systèmes cognitifs se posent sur le monde. Donc, au sein même des SSC scientifiques persistent avec succès des représentations mythologiques dont s’inspirent beaucoup d’individus. Elles sont transmises tout naturellement par les langages, qui sont les vecteurs, non seulement des contenus de communication scientifique, mais de la prolifération d’entités informationnelles réplicantes n’ayant rien de particulièrement rationnel et que l’on désigne par le terme de mèmes. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Par ailleurs et surtout, les corps et cerveaux des individus ou systèmes cognitifs individuels qui se regroupent au sein des SSC scientifiques ne sont pas entièrement dédiés à la construction de représentations scientifiques du monde. Quand il s’agit de corps biologiques (et non de corps artificiels), leurs héritages génétiques provenant de millions d’années d’évolution les laissent sensibles à des motivations qui peuvent venir en contradiction avec la rationalité scientifique (par exemple la défense exacerbée du territoire et la haine de l’autre considéré comme un rival). Au sein même de ceux des SSC que l’on pourrait globalement considérer comme des sociétés scientifiques ou technoscientifiques, les contenus de mémoire mythologiques réactivés en permanence par des héritages génétiques ou épigénétiques persistants depuis le fond des âges peuvent être bien plus nombreux que les contenus de mémoire provenant de la construction scientifiques. Les SSC à ciment principalement traditionaliste ou mythologique, dont certains sont aussi en partie des SSC scientifiques, sont finalement aussi puissants, en termes d’affrontement physique, que les SSC à ciment principalement scientifique. L’issue des conflits darwiniens pour la survie qui les oppose n’est donc pas prévisible. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Une autre compétition, bien plus aiguë encore, est celle qui oppose les systèmes et supersystèmes cognitifs scientifiques entre eux. Le fait de se référer à des modèles scientifiques ou rationnels du monde ne leur garantit pas un comportement en permanence rationnel ou scientifique. S’appuyer sur des socles communs de connaissance ne les pousse pas nécessairement à coopérer pour accroître celles-ci. La compétition au niveau des représentations scientifiques va d&#8217;ailleurs de soi. Sans elle il n’y aurait pas de progrès des connaissances. Ces compétitions sont d’autant plus vives que, comme nous l’avons vu, les SSC scientifiques comportent aussi de nombreux héritages venant des SSC mythologiques et génétiques. Les SSC scientifiques s’affrontent donc pour tirer de leurs modèles scientifiques des applications, économiques et surtout militaires, propres à augmenter leur puissance. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Ces affrontements sont dangereusement à courte vue. Nous voulons dire par là que si les SSC scientifiques sont capables d’anticiper convenablement leur propre devenir, face aux adversaires qu’ils ont identifiés, ils sont incapables de mesurer les conséquences qu’auront leurs conflits sur le monde en général. Ils ne disposent pas en effet des informations suffisantes pour cela. Leur science n’a pas encore acquis la puissance nécessaire. Ceci tient notamment au fait qu’il n’existe pas, sauf de façon embryonnaire, de SSC universel, doté d’une vision globale du monde et d’un modèle de soi lui-même universel, qui puisse émettre des messages d’alerte. Dans ces conditions, on peut craindre que les compétitions entre SSC, même s’ils sont à dominante scientifiques, entraînent à brève échéance des conséquences catastrophiques, d’autant plus catastrophiques qu’elles mettront en œuvre des technologies d’inspiration scientifique. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">En effet, les compétitions entre SSC, qu’ils soient ou non scientifiques, ne se traduisent pas seulement par des conséquences susceptibles d’entraîner soit la complexification et l’enrichissement de certains d’entre eux, soit la disparition de certains autres. Elles retentissent aussi sur l’évolution des supersystèmes naturels non cognitifs (SSNC). Ceux-ci, nous l’avons rappelé, n’ayant pas la possibilité de représenter leur soi d’une façon coactive, sont livrés si l’on peut dire passivement aux initiatives, généralement agressives pour eux, des SSC. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Inutile ici de rappeler qu’une compétition de plus en plus vive a opposé les SSNC aux systèmes cognitifs, ceci dès l’apparition de ces derniers, que l’on peut faire remonter à quelques millions d’année avant le présent. La diversité, l’omniprésence, l’ancienneté de l’histoire évolutive des systèmes non cognitifs (dont l’histoire a commencé il y a environ 4 milliards d’années) leur a longtemps permis de résister avec succès au déploiement des systèmes cognitifs. Mais aujourd’hui, vu la puissance acquise par les SSC scientifiques dans les 50 dernières années, on peut s’inquiéter des conséquences de l’affrontement. On risque de voir s’établir une nouvelle ère d’extinctions massives analogues, mais dues à d’autres causes, à celles déjà subies par la vie terrestre. Le nombre et la variété des systèmes non cognitifs « naturels » risquent de diminuer considérablement, mettant en danger l’écosystème terrestre. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les combats que se livrent entre eux les SSC pour la maîtrise du monde seront, comme nous venons de l’indiquer, des facteurs aggravants majeurs dans la marche à ce désastre. On voit par exemple comment, pour soutenir les conflits qui les opposent, des puissances géopolitiques détruisent systématiquement les ressources naturelles de la planète, compromettant la survie d’innombrables espèces et d’équilibres vitaux, notamment ceux liés à la pureté de l’air et de l’eau. Les avertissements des scientifiques comme ceux des populations ne servent à rien face à la volonté de conquête malheureusement aveugle qui anime les chefs des Etats ou ceux des grandes entreprises. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">De nombreux indicateurs scientifiques fiables, largement diffusés par les réseaux d’information, montrent que, depuis quelques décennies, l’action des humains, des technologies qu’ils développent et des superorganismes sociaux qui les déterminent, conduit à des désastres en chaîne. Ceux-ci pourraient provoquer l’effondrement des civilisations sous leur forme actuelle. Ces désastres sont dorénavant décrits et documentés: explosion démographique, épuisement des ressources, destruction de la biodiversité et des écosystèmes, conflits interhumains généralisés. Le dernier rapport de l’OCDE, publié en mars 2008, conduit aux mêmes conclusions, tout en rapprochant à 2030 au lieu de 2050 l’échéance du non retour.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">On pourrait qualifier cette marche au désastre de suicide collectif accepté. En effet, comme indiqué ci-dessus, les messages d’alertes sont très nombreux et convergent, mais les humains, à titre individuel ou au sein des superorganismes qui les réunissent, ne veulent pas ou plutôt ne peuvent pas en tenir compte. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Les superorganismes sociaux, armés des technologies de plus en plus efficaces qu’ils développent, sont devenus des machines très puissantes se disputant la maîtrise de l’anthropocène. Chacun d’eux, nous l’avons dit, vise, aussi intelligemment que possible, son intérêt propre, mais ce faisant aucun d’eux n’est capable de prendre en considération la survie de la biosphère mise en danger par leurs stratégies égoïstes. Emportés par la compétition darwinienne, aucun de ces organismes n’est capable, malgré les avertissements des scientifiques et des philosophes, de se réformer pour assurer un développement global bénéficiaire à l’ensemble. Tout se passe comme si la devise de chacun était « Plutôt mourir que se contraindre ».</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Ces superorganismes sont en général bien identifiés par la science politique et économique, de même que les processus et procédures grâce auxquels ils fonctionnent en interne et interagissent collectivement. Il s’agit des administrations publiques militaires et civiles (par exemple le <em>Military Industial Congressional Complex</em> aux Etats-Unis), des entreprises grandes ou petites, des groupements d’intérêt divers. On doit y ajouter les Eglises et organisations religieuses, les partis et les groupes de pression multiples. Ils présentent deux faces, une face ouverte et une face cachée. La face ouverte (<em>overt </em>en anglais) est révélée par leurs statuts, leurs politiques de communication et plus généralement leurs comportements visibles. Leur face cachée (<em>covert</em>) est de double nature. Elle découle de structures et comportements maintenus volontairement confidentiels, pour des raisons de compétition stratégique. Mais elle est aussi fonction de déterminismes sous-jacents échappant aux représentants de ces organismes et qui ne pourraient être analysés que par des recherches scientifiques dotées d’outils d’investigation dont elles ne disposent pas encore pleinement. Ainsi les déterminismes génétiques et culturels déjà évoqués plus haut, qui fondent l’attachement au territoire, le rejet de l’autre et les pulsions soit altruistes soit agressives. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Nous sommes là en présence de systèmes et supersystèmes cognitifs qui, bien que cognitifs, se comportent dans leur compétition comme des mécanismes physiques ou climatiques déterministes, sans modèle de soi suffisamment ouverts pour pouvoir tenir compte d’informations générales concernant l&#8217;état du monde. Ils ne disposent pas de suffisamment d’ouverture sur le monde pour construire des modèles de celui-ci et d’eux-mêmes capables de prendre en considération tous les critères. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Nous venons de rappeler à propos du mythe de Gaïa que, faute précisément de disposer de capacités cognitives, les systèmes non cognitifs naturels, qu’ils soient petits, grands ou à l’échelle de la planète (Gaïa), ne semblent pas capables de résister spontanément aux modifications agressives que leur imposent les systèmes cognitifs. Quant aux SSC scientifiques, ils n’ont pas encore atteint des tailles et des puissances leur permettant de prendre en compte les intérêts globaux que pourtant ils devraient défendre, au lieu de se combattre aux dépends de ces intérêts. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; color: #339999; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong>Apparition de supersystèmes cognitifs scientifiques ouverts</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Qu’en est-il des individus composant les SSC ainsi en train de pratiquement se suicider ? Nous pouvons admettre en simplifiant beaucoup que les humains se répartissent en deux groupes. La majorité d’entre eux ne perçoit pas les dangers ou ne juge pas possible d’agir efficacement pour les prévenir. Beaucoup se consolent en pensant qu’une vie meilleure les attendra dans l’au-delà. Une petite minorité par contre essaye d’analyser les déterminismes auxquels ils sont soumis, afin de prendre les mesures les plus aptes à rendre l’avenir meilleur. Ils croient le faire volontairement ou librement. Mais ils sont en fait déterminés par des facteurs bénéfiques pour leur survie qui s’imposent à eux du fait de leurs statuts dans les groupes. Il s’agit notamment des contenus scientifiques et moraux tissant la représentation commune du monde générée par la coopération de leurs cerveaux au sein de ce que nous appellerons pour faire simple la démocratie citoyenne. On peut penser que le développement proliférant spontané des STIC, qui marque l’évolution du monde actuel vers une phase que certains ont appelé la Singularité pourrait favoriser leur regroupement et le renforcement de leurs pouvoirs politiques. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Face aux risques d’effondrement du supersystème non cognitif Gaïa, du fait des compétitions destructrices entre SSC incapables de prendre la mesure des conséquences globales néfastes de leurs agissements, ne verra-t-on pas naître spontanément des mécanismes correcteurs ? Il en est certainement un qui est en train de se mettre en place. La preuve en est que nous en parlons, ceci parce qu’il commence à prendre forme, par un mécanisme de mutation adaptative s’exerçant au niveau de certains SSC (dont font partie l’auteur de cet article comme sans doute la plupart de ses lecteurs). Il s’agit d’une véritable « émergence », celle de la mise en réseau d’un certain nombre de cerveaux et de corps appartenant à des systèmes cognitifs humains individuels ou associatifs profitant du développement spontané, proliférant, des STIC (sciences et technologies de l’information et de la communication). Aucune volonté supérieure n’a décidé de la création de ces réseaux. Il s’agit d’un phénomène évolutif spontané, analogue à la formation d’autres réseaux, tels que les réseaux bactériens, qui profitent eux-aussi, sinon des STIC, du moins des échanges physiques liés à la globalisation. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Ces réseaux de systèmes cognitifs commencent à constituer des SSC transversaux qui se superposent aux réseaux fermés des SSC verticaux. Les systèmes cognitifs individuels qui sont reliés par eux sont comparables aux neurones d’un cerveau global qui s’étendrait progressivement à travers le monde. Même s’ils ne perdent pas les liens verticaux avec le SSC auxquels ils appartiennent, ils acquièrent de nouveaux liens horizontaux entre eux, d’un supersystème vertical à un autre. Les STIC offrent évidemment un terrain favorable au développement de toutes sortes de SSC, qu’ils soient mythologiques ou scientifiques. Les STIC n’offrent donc pas l’assurance que des contenus scientifiques communs pourront se répandre à la surface de Gaïa, pour prendre en compte les intérêts de sa survie. En effet, elles facilitent aussi, comme on le sait, la prolifération de réseaux destructeurs de type terroriste agis par des représentations métaphysiques de monde. En dépit de cette ambivalence, le développement des STIC, accompagné de celui d’autres technologies émergentes, dites aussi nano, bio et cognotechnologies, constitue actuellement le seul facteur perceptible capable de contribuer à la mondialisation d’un SSC fédérateur dont Gaïa serait le corps. Ce facteur serait encore plus efficace si parallèlement les systèmes cognitifs humains changeaient progressivement de nature, adoptant un statut que nous qualifierons pour simplifier de post-humain. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; color: #339999; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><strong>Des supersystèmes cognitifs post-humains</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Si les SSC verticaux peuvent être dits fermés sur eux-mêmes, les SSC horizontaux qui se créeront spontanément, grâce notamment aux STIC, pourront être dits ouverts, surtout s’ils se réfèrent à des contenus ou modèles scientifiques du monde et d’eux-mêmes. La science, nous l’avons dit, possède en effet la propriété, unique à ce jour sur la planète, d’être inductive, expérimentale, instrumentale, cumulable et collectivisable. Sous ses formes les plus récentes et les plus ambitieuse, elle peut être qualifiée d’hyperscience. Les SSC qui se référeront aux versions les plus ouvertes de cette hyperscience devraient donc pouvoir recruter de nouveaux membres dans toutes les parties du monde. Dans une vision optimiste de cette évolution, on pourrait admettre que s’ouvrirait alors une opportunité évolutive de grande portée. Il s’agirait de la construction du supercerveau qui manquait au supersystème non cognitif Gaïa, le transformant en un ensemble de SSC en symbiose, lequel ensemble serait doté notamment d’une représentation de soi globale. Dans ce cas, on pourrait espérer que cette représentation de soi générerait des hypothèses dont certaines, en cas de succès, pourraient contribuer à la sauvegarde de Gaïa. Les systèmes cognitifs individuels qui participeraient à la fois aux SSC verticaux fermés et au SSC horizontal ouvert pourraient faire remonter au sein des systèmes verticaux des informations relatives aux risques que ces derniers font courir à l’ensemble en refusant de prendre en compte les impératifs de survie de Gaïa. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">On voit que la clef de cette évolution salvatrice limitant les effets d’une compétition aveugle entre SSC verticaux seraient des systèmes cognitifs individuels jouant le rôle de passeurs entre le vertical fermé et l’horizontal ouvert. Ils le feront d’autant plus aisément qu’ils subiront des évolutions leur permettant, sans les nier entièrement, de s’affranchir des adhérences les plus pénalisantes à leurs SSC originels et d’acquérir de nouvelles qualifications les rendant aptes à s’intégrer à des SCC horizontaux ouverts. Concrètement, si ces systèmes cognitifs individuels sont des humains, ils devront les plus pénalisants et archaïques des déterminismes génétiques et culturels qui les enferment dans leurs groupes et les empêchent de s’ouvrir à des perspectives plus larges. Ils devront acquérir de nouvelles propriétés, de type technologiques mais aussi intellectuelles et morales, les rendant aptes à la coopération et à l’invention en réseau ouvert. Autrement dit, on pourrait dire, en reprenant une terminologie de plus en plus utilisée, que ces nouveaux humains devront devenir des post-humains. Ils s’affranchiraient d’un certain nombre des héritages génétiques et culturels des humains traditionnels et pourraient acquérir, grâce aux nombreuses « augmentations » rendues disponibles par l’évolution technologique, de nouvelles capacités fonctionnelles, tant sur le plan des performances physiques que mentales. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Si dans le même temps des systèmes cognitifs artificiels se sont développés et sont entrés en compétition avec les post-humains, il y a tout lieu de penser que cette concurrence aura des effets favorables. Elle pourra prendre la forme de coopérations réussies ou de symbioses unissant les représentants des deux catégories de partenaires, systèmes cognitifs humains d’une part, systèmes cognitifs artificiels d’autre part (sur le modèle de celui proposé par Alain Cardon). Une nouvelle sorte de SSC mixtes, biologiques « augmentés » et artificiels, en résultera, dont les capacités à prendre en compte les intérêts de survie de Gaïa seront considérablement accrues. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">Evidemment, la compétition entre les systèmes biologiques et les systèmes artificiels n’aboutira pas nécessairement à des symbioses favorables. Elle donnera nécessairement lieu aussi à des conflits destructeurs, illustrés dans la littérature de science fiction par le thème des guerres entre robots et humains. Mais par définition, ces conflits étant destructeurs élimineront les systèmes individuels humains ou robotiques incapables de coopérer et laisseront survivre ceux capables de coopérer. Des post-humains augmentés ou des robots humanisés y laisseront la vie. Mais d’autres survivront dotés des qualités conjuguées des uns et des autres. Il n’y aura rien d’original à cela. C’est bien ainsi que, dans le monde biologique ayant dominé la Terre jusqu&#8217;à ces derniers siècles, des espèces vivantes que rien ne prédestinaient à s’entendre ont, de conflits destructeurs en conflits destructeurs, fait apparaître des espèces symbiotiques nouvelles, enrichies des qualités des individus ayant trouvé la voie de la coopération au lieu de celle de la destruction mutuelle. </span></p>
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<p align="justify"><span style="font-size: x-small; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;">© Automates Intelligents &#8211; 25/04/2008</span></p>
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		<title>INTERVIEW de Kazuo Chiba, un (véritable) maitre moderne du budo.</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Feb 2008 19:17:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sushi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Interview with Kazuo Chiba (1) As a young man of eighteen, Kazuo Chiba took one look at a photograph of Morihei Ueshiba in a book and knew that his search for a true master of budo had ended. Now &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/interview-de-kazuo-chiba-un-veritable-maitre-moderne-du-budo/195">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p id="articleheader">&nbsp;</p>
<h2>Interview with Kazuo Chiba (1)</h2>
<p class="introduction">As a young man of eighteen, Kazuo Chiba took one look at a photograph of Morihei Ueshiba in a book and knew that his search for a true master of budo had ended. Now 8th dan and chief instructor at the San Diego Aikikai, Chiba recounts episodes from his years as an uchideshi, and provides a detailed explanation of the concept of <em>shu-ha-ri</em>, as well as explaining his own view of the modern aikido world.</p>
<h4>Aikido Journal: Sensei, I understand that you began martial arts with judo and later switched to aikido. Perhaps you could tell us about the way things were in those days?</h4>
<p><span class="imgright"><img src="http://www.aikidojournal.com/images/articles/chiba002.jpg" /></span></p>
<h5>T.K. Chiba Sensei</h5>
<p><span id="more-195"></span>Kazuo Chiba: Well, I liked budo quite a bit, especially judo. One day I happened to find myself in a situation where I had to fight a match with one of my seniors who was a nidan. He was a fine person who had taught me quite a bit about judo ever since I first entered the dojo, and he had been good to me in matters outside the dojo as well. He had a small body but he did marvelous judo, and could throw larger opponents without using any power. He used a lot of <em>taiotoshi</em> (body drop) and <em>yokosutemi</em> (side sacrifice) throws of a caliber you don’t see much anymore. He was very fast, too.</p>
<p>He used to beat me all the time, but then, for some reason I won a match during a <em>kachinuke shiai</em> (match in which the judoka keeps fighting until he is beaten; he is then replaced by whoever beat him). He was mortified and said, “I can’t beat you in judo anymore, but I still have kendo!” (He was also a nidan in kendo.)</p>
<p>Then one night he showed up at my place and told me to come out because we were going to have a kendo match. Now, I had done judo and karate, but never kendo. I figured something would probably work out, so I went along and we found ourselves an empty lot. My sempai allowed me a handicap by letting me use a wooden bokken while he used only a bamboo shinai. He was so fast that I couldn’t even touch him, while his shinai smacked into my body again and again. I ended up taking quite a beating.</p>
<p>That experience became one of my first awakenings about budo. Disillusioned, I stopped going to the judo dojo, and I began to think about things. It occurred to me that even if I practiced judo as diligently as possible, established myself as a high-ranking judoka, and had confidence in my judo abilities, chances were that I could still be beaten by a shodan kendoka in a kendo match. By the same token, if some kendo teacher were to don a judo uniform and come to my judo dojo, I could probably beat him no matter how well-respected he was in the kendo world.</p>
<p>After thinking about that for a while I concluded that something was missing, and that some mistake must have been made; true budo must be something else. A budo practitioner, I thought, should be able to respond under any circumstances, whether using sword against sword, whatever. Such simple questions led me to begin thinking about the nature of true budo.</p>
<p>Since I had no idea how to find the kind of budo I was looking for, I stopped doing any sort of martial arts for about six months. I knew I needed to find a teacher who could give me the appropriate guidance.</p>
<p>Then one day in a bookstore I picked up a book about aikido. Inside there was a small photo of O-Sensei. When I saw it, I knew immediately that I had found my teacher. I knew nothing about the actual techniques of aikido, but that didn’t seem important and I just thought to myself, “This is it! This looks like a man who understands my concerns.” So I found my way to the place where Ueshiba Sensei was supposed to be to suggest (somewhat boldly since I had no invitation) that I wished, no matter what, to enroll as an uchideshi as soon as possible. That’s how I came to aikido.</p>
<h4>How old were you then?</h4>
<p>I had just graduated from high school, so I must have been 18. At the time O-Sensei was living in Iwama so he usually wasn’t at the Hombu Dojo. But I was prepared to sit in front of the dojo until I was allowed to become an uchideshi. So I did, waiting to talk to someone. It was the middle of February [1958], and it was cold. It seems the people in the Hombu Dojo thought I was some kind of crazy person. Three days later O-Sensei arrived from Iwama. Waka Sensei (the present Doshu, Kisshomaru) apparently informed him that there was a strange person hanging about and asked what should be done about it. O-Sensei said, “Bring him in,” so that’s how I was able to meet him. I sat in the hallway outside O-Sensei’s room and made a formal bow. When I raised my head and looked at him I thought to myself, “This is going to be all right.”</p>
<p>O-Sensei said, “Budo training is extremely demanding. Do you think you can handle it?” I replied that I was very sure I could and O-Sensei said, “Very well then.” It was a very simple meeting.</p>
<h4>You then spent about seven years training as an uchideshi at the Hombu Dojo?</h4>
<p>Yes, and there wasn’t a single day during that whole period that I considered “fun”—not at the time, anyway. Now I look back on the experience rather fondly, but at the time it was pure hardship! [laughter] Of course, it was something I had chosen in order to realize my goal, not something that I was forced to endure, so in that sense it was actually something of a luxury, despite the difficulty.</p>
<h4>You must have some interesting stories about your experiences as an uchideshi….</h4>
<p>O-Sensei was still in good health when I entered the dojo. Over the seven years I was there I saw his techniques change rapidly. After about a year I had gained enough command of the basics that I was allowed to take ukemi for him.</p>
<p>Training with O-Sensei was really rough! I regularly had the skin scraped off my elbows when we practiced iriminage and the sleeves of my uniform were always caked with blood. O-Sensei’s techniques were so fast I could hardly take the <em>ukemi</em>. Even worse than taking the ukemi was that even when he threw you really hard you had to get right back on your feet and you weren’t allowed to take your eyes off him. You could feel it at the base of your neck when he sent you flying two meters across the mat. His sword was also extraordinarily fast.</p>
<h4>How would you describe O-Sensei’s “energy?”</h4>
<p>It was like being pressed by some sort of invisible force. O-Sensei used to tell us to strike at him with a bokken at any time. Whenever he stopped and turned to speak to his audience seemed like a good chance to do so, since he wasn’t looking our way at all, but even then nobody tried to strike him. He simply had no openings. He wasn’t looking at us with his eyes, but we could feel him holding us fast with his ki. It used to make me break out in an oily sweat, so that I could hardly keep a grip on my bokken.</p>
<p>Still, as his opponents we would keep at it, gradually trying to close the distance. Then, for an instant, an opening would appear. O-Sensei created small openings deliberately to help us train our powers of perception. He wouldn’t use people who couldn’t demonstrate an ability to perceive such openings.</p>
<p>The instant O-Sensei slightly relaxed the intensity of his kokyu power we would rush in with an attack, but he was already gone. For that reason it looked pre-arranged. Actually, O-Sensei was already moving by the time we began our attack. We were just too slow or lacked the ability to perceive it. I find that sort of thing extremely interesting.</p>
<p>O-Sensei said that true budo should be executed so skillfully that it looks prearranged. He said it’s not budo if you begin your movement only after the strike is in motion. It’s only the real thing if it looks set up to outside observers.</p>
<h4>Did O-Sensei teach the uchideshi differently from the students in the general classes?</h4>
<p>The content of the training was exactly the same, but we uchideshi were also told explicitly that we were not to train in the same way as the regular students. Our training had to be much harder and more intense, not soft and easy. O-Sensei was very strict about that.</p>
<p>The uchideshi rarely received any kind of special technical instruction. Rather, the most intense part of our training was interacting with O-Sensei in every aspect of his daily life—serving as his personal assistant, accompanying him when he traveled, preparing his meals and bath, massaging his back, reading to him, and things like that. People who have never been an uchideshi may have difficulty understanding the significance of this daily contact.</p>
<h4>Please tell us more about that.</h4>
<p>We used to accompany O-Sensei when he traveled to places like Osaka and Wakayama, expeditions which usually lasted about a week. Loaded down with O-Sensei’s luggage as well as our own, with bokken and jo strapped across our backs, we would hail a taxi to Tokyo Station. When we got there O-Sensei would immediately jump out of the cab and disappear inside, leaving us to take care of buying the train tickets and other details. We had to chase after him as he cut straight through the congested station, the crowds of people seeming to part before him as he moved.</p>
<p>Whenever there was a staircase to be climbed we would push O-Sensei up from behind, and going down again we positioned ourselves a step lower to offer a shoulder for him to hold on to. Eventually we would make it onto the train. Occasionally there were uchideshi who couldn’t keep up, but O-Sensei would just get on the train and leave anyway, so everyone had to do everything possible to keep up with him and get on the train with the group.</p>
<p>Most of the inns we stayed at had some arrangement consisting of two rooms and a toilet. O-Sensei slept in the far room and the uchideshi crammed into the other. Now, at his age O-Sensei usually got up five or six times during the night to visit the toilet and we had to assist him. I couldn’t sleep at all for the first two or three years, because I could never tell when he was going to get up.</p>
<p>When he got up we would open the door and help him into his <em>haori</em> ( a loose jacket somewhat longer in the front, reaching to somewhere between the hip and the knee), then escort him to the toilet, open the toilet door, and switch on the light. Afterwards we helped him wash and dry his hands, then got him back into bed and returned to our own room. Obviously you can’t get much sleep with that happening five or six times a night. Everyone would lose eight or nine pounds during the week and we were pretty ragged by the time we got home.</p>
<p>The interesting thing is that after about four years I was able to sleep soundly. Somehow I would sense it in my sleep whenever O-Sensei needed to get up to use the toilet. I would wake up, jump out of bed, slide open the door and there he was! Perfect timing, you know? A sort of wordless communication had developed. In Japanese we say <em>ishin denshin</em>, which means something like “communication as if two people had the same mind.”</p>
<p>This is the sort of training that allows you to sense the intention of your partner on the mat. When you and your partner face off holding swords, for example, the important thing is not who is stronger and who is weaker, but rather how clearly you can grasp the other’s intention. To be able to move at the right time you have to be able to see the openings when they appear.</p>
<p>I don’t know whether this sort of training was intentional on O-Sensei’s part, but in any case it did influence my technique in the sense that I became able to act in response to the movement of my partner’s ki and the timing of his movement before I had even thought about it. Of course I can’t do that all the time…. I wish I could, then I’d really be an expert, wouldn’t I? [laughter]</p>
<h4>What do you think is the most important thing for people who are just beginning aikido?</h4>
<p>People seek so many different things in aikido that it’s difficult to generalize. When I was an uchideshi there were many fewer people training at the Hombu Dojo, but nearly all of them were seeking so-called “real aikido.” Quite a few of the students were eccentric or unsual in one way or another, among them people whom we might consider “budo-fanatics.” It was a fairly odd group.</p>
<p>These days there is more diversity. Some people do it for health, others for the philosophical or spiritual aspects—all of these are good.</p>
<p>The important issue today, however, is that if you think of aikido as a tree, it has to be made very clear who is going to take the role of the leaves and branches and who is going to take the role of the roots and trunk. As long as there are people taking the roles of roots and trunk then the tree remains solid and healthy, and branches and leaves will appear. Then there’s nothing to worry about. People should keep this in mind and avoid insisting that aikido shouldn’t be the way it is now. Leaves are leaves and branches are branches, and these are fine in and of themselves. They’re parts of the tree. The question is who is going to take responsibility for maintaining the roots and the trunk?</p>
<p>In principle I think there is no old or new in budo. We have the word “kobudo,” which literally means “old budo.” It’s logical opposite would be “shinbudo,” or “new budo,” but we don’t actually use such a word in Japanese, do we? The modern trend is for new budo to become sport-oriented. It’s probably okay to call these sports “new forms of budo,” but in the traditional way of thinking sports really don’t qualify as budo.</p>
<p>It’s very difficult to say to what extent these things are to be considered budo. But to my way of thinking, there is no doubt that budo is what forms the roots of aikido. The branches and leaves grow out of that. All the other elements—aikido as “an art of living,” as a means to better health, as calisthenics or a physical aesthetic pursuit—all of these stem from a common root, which is budo. That they do so is perfectly fine, but the point is that they’re not the root themselves. O-Sensei always stressed that “Aikido is budo” and “Budo is aikido’s source of power.” If we forget this then aikido will mutate into something else—a so-called “art of living” or something more akin to yoga.</p>
<h4>Would you talk about that from a technical perspective?</h4>
<p>Within my limited experience what captivates me most about aikido is its rational nature and the fact that we find coherent principles permeating the whole of aikido technique. To give an example, among the many principles involved in aikido, we find the principle that “One is many.” Empty-handed techniques, in principle, contain the potential to be transformed at any time into weapons techniques and vice versa. Techniques used to respond to a single opponent can be applied just as well to multiple opponents. The lines of movement evolve from empty hands to weapons and back again, from a single opponent to multiple opponents and back again in a continuous, connected, organic fashion. In that sense aikido is very much like a living entity.</p>
<p>This element constitutes one of aikido’s essential qualities as a budo. This is the kind of movement that O-Sensei used and it lies at the heart of aikido.</p>
<p>However, this essential quality is not clearly manifested in the individual techniques so much as it permeates the art as a whole and exists as a latent potential. It allows an approach to an ethic sought by modern spirituality, in other words the “shinmu fusatsu” that represents the highest ideal of Japanese budo—-“to kill not.”</p>
<p>Aikido’s essence as a budo is by no means close to the surface, but those with a degree of insight should be able to discern it. The aikido that we see on the surface, in other words, much of the aikido we see today, cannot necessarily be said to represent budo in the traditional sense of the word. Fortunately, in aikido there remains the potential for serious students to dig deep to discover its essence and through a long process of searching to make that essence their own.</p>
<p>I think perhaps one of the profound and fascinating qualities of aikido is that it maintains at all times both symbolic, phenomenal forms available on the surface together with an underlying potential to unfold, revealing the true essence of the concept of “bu.” In that respect its depth is almost limitless. It’s a great mistake to think that what is visible on the surface is everything and represents reality. On the other hand, exclusively pursuing the so-called “reality” that exists behind the form may cause you to lose sight of aikido’s universality as a path (<em>michi</em>), and all of Doshu’s efforts will have been for nothing.</p>
<p>Doshu’s approach to aikido involves leaving and then transcending the realm of the martial (bu). Central to this is his clear emphasis on the universality of aikido as a path. Doshu turns a critical, introspective eye on certain inhuman, unethical, and vulgar aspects inherent in budo, seeking assiduously to liberate aikido from these negative elements. As I get older I think I’m gradually coming to a greater appreciation of Doshu’s feelings on such matters, and I look to him with deep respect for his great efforts.</p>
<p>Also, large, round, soft movements, as well as ideas like spiritual harmony and unity are important, but too much emphasis on them yields a one-sided or skewed approach to training and cannot be said to embody the essence of budo. Those things also tend to lack a certain degree of technical validity. They’re more akin to leaves and branches, and as such perhaps they are better interpreted as being symbolic of the aikido philosophy. They fulfill a role within aikido’s dual aspects of outer appearance and underlying reality. O-Sensei always said very clearly that those aspects of aikido apparent as outer form necessarily have to be budo. He said, “The source of aikido is budo. All of you must first master budo, but aikido goes beyond budo.” He also said, “From now on the general public does not need budo as such.” He stated these things very clearly.</p>
<p>In this way, O-Sensei opened a path for the many types of people who had in the past, for whatever reasons, been excluded from the world of traditional budo—people with frail bodies, people lacking physical power, the aged, women. He did away with competition and in so doing created a way that adapts to the capabilities and characteristics of each individual, drawing out their latent potential, and allowing them each to find their niche and fulfill their own mission in life. A world in which people can live together is created when everyone is fulfilling their own potential in this way. That is my understanding of O-Sensei’s thinking.</p>
<h4>It’s an epochal way of thinking about budo, isn’t it?</h4>
<p>Yes, but on the other hand what I fear most is when those people who have been excluded from traditional budo find a path in aikido and begin to think that only their own way of doing aikido is the real or correct way. They forget the severity necessarily involved in budo, rejecting it as “not part of aikido.” There are some people who think like this, but I think they are involved in a misunderstanding in which the leaves and branches are confused with the root source. It could be very detrimental to aikido if the leaves and branches become the center. If this happens it could take aikido a big step in the wrong direction.</p>
<p>Of course, it’s also important to keep in mind that if the leaves and branches wilt and die, then so will the roots. So we really have to think of aikido as a complete living organism, taking into consideration the overall harmony and development of its many aspects.</p>
<p>I think the facts about why and how O-Sensei created aikido should correspond to our own pursuit of the art. To continue with the tree metaphor, rather than just gathering the fruits from the tree that O-Sensei into the leaves, through the branches, down through the trunk, and into the roots. We have to go to that source, otherwise we can’t know the process that led O-Sensei to his conclusions. To make aikido truly our own, I think we need to throw ourselves as far as possible into experiencing what O-Sensei experienced, both inwardly and technically, despite the difficulty and despite that we don’t have his degree of ability.</p>
<p>I think what we would call a “completed” budo doesn’t really exist. (The same may be said of philosophy or religion, or indeed of any human construct.) “My completion of my budo,” in other words, completion on an individual, personal level, is as much as there is. O-Sensei completed his own budo, but that is not my budo.</p>
<p>Similarly, I can’t simply give or transfer my budo to my students. At most I can invite them into my experience to have them use it as a guide to completing their own budo. In that sense budo is a rather solitary pursuit for everyone involved, because you can’t learn, lock-stock-and-barrel, what your teacher has achieved. The various aspects of budo simply won’t emerge for you in exactly the same form as they did for your teacher.</p>
<p>That’s not to say, of course, that there isn’t a need to establish basic teaching methodologies containing theories, doctrines, training methods, and so forth.</p>
<p>In budo there are three stages— shu (protect/maintain/observe), ha (break/ tear down), and ri (separate/part from/release). In the shu stage you absorb what your teacher has to offer and remain absolutely obedient. Self-assertion, creativity, and independent ideas on your part are absolutely forbidden during these years, however long it takes. You have to follow what you are taught absolutely, without interjecting your own bias in any way. This is often referred to as a form of “self-negation.” Still, however much you learn, it remains your teacher’s art, not your own.</p>
<p>So you need the next stage, which is ha, or breaking free of what you have learned. In doing so the entity you call your “self” comes into play. It’s a form of creativity, and as such represents an affirmation of your self. During this stage you discover your own personal characteristics, your own personality, in other words, “who you are.” You begin to sort through all that you’ve learned, selecting and digesting what you need to create and complete something that is your own. But this is not the end, for this kind of self-affirmation exists primarily as a negation of an “Other”; in other words it is only relative to that from which you have broken away. You have to leave this stage as well.</p>
<p>Ri is the third stage. Having negated your self in the first stage (shu), then affirmed your self in the second stage (ha), in the third stage (ri) you have to negate even that self-affirmation. Ri allows you to drop out of the relativity that bound you in the previous two stages and becomes a gateway to universality or completion.</p>
<p>In terms of technique, shu is a time for technical mastery in which you pass through the bulk of the art’s technical repertoire; ha offers an opportunity to research and apply those techniques; ri is the completion of something that is your own.</p>
<p>In terms of one’s spiritual or mental state, shu is negation of the self; ha is affirmation of the self; and ri is transcendence and dropping away from the Self-Other duality and a release from obsession with specifics. All of these intersect and intertwine.</p>
<p>These days aikido seems in some ways to lack the <em>shu</em> element, and I think this may cause problems in the future. I think that budo training that doesn’t involve a stage of self-negation may be hazardous for the practitioner The strict, rigorous training that allows you to experience self-negation is essential. Having done that, you naturally arrive at the stage of self-affirmation, and finally, denying even that, arrive at your real goal.</p>
<p>Through my own limited experience I’ve been able to touch a part of this world that I’ve just been describing. However, interpretations of these things through the eyes of someone who hasn’t actually experienced them inevitably yield little more than mechanical, dead descriptions. Even something like the concept of shu-ha-ri, for example, becomes absurdly skewed if you try to capture it within some defined intellectual form. Shu-ha-ri and the development these terms describe have aspects of a dialectic. In fact, the existence posited by aikido bears similarity to the existentialist thinking [existence precedes essence] that flourished beginning in the nineteenth century.</p>
<p>The extremely modern quality of aikido is that instead of the conceptualizations contained in budo defining people, it is the nature of people’s existence that gives budo definition, illuminating it anew, endowing it with fresh meaning, and respecting practicality and autonomous freedom. Naturally, this intensifies skepticism and the urge to search. And, in the sense that it offers no “finished product,” no guide onto which to lock one’s perspective, practitioners of budo can’t help but be keenly aware of the instability of their condition. One false step risks falling into the realm of ideology and dogmatism, and the baneful influence of the accompanying self-satisfaction. So to avoid these things I think severity and strict discipline need to be integral parts of budo training.</p>
<p>Aikido training involves repetitive practice of forms over long years in order to establish a base from which eventually to create something of your own. As such, it’s important to try to continue to think about how to do that within the conditions presented by the training. Take <em>kata</em>, or set practice forms, for example. As a matter of form we set up a contrastive relationship in which <em>tori</em> is active and <em>uke</em> is passive, but in the sense that each is training their ability to engage their autonomous freedom, there is essentially no difference between the two. This can be broadened to include the various seemingly contrasting aspects of life itself—life and death, youth and old age, health and infirmity, happiness and sadness, winning and losing, success and failure—and as such has deep significance as a means of conducting one’s life.</p>
<p>Budo’s original and essential nature, which is deeply connected with Self and Other hovering on the border between life and death, inevitably arrives at the irrationality of existence. However, within this irrationality is embedded an opportunity to awaken to the source of one’s autonomous freedom. Zen and budo find an affinity with each other in that both are born of a recognition of the irrationality of life, although they approach the problem from different angles.</p>
<p>Even within Buddhism, Zen in particular devotes itself exclusively to clearing away ideologies and dogma to cut directly to the nature of existence. As such it is extremely practical, as well as existential. For that reason it has significantly influenced the spirituality of the warrior class in Japan since the Kamakura period. It was natural for it to become the flesh and blood of their martial arts and, as you can see, it is still present today.</p>
<p>By the way, rather than pulling out things like Zen and budo one-by-one for comparison, I’d like people to look instead at the underlying Japanese spirit that has absorbed and assimilated them. This Japanese spirit has incorporated elements such as Zen and budo, along with Confucian, Taoist, and Shinto thought, polishing each to bring out its distinctive luster, nurturing them and allowing them to percolate into each other to form a marvelously harmonious whole.</p>
<p>Anyway, to return to my point, I suspect that much of what happens in the dojo—throwing or being thrown, for example, or the apparent winning and losing during <em>tachiai</em> (which we use in place of actual competitive matches)—is more symbolic in meaning. In reality, the essential problem being addressed is the response of individuals to various conditions confronting them. So as the saying “victory in defeat” (<em>makete katsu</em>) suggests, phenomenal world concepts such as superiority and inferiority or winning and losing are not so important.</p>
<p>Surprisingly, people who have truly arrived at such a state of realization seem to regard death itself as a merely phenomenal occurrence. Take, for example, the Chinese Zen priest Bukko, who lived during the Southern Sung Dynasty [ca. 1127-1279]. He was invited to the Kamakura bakufu and eventually passed his remaining years in Japan. At one point he became caught up in the Mongol conflict and was taken prisoner. He was about to be executed when he composed a Chinese-style poem containing the famous stanza, “Denko eiri shunpu wo kiru,” which may be interpreted as, “Even if you cut off my head, it has no more effect than stroking the spring breeze that whispers now across these fields.” Apparently Tesshu Yamaoka named his dojo the Shunpukan (Spring Breeze Hall) after this passage. It’s rather refreshing to the soul, don’t you think?</p>
<p>The nineteenth century European existentialist thinkers, from Kierkegaard and Nietzsche to Jaspers, Heidegger, and Sartre (who eventually arrived at atheistic existentialism), all searched for the grounds of existence/being to the abyss of nothingness. You can see a parallel between what they did and Zen thought, which over thousands of years has also perfected a capacity to respond to the irrationality of existence. That these two emerged from completely different cultural contexts suggests a commonality in a very deep-seated region of the human spirit.</p>
<p>Of course, Eastern and Western civilization depart from one another in other respects. Eastern thought, for example, is pervaded by the idea of the unity of mind and body, which you don’t find so clearly in Western thought. This is evident in Eastern traditions such as Indian yoga, the magical practices of Chinese Taoism, the Chinese martial arts, the misogi and other ritual purification practices in Japanese Shinto and Buddhism, zazen meditation, and in Japanese budo, which has incorporated elements of these.</p>
<p>In contrast, Western thought seems to me to be essentially dualistic. It demonstrates little unity of spiritual and physical activity, which puts it more into the realm of pure speculation. I think this is a conspicuous difference between Eastern and Western thought. A clear example of the differences between these two styles of thinking may be seen, for instance, in the contrast between Rodin’s sculpture “The Thinker” and that sculpture in Koryu Temple in Kyoto of a half-seated Bosatsu (Bodhisattva), said to represent the figure of Prince Siddhartha before he attained buddhahood. The difference in approaches to speculation is quite evident when you compare those two.</p>
<p>Please don’t misunderstand me and think I am suggesting that the Eastern way is superior. After all, since the onset of the Industrial Revolution in the 1770’s, the purely speculative approach of the West has formed the basis of the applied sciences that underlie our entire modern lifestyle. From the standpoint of human history, now more than ever there is a growing need to integrate the two.</p>
<p>That’s another reason why we need to seriously consider how to approach disseminating and developing aikido and its special characteristics as a form of mind-body unification, born of traditional Japanese budo, so that it can be transmitted correctly to people around the world. 1 worry that if we don’t do this dissemination properly then aikido will end up with neither roots nor leaves.</p>
<p>The same may be said of the whole of traditional Japanese budo. In all honesty, I think that if the goal were simply to fulfill the physical activity requirements of modern people, then there would be no real need for budo. Sports and other such activities would serve just as well. But budo has qualities that go beyond mere physical activity to offer contributions to society and I believe we need to think more seriously about those.</p>
<p>I think Japanese budo, including aikido, has great latent potential to help check the gradual collapse of our autonomous freedom. This freedom is being eroded by the multiplicity of contradictions brought on by the materialism of our capitalist societies, by an ideology of economic supremacy, and by excessive devotion to rationalism. Budo offers one means for people to begin returning to the well spring of their autonomous freedom, so I think we need to begin re-evaluating and rebuilding it with that in mind.</p>
<p>In creating a path that advances personal development and harmony, aikido tends to reject the destructiveness and inhumanity that are essential aspects of most martial arts. But inherent in this rejection is the danger of emasculating the art, “killing the bull by straightening the horns,” as the Japanese saying goes. With these concerns in mind, Kazuo Chiba suggests that it is through the state of <em>ainuke </em>(mutual preservation) that the harmony, co-existence, and co-prosperity sought within aikido may be found. For that reason he feels that severe training involving both a complete meeting between two bodies and spirits and true attacks is necessary.</p>
<p><span class="imgleft"><img src="http://www.aikidojournal.com/images/articles/Chiba_001.jpg" /></span></p>
<h5>Kazuo Chiba Sensei, San Diego 1995</h5>
<h4>Aikido Journal: What are your most vivid memories from the time you entered the Hombu dojo as an uchideshi in 1958?</h4>
<p>Chiba Sensei: One of the most important things I recall from those times was the high quality of the people gathered together there to practice aikido. All of them had an intense interest in budo. Aikido wasn’t being practiced on the global scale that it is today, but the atmosphere generated by the uchideshi and the other students really motivated me. O-Sensei was still relatively energetic and in good health then, too.</p>
<p>I also have vivid memories of the times O-Sensei got angry. His hair would practically stand on end! His energy came up right through his head, if you can imagine it. It was amazing how much energy he had at times like that. It always surprised people who hadn’t seen him in that state before.</p>
<h4>What sort of things made him angry?</h4>
<p>Whenever we practiced <em>kokyunage</em> when he was sleeping, for example, he would suddenly appear in the dojo and say, “I can tell by the sound that your training’s no good!” So we were always careful to practice seated techniques (<em>suwariwaza</em>) whenever he was around. He never said anything if we were working hard on suwariwaza.</p>
<h4>Other uchideshi have also mentioned that O-Sensei would be in a good mood whenever people were practicing suwariwaza.</h4>
<p>I can believe that. Perhaps one of the things I remember most about O-Sensei is the beautiful way he carried himself, no matter what he was doing. You could look at him from the front, from behind, or from the side, and his posture was always complete and harmonious. I’ve never seen anyone with such perfect, dignified presence.</p>
<p>Whenever we traveled with him, O-Sensei always used to leave everyone behind and swish straight through wickets in the train station. Nobody could stop him. We had a really hard time because we had to buy the tickets and then chase after him. I really admired the way he carried himself beautifully, like a true martial artist.</p>
<h4>I understand that you often traveled to the Iwama dojo to train with O-Sensei?</h4>
<p>The longest I ever stayed there was for six months. O-Sensei didn’t practice with weapons much at the Hombu Dojo, but he did them quite a bit at Iwama. Rather than teaching he spent a lot of time doing his own weapons training, and everyone just followed along. Iwama was like O-Sensei’s laboratory. One thing I remember about that time is [Morihiro] Saito Sensei’s dedicated service to O-Sensei. Saito Sensei and his entire family went through a great deal in serving O-Sensei. When I think about it now I have to bow my head in respect to them.</p>
<h4>Who was teaching at the Hombu Dojo at that time besides O-Sensei?</h4>
<p>First there was Waka Sensei [the present Doshu Kisshomaru Ueshiba], who was the head of the dojo, and Koichi Tohei who was the head of the instructors. There were other fine teachers, too. Kisaburo Osawa, Seigo Yamaguchi, Hiroshi Tada, and Sadateru Arikawa were the main ones. There weren’t so many people training—maybe 20 at most.</p>
<p>Back then, as soon as you got your shodan you were sent out to teach at university aikido clubs which were just getting started. The Hombu Dojo was looking to the future, hoping to disseminate aikido throughout society as much as possible, so it began by cultivating the university clubs and places like that. The collection of fees was pretty much overlooked, so it was actually costing us money to go out and teach at these places.</p>
<h4>You must have an interesting story or two about the shihan who were your seniors?</h4>
<p>Hmm… there’s a story about Tohei Sensei. Sometime around 1960 a pair of wrestlers from Argentina visited the dojo. They were part of a group that was traveling around making a documentary film about the “most dangerous things in the world”. They were both huge men. O-Sensei usually would not allow us to indulge in contests, but on that occasion he gave the go-ahead and told Tohei to have a go, although to this day I still don’t know why. All the students lined up on the mat and O-Sensei sat at the head of the line of instructors. He said, “Tohei, up!” Since he was representing the whole dojo, Tohei Sensei took it very seriously.</p>
<p>I had been the one to greet the wrestlers when they arrived. They were so big that their heads came up past the lintel of the entranceway door. I thought, “Oh no… if we lose we’re going to be so ashamed,” so I discussed it with the other uchideshi and we decided to conceal some wooden swords that we could use those to deal with the wrestlers in the event that Tohei Sensei was defeated [laughter].</p>
<p>The match began. Tohei Sensei immediately moved towards his opponent, who immediately moved back. Ten minutes passed as they circled each other around and around the dojo. Neither of them did anything. Finally, Tohei Sensei chased the wrestler into a corner and leapt toward him. He was so small compared to his opponent, but he ended up heaving him backwards with a judo-like <em>sotogake</em> maneuver, and then pinning him with his <em>tegatana</em>. The wrestler should have been strong in ground techniques, but he couldn’t get up. He tried various ways to escape, but Tohei had him firmly pinned.</p>
<p>I was surprised at the strength of Tohei Sensei’s <em>kokyu</em> power. It’s quite difficult to throw an opponent who’s not coming after you, you know. That’s why Tohei forced him into a corner. I was impressed. O-Sensei didn’t say anything at the time, but afterwards he was angry and said, “There’s no need to throw someone who isn’t attacking you!” It’s true that this wasn’t a very good way of winning in the <em>bujutsu</em> sense. An opponent with a knife could easily run you through if you tried that, so it wasn’t actually very convincing as self-defense. But in that kind of dojo setting I think there probably wasn’t much else he could’ve done. Later I heard that the wrestlers had visited the Kodokan before coming to us, and that apparently someone there had told them never be the first one to attack when dealing with an aikidoka. That’s probably why the wrestler did nothing in the way of offensive moves.</p>
<h4>To change the subject, I believe you practice iaido, as well?</h4>
<p>Yes, I started doing iaido when I was an uchideshi, because O-Sensei told me to. Around 1959 or 1960, a writer named Yamada came to the dojo. He was writing a novel called <em>Oja no Za</em>, (The King’s Throne), using O-Sensei as a model for one of the characters. He made tape recordings of O-Sensei talking about his experiences in Hokkaido. I sat there listening while O-Sensei recounted his stories, one of which involved an incident in which he fought a match against an iaido expert, apparently as a proxy for Sokaku Takeda. Takeda Sensei had killed a number of people, you know, among them an iaido teacher, whose student sent Takeda Sensei a challenge. Takeda Sensei was ill at the time and couldn’t accept it, so O-Sensei went as his representative and fought the match in the Hokkaido snow.</p>
<p>When the distance (maai) between them closed, O-Sensei suddenly kicked up some snow with his front food and leapt in swiftly to strike his opponent in the side under his arm. Then he threw him.</p>
<p>As I sat there listening I thought to myself, “Now what could I have done in a situation like that?” I figured I had better study some iaido and worried about it for some time.</p>
<p>A while later I was accompanying O-Sensei on a trip to the Kansai region when he suddenly said to me, “Stay here and practice iaido for three months.” “Here” was the dojo of Michio Hikitsuchi in Shingu. It was Hikitsuchi Shihan who gave me my first training in iaido. I think that was around 1960. O-Sensei had read my thoughts. He said three months would be enough time for me to get some basic knowledge.</p>
<p>I had accompanied O-Sensei on his travels before that, and most of his demonstrations involved weapons. The thing is, nobody ever taught me how to use them! So I tried to remember things as best I could by studying on my own, writing down whatever O-Sensei taught me and drawing pictures. I also practiced as much as I could on my own, in order to be as good an uke as possible. I was worried that I might not be able to take <em>ukemi</em> for O-Sensei. I didn’t want to be an embarrassment to such a fantastic martial artist.</p>
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		<pubDate>Sun, 13 Jan 2008 07:58:04 +0000</pubDate>
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<p>Or Amazon.fr, qui pratique déjà la remise maximale sur les livres autorisée par la loi Lang, met à votre disposition la plus vaste offre de livres en français disponibles dans le monde, qu&#8217;ils soient neufs ou d&#8217;occasion, et quels que soient la renommée de leurs auteurs et le prestige de leurs éditeurs. Aussi, la tentative injustifiée du syndicat de supprimer la livraison gratuite n&#8217;aurait qu&#8217;une seule conséquence : vous devrez payer plus cher pour acheter vos livres. Et cela constituerait un cas unique : la France serait ainsi le seul pays au monde où la livraison gratuite pratiquée par Amazon serait déclarée illégale.</p>
<p>Nous avons donc besoin de votre aide.</p>
<p>Vous pouvez faire entendre votre voix dans ce combat pour la livraison gratuite. Nous avons créé une pétition en ligne que nous vous invitons à signer :</p>
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D&#8217;avance merci pour votre aide et votre soutien,Jeff Bezos,<br />
Fondateur et Président Directeur Général<br />
Amazon</p></blockquote>
<p>J&#8217;ai reçu cet email d&#8217;amazon, et j&#8217;avoues ne pas encore savoir quoi en penser&#8230;</p>
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		<title>Laure Manaudou Nue</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Dec 2007 10:12:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>eclos</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Laure]]></category>
		<category><![CDATA[Manaudou]]></category>
		<category><![CDATA[nue]]></category>

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		<description><![CDATA[Une vidéo, type sex tape, et des photos pornographiques de Laure Manaudou font actuellement le tour du web. Une vidéo pornographique mettant en scène Laure Manaudou est apparue depuis quelques jours sur Internet. Visiblement filmée avec un mobile, cette vidéo &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/laure-manaudou-nue/145">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une vidéo, type sex tape, et des photos pornographiques de Laure Manaudou font actuellement le tour du web.</p>
<p>Une vidéo pornographique mettant en scène Laure Manaudou est apparue depuis quelques jours sur Internet. Visiblement filmée avec un mobile, cette vidéo très compromettante montre Laure Manaudou dans des postures très osées.</p>
<p>De plus, des photos pornos, probablement associées à la sex tape, ont également fait le tour du web en quelques heures. Ces photos présentent Laure Manaudou nue, dans des positions digne des actrices de films pour adultes, présentant plusieurs gros plans de ses parties intimes. Loin du glamour, les photos deviennent rapidement pornographique, limite hard pour certaines.</p>
<p>Luca Marin, son ex petit ami, a rapidement été pointé du doigt. La rumeur publique l’accuse d’avoir diffusé ces photos et vidéos pour se venger de Laure Manaudou, surtout depuis l’altercation entre eux ce week-end, lors de l’euro de natation.</p>
<p>Le nageur italien dément formellement avoir été l’instigateur de cette diffusion. Dans le journal italien Gazzetta dello Sport, il a déclaré : « Je ne sais rien de la vidéo et j&#8217;ai juste vu les photos. Il semble bien que ce soit elle mais <a href="http://www.guillaumelecoz.com/laure_manaudou/" target="_blank">il est ridicule de penser que c&#8217;est moi qui les ai mises là</a> ».</p>
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		<title>Mémoire immédiate : le chimpanzé plus fort que l’homme !</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Dec 2007 13:42:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cento</dc:creator>
				<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>
		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[futur]]></category>
		<category><![CDATA[homme]]></category>
		<category><![CDATA[mère]]></category>
		<category><![CDATA[nue]]></category>

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		<description><![CDATA[Lire l&#8217;article : http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/biologie-1/d/memoire-immediate-le-chimpanze-plus-fort-que-lhomme_13811/ Et voici la conclusion que je trouve bien drole ! D’après les scientifiques, cette mémoire visuelle, photographique pourrait-on dire, est connue chez les jeunes enfants. Mais elle se dissipe avec l’âge, à peu près quand se &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/memoire-immediate-le-chimpanze-plus-fort-que-l%e2%80%99homme/128">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lire l&#8217;article : <a href="http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/biologie-1/d/memoire-immediate-le-chimpanze-plus-fort-que-lhomme_13811/" target="blank">http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/biologie-1/d/memoire-immediate-le-chimpanze-plus-fort-que-lhomme_13811/</a></p>
<p>Et voici la conclusion que je trouve bien drole <img src='http://www.notrefumier.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> !</p>
<blockquote><p>D’après les scientifiques, cette mémoire visuelle, photographique pourrait-on dire, est connue chez les jeunes enfants. Mais elle se dissipe avec l’âge, à peu près quand se développe la maîtrise du langage. D’ailleurs, les chimpanzés eux-mêmes perdent peut-être cette capacité avec l’âge. La mère du champion Ayumu n’a pas obtenu de meilleurs résultats que les étudiants. Nous voilà rassurés : sur un point au moins, nos capacités mentales atteignent celles d’une vieille guenon.</p></blockquote>
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		<title>Le verre est solide ?</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Nov 2007 10:57:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>eclos</dc:creator>
				<category><![CDATA[science]]></category>
		<category><![CDATA[carbone]]></category>
		<category><![CDATA[Encore]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
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		<category><![CDATA[loi]]></category>
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		<category><![CDATA[nombre]]></category>
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		<category><![CDATA[respect]]></category>

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		<description><![CDATA[Le verre est solide A première vue, la consistance du verre ne fait aucun doute, il est bien solide et la question parait bien superflue. Pas tant que ça ! D&#8217;un point de vue physique, cette question soulève pas mal &#8230; <a href="http://www.notrefumier.fr/le-verre-est-solide/90">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Le verre est  solide</strong></font><font color="black" face="Arial"><br />
</font><em><font color="#333333" face="Arial" size="2"><strong>A première vue, la consistance du verre  ne fait aucun doute, il est bien solide et la question parait bien superflue.  Pas tant que ça ! D&#8217;un point de vue physique, cette question soulève pas mal  d&#8217;interrogations.</strong></font></em></p>
<p><font size="3"><strong>Octobre 2007<!--edd_date=071024--><!--date=2007-10-24 00:00--></strong> </font>Partie intégrante de notre quotidien, le verre est loin de nous être si  familier qu&#8217;il n&#8217;y parait. On peut certes le tenir dans la main, s&#8217;appuyer  dessus, y verser un liquide…Les physiciens ne se fient pas à cette apparence  extérieure et l&#8217;étudient minutieusement.</p>
<p class="intertitre"><font color="#ff0000"><strong>Un solide digne de ce nom  ?</strong></font></p>
<table class="bloc-image-grand" style="width: 264px; height: 346px" align="right">
<tr>
<td class="bloc-image" colspan="3">
<p align="right"><img src="http://www.linternaute.com/imprimer/science/magazine/vrai-faux/verre/cristobalite.jpg" /></p>
</td>
</tr>
<tr>
<td class="bordure-bottomg"><center> </center></td>
<td class="bloc-contenu">
<p class="legende">Au dessus, structure microscopique d&#8217;un cristal ; en        dessous celle du verre. <span class="credit">Photo © Clem Cousi / GNU Free        Documentation License</span></p>
</td>
<td class="bordure-bottomd"><center> </center></td>
</tr>
</table>
<p><font face="Arial" size="2">La texture est parfois bien  trompeuse. Pour répondre à la question posée, il faut connaître physiquement les  caractéristiques de l&#8217;état solide. Qu&#8217;est-ce qui le distingue de l&#8217;état liquide  ? Cette <strong>rigidité</strong> est conférée par les liaisons entre les atomes qui  constituent le matériau. Prenons l&#8217;exemple du diamant : il comprend de nombreux  atomes de carbone. En le &laquo;&nbsp;scrutant&nbsp;&raquo; à une échelle microscopique, on constate que  les atomes sont liés entre eux par de fortes <strong>liaisons dites covalentes</strong>.  Elles sont complétées par des <strong>liaisons ioniques</strong> qui rattachent deux pôles  opposés (par exemple le sodium, Na+ et le chlore, Cl-). Cet ensemble constitue  un maillage fort d&#8217;où cet aspect dur et rigide. Autre point, les atomes sont  disposés dans l&#8217;espace de manière<strong> régulière</strong> et <strong>ordonnée</strong> ; comme  dans la figure ci-contre (au dessus). Le solide présente une <strong>structure  hexagonale</strong>, en nids d&#8217;abeilles.<br />
Et bien chez le verre, il n&#8217;en est rien.  Regardez la figure juste au dessous. Ces atomes sont répartis spatialement de  manière complètement anarchique. Les distances qui les séparent sont  irrégulières. Dans ce cas, le verre présente une structure proche d&#8217;un liquide.</font></p>
<p class="intertitre"><font face="Arial" size="2">Pas si liquide que ça</font></p>
<p><font face="Arial" size="2">Si les physiciens ne se fient qu&#8217;à sa structure microscopique, le verre a  tout d&#8217;un liquide. Difficile à croire car tout liquide qui se respect  <strong>coule</strong>. Or, le verre en est loin. Certains pourtant estiment que cet  écoulement s&#8217;opère également chez lui. Comment ? A regarder de plus près les  vitraux épais des cathédrales ou encore de simples carreaux, on peut observer un  <strong>épaississement</strong> au bas de la fenêtre. Les premières conclusions sont  d&#8217;ores et déjà tirées : le verre s&#8217;épanche bien.<br />
Cette explication est vite  réfutée par les spécialistes du verre. Ils justifient cette observation par la  méthode employée pour la <strong>confection</strong> des carreaux ou vitraux. Pour autant,  en regardant à nouveau les propriétés due verre, les scientifiques constatent  qu&#8217;en dessous de la<strong> température de fusion</strong>, température à laquelle le  matériau passe d&#8217;un état solide à un état liquide, le verre présente un état  n&#8217;ont pas cristallisé mais <strong>surfondu</strong>. Cette phase est la <strong>transition  vitreuse</strong>. A ce moment, il présente une <strong>viscosité </strong>importante et une  certaine aptitude à &laquo;&nbsp;couler&nbsp;&raquo;. Pour être plus exact, le verre <strong>flue</strong>.  L&#8217;écoulement peut en effet s&#8217;effectuer mais il faut des centaines et des  centaines d&#8217;années voire même plus pour observer ce phénomène. A l&#8217;échelle  humaine, il est impossible de le vérifier.</font></p>
<p><font face="Arial" size="2">Bilan : le verre n&#8217;est ni liquide, ni solide ; son état est intermédiaire.  Les physiciens le qualifient de <strong>matériau amorphe</strong>. Mais le verre continue  toujours d&#8217;intriguer et est une des énigmes de physique non résolues à l&#8217;heure  actuelle.</font></p>
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