Pour un principe matérialiste fort

Le matérialisme scientifique ainsi attaqué doit se défendre. Mais pour cela il ne lui suffit plus d’en appeler à la vieille rationalité scientifique dont les arguments ont fini par s’user. Il lui faut s’appuyer sur les développements les plus récents des sciences émergentes. Celles-ci, comme le montre cet ouvrage, ne sont pas réductrices. Elles éclairent d’une nouvelle clarté l’évolution du monde. Il s’agit toujours d’un monde sans Dieu, mais d’un monde où certains des attributs traditionnels du divin se retrouvent dans les formes les plus élaborées d’une « matière intelligente » qui semble en cours d’apparition non seulement sur la Terre mais peut-être plus largement au sein de l’univers. Les nouvelles explications matérialistes peuvent légitimer la recherche du sacré et de l’amour qui a toujours caractérisé non seulement les hommes mais sans doute aussi beaucoup d’animaux. Il s’agit de traits évolutifs qui, au même titre que la capacité d’imaginer et de créer, ont permis jusqu’à présent à certaines espèces d’étendre leurs habitats bien au-delà des niches originelles.

Cet ouvrage vise à montrer que les nouvelles sciences et philosophies dessinent des paysages dont la splendeur et l’inspiration dépassent de beaucoup l’au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l’homme, de l’intelligence et de la conscience sont en train d’apparaître. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l’évolution cosmologique.

http://www.jean-paul-baquiast.fr/

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3 réponses à Pour un principe matérialiste fort

  1. Cento dit :

    Dans le principe ça a l’air de me plaire. Rien que le titre est tout un programme. Après faudrait voir ce qu’il propose concretement pour assouvir ce besoin de sacré de l’homme. Remplacer un fanatisme par un autre ne servirait à rien.
    Ensuite je trouve que la philosophie dite présocratique donne déjà tous les éléments nécessaires pour se contruire son athéisme. Les bases seraient le matérialisme moniste immanent. Je suis d’ailleur en train de regarder le catéchisme positiviste d’Auguste Comte. Je vous en reparle dans un prochain article.

  2. job dit :

    Ça me rappelle un livre que j’ai lu il y a très longtemps: ‘La Gnose de Princeton ».

    La Gnose de Princeton. Des savants à la recherche d'une religion
    Ca expliquai un mouvement de scientifique californien des années 70 visant à expliquer le sens du monde à partir de la science.

    On peut résumer la pensé de ce mouvement ainsi : L’esprit constitue la matière et en est l’étoffe exclusive. La conscience est à la fois l’endroit et l’enveloppe constituante de la réalité matérielle. Il y a pour les gnostiques un endroit et un envers de l’univers. Par l’observation objective nous ne pouvons connaître que l’extérieur, c’est à dire l’envers, de L’univers et non sa conscience interne qui en est l’endroit.

    J’avais pas tout compris du bouquin que j’ai même pas fini, mais c’était charmant de voir comment on peut recréer un religion à partir de la science.

    le sous titre du bouquin est « Des savants à la recherche d’une religion ».

  3. Cento dit :

    Je viens de regarder en quoi consiste cette gnose. Bon ben ça part d’un bon sentiment mais c’est quand même sacrément abracadabramentesque … Je me méfie toujours de ces scientifiques qui se mettent à la philo car il disent souvent n’importe quoi. Le problème avec cette gnose est qu’elle s’appuie sur des images fortes mais qui reste que des images. Bref cela reste difficilement crédible.
    Personnelement, vouloir créer une religion à partir des sciences ne me semble pas négatif. Seulement il ne faut pas réintroduire du surnaturel à force de vouloir tout expliquer.
    Religion au sens noble du terme relier, c’est à dire faire du lien social, je suis pour. J’irais même dans le sens de se batir une morale sur les prémisses de la science. Mais surtout le gros avantage que la science apporte est l’esprit critique. Savoir remettre en question les idées reçues et savoir accepter si l’on s’est trompé rend l’homme meilleur.

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