Les nouveaux chemins de la connaissance

Une émission de philo à la radio, c’est bien, mais facile à suivre, c’est mieux!

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture/emissions/chemins/archives.php

Déjà publié le 3 June 2009

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Mathématiques du monde quantique?

http://www.canal-u.fr/canalu/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2000/perspectives_sur_les_mathematiques_actuelles/mathematiques_du_monde_quantique

Mon intention est d’expliquer d’abord comment la notion d’espace géométrique a évolué à travers la géométrie non-euclidienne, la géométrie riemannienne qui est la pierre angulaire de la relativité générale d’Einstein. J’aborderai ensuite l’intervention du monde quantique et le profond changement qu’il occasionne dans les notions géométriques. Je dirai également quelques mots de la renormalisation. Concernant mon exposé, mon intention est d’expliquer d’abord comment la notion d’espace géométrique a évolué a travers la géométrie non-euclidienne, et la géométrie riemannienne qui est la pierre angulaire de la relativité générale d’Einstein. Alain Connes

Déjà publié le 30 June 2008

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La torture en début de soirée : le retour de Jack Bauer

Je sais qu’il y a quelques accro de cette série à succès parmi nous.
C’est passionnant de voir l’impact énorme des séries sur notre vie de tout les jours.
Je me souviens d’un magistrat qui se plaignait que lors des audiences, les justiciables s’adressaient au président de la cour par « votre honneur » simplement parce que dans les séries américaines c’est le terme employé.
Dans cette article c’est plus grave puisque c’est le recours à la torture qui est en jeux.
Avec le version moderne du vieil adage « la fin justifie les moyens » traduit par Jack Bauer en « whatever it takes mentality”.

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Déjà publié le 12 January 2009

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Mon ami le requin.

Le requin, mon ami? Quelle étrange question…
Pourtant il vas falloir reconsidérer les choses …

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Déjà publié le 13 April 2012

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Autopsie du bug -> le test c’est l’avenir!

http://www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile-autopsie-du-bug-2011-02-20.html

Le numéro de février du magazine Science et Vie contient un article tout à fait intéressant. Titré « L’informatique, malade des lignes de code », il s’intéresse à la question des bugs logiciels, soit, pour le dire vite, à ces défauts de programmation qui font qu’un logiciel peut mal fonctionner ou s’arrêter de fonctionner.

Quand ça concerne un logiciel implanté dans nos ordinateurs personnels, ça peut être agaçant, mais guère plus. Quand cela touche des systèmes embarqués (dans un avion par exemple, ou dans du matériel militaire), c’est tout de suite plus ennuyeux. Mais l’intérêt de cette question du bug n’est pas seulement de se faire peur ou de rentrer dans des considérations techniques hyper complexes.

Car au fond, – c’est ce que soulignait cet article -, le problème est double. C’est d’abord l’informatique en tant que discipline. C’est l’écart, vraisemblablement croissant, entre la volonté de construire des logiciels de plus en plus complexes, d’interconnecter des systèmes déjà très compliqués, et notre savoir théorique, qui grandit plus lentement. Mais le problème est aussi, disons-le, philosophique. Il s’agit de notremaîtrise intellectuelle des systèmes que nous créons. Après avoir détaillé les causes, à la fois intellectuelles et industrielles, de la présence des bugs, nous examinons les solutions existantes, et imaginables.

Déjà publié le 23 March 2011

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Magie, trucage ou tir à l’arc

Que penser de cette vidéo époustouflante apparue en ce début d’année. ?

Pratiquant moi-même le tir à l’arc , malheureusement pas avec la même réussite, je reste béat devant ces images

La présentation en mode « complot/sagesse des anciens » me semble un peu exagérée.

Je ne crois pas que nous ayons perdu des pratiques ancestrales. Il y a aujourd’hui une multitude de pratiques utilisant un arc. Entre le tireur sur cible olympique

ArcheryGermanyEarly1980s-2

et le japonnais pratiquant le yabusamé

Zushi_Yabusame_2010_11ou encore le chaseur

Les-Chasseurs-a-l-Arc-REUNION-4837Non je crois que c’est plus simple Lars Andersen est très doué avec un arc et/ou en montage vidéo.

Dans ce dernier cas, j’attends le making-of 😉

J’ai bien trouvé une tentative de réponse, mais elle n’explique pas le comment des images

Déjà publié le 23 February 2015

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Le monde des systèmes et des supersystèmes cognitifs. Conflits et coopérations. Vers le post-humain.

Encore un super article passionnant avec pleins de concepts indispensables à une vision lucide du monde. La totalité en deuxième partie.

Le modèle de soi qui donne à un système cognitif toute sa puissance compétitive est différent. Il est doté d’une propriété qui lui ouvre au moins virtuellement des possibilités innombrables, celle de pouvoir contribuer à la formulation d’hypothèses s’affranchissant des expériences précédemment vécues par le système. C’est précisément en cela que réside la capacité du système cognitif, non pas de s’affranchir des déterminismes, mais de faire des hypothèses ne tenant pas compte des déterminismes déjà expérimentés et mémorisés.

Le fait que le modèle du soi propre au système cognitif échappe aux déterminismes linéaires et puisse formuler des hypothèses sur un mode presque aléatoire permet au cerveau d’abord, au corps tout entier du système cognitif ensuite, de se comporter dans le monde réel en machines à inventer. Le bénéfice en terme de compétitivité de l’émergence d’une telle propriété a été immédiat. Le cerveau du système cognitif, enrichi par le modèle (imaginaire ou halluciné) d’un soi pouvant librement imaginer de modifier le monde afin de le transformer a priori, est devenu un compétiteur redoutable à l‘égard des systèmes non cognitifs qui n’évoluent que beaucoup plus lentement et le plus souvent a posteriori seulement d’un évènement perturbateur.

Ces deux petits extraits m’ont poussés à la réflexion suivante : l’avantage de l’espèce humaine sur toutes les autres formes de vies connues est sa double capacité à transmettre un savoir sous forme de traditions et de remettre en question à chaque génération ces mêmes traditions. Ces deux facultés qui s’opposent et se complètent, la nouveauté devenant la tradition de la génération suivante, assurent une adaptation permanente des humains à leur milieu, même s’ils sont la cause des boulversements de leur environement.

Les systèmes cognitifs assemblés en SSC (super systèmes cognitifs) ont très vite, nous l’avons indiqué précédemment, exporté sur des réseaux de supports physiques externes à eux un certain nombre de représentations du monde, construites initialement dans les cerveaux des systèmes cognitifs individuels et s’étant révélées efficaces pour contribuer à la survie de ces systèmes. C’est ce mécanisme qui a donné naissance aux mémoires sociales les plus variées, depuis les mythes jusqu’aux programmes éducatifs enseignés dans les écoles. Si les contenus de ces mémoires ont été conservés et améliorés, ce n’était pas par ce qu’ils étaient vrais dans l’absolu (notion qui n’a pas de sens dans l’approche retenue ici) mais parce qu’ils étaient les plus propres à faciliter la survie des groupes et des individus qui s’y référaient. C’est ainsi que les mythes fondateurs, croyances religieuses et superstitions diverses sont apparus et ont continué à se développer du fait des références utiles à la survie qu’ils apportent aux systèmes cognitifs individuels et aux SSC. Ceci en dépit du fait que ces mythes, au regard des critères de la scientificité que nous allons présenter ci-dessous, ressemblent à des « mensonges  » ou tout au moins des illusions.

J’aime beaucoup cette explication de l’utilité des illusions! Cela parrait effectivement tellement logique!

Les contenus des mémoires scientifiques ne sont pas plus « vrais » au sens ontologique que ceux des mémoires mythologiques. Ils sont seulement plus efficaces puisqu’ils représentent la globalisation réutilisable par tous d’un nombre considérable d’expériences « réussies ». Autrement dit, ils contribuent à construire un monde que l’on pourrait dire scientifique ou rationnel qui se superpose au monde naturel et qui le modifie en permanence dans la mesure où la machine à inventer des SSC continue à fonctionner sur le mode de la production de contenus scientifiques.

J’ai envie de me revendiquer comme un représentationiste! Il n’existe pas de réel en soi. Seulement des représentations créées à partir de nos perceptions. On invente un modèle du monde qui nous sert d’environement d’interaction. Et l’on revoit ce modèle à chaque fois que nécessaire pour qu’il colle à à nos sensations. Ce processus nous permet de nous optimiser et améliorer nos chances de survie.

Les systèmes cognitifs sont en compétition les uns avec les autres. En simplifiant on dira qu’une première lutte pour la survie oppose les SSC scientifiques aux SSC privilégiant des représentations mythologiques. Vu l’efficacité des représentations scientifiques, on pourrait penser que les premiers l’emporteront inévitablement sur les seconds. Mais les connaissances scientifiques, bien qu’étendues, ne peuvent suffire à répondre à toutes les questions que les cerveaux des systèmes cognitifs se posent sur le monde. Donc, au sein même des SSC scientifiques persistent avec succès des représentations mythologiques dont s’inspirent beaucoup d’individus. Elles sont transmises tout naturellement par les langages, qui sont les vecteurs, non seulement des contenus de communication scientifique, mais de la prolifération d’entités informationnelles réplicantes n’ayant rien de particulièrement rationnel et que l’on désigne par le terme de mèmes.

Mais il y a un défaut à ce processus d’optimisation. Notre besoin d’avoir un modèle qui répond à toutes les questions nous pousse à croire à n’importe quoi plutot que d’admettre notre ignorance. C’est tellement simple et évident comme explication du fait religieux! Renforcé par notre mimétisme sociale, la modélisation a ses défauts qui vont à l’encontre de l’efficacité.

Par ailleurs et surtout, les corps et cerveaux des individus ou systèmes cognitifs individuels qui se regroupent au sein des SSC scientifiques ne sont pas entièrement dédiés à la construction de représentations scientifiques du monde. Quand il s’agit de corps biologiques (et non de corps artificiels), leurs héritages génétiques provenant de millions d’années d’évolution les laissent sensibles à des motivations qui peuvent venir en contradiction avec la rationalité scientifique (par exemple la défense exacerbée du territoire et la haine de l’autre considéré comme un rival). Au sein même de ceux des SSC que l’on pourrait globalement considérer comme des sociétés scientifiques ou technoscientifiques, les contenus de mémoire mythologiques réactivés en permanence par des héritages génétiques ou épigénétiques persistants depuis le fond des âges peuvent être bien plus nombreux que les contenus de mémoire provenant de la construction scientifiques. Les SSC à ciment principalement traditionaliste ou mythologique, dont certains sont aussi en partie des SSC scientifiques, sont finalement aussi puissants, en termes d’affrontement physique, que les SSC à ciment principalement scientifique. L’issue des conflits darwiniens pour la survie qui les oppose n’est donc pas prévisible.

C’est tellement vrai! Quand on voit de grands scientifiques de renom qui font appel au spiritualisme, à dieu ou même l’âme pour expliquer ce qu’ils échouent à comprendre, on voit bien à l’oeuvre ce mécanisme de modélisation.

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Déjà publié le 21 May 2008

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